Le CRAPAUD annonçait dans son précédent billet qu'il allait, la veille du vote, publier sa dernière prédiction. Il devance cet exercice de trois ( 3 ) jours.
La voici :
Élection d'un gouvernement minoritaire dirigé par le Parti Québécois.
Les sondages, pour leur part, hésitent - comme beaucoup d'électeurs, électrices - entre la majorité et la minorité. Considérer cette éventualité peut la rendre davantage crédible.
Les sondages sont des photographies instantanées à un moment « x » de leur sujet de recherche. Rappelons-nous quelques critères permettant d'analyser un sondage.
J'en ressors quatre ( 4 ) qui font l'unanimité :
1) questionner la rigueur méthodologique, la formulation des questions et le traitement des données;
2) la taille de l'échantillon et sa représentativité, car plus un échantillon est large, plus diminue la marge d'erreur;
3) la pondération statistique et le contrôle des données brutes assurent la fidélité des résultats en corrigeant les déséquilibres et incohérences éventuels;
4) interpréter les marges d'erreur et repérer les biais méthodologiques permettent d'éviter des erreurs fréquentes, comme confondre corrélation et causalité.
- Information tirée de LES SHERPAS -
Laissons de côté les sondages et examinons l'élément ou les éléments qui peuvent, un tant soit peu, faire bouger les intentions de vote. Je les lance en vrac :
1) la volonté de changement ;
2) l'incertitude économique reliée aux tarifs douaniers ;
3) la dette, les taxes, les impôts ;
4) diverses crises, celle du logement, du coût de la vie, l'accès aux services de santé, les féminicides ;
5) les mauvais investissements du gouvernement, la vétusté de nos infrastructures, la perte de confiance envers les politiciens ;
6) les services offerts aux familles, que ce soit en CPE, à l'école primaire et secondaire ;
7) beaucoup d'intérêts personnels de chacun des électeurs, auxquels nul gouvernement ne peut répondre.
2) l'incertitude économique reliée aux tarifs douaniers ;
3) la dette, les taxes, les impôts ;
4) diverses crises, celle du logement, du coût de la vie, l'accès aux services de santé, les féminicides ;
5) les mauvais investissements du gouvernement, la vétusté de nos infrastructures, la perte de confiance envers les politiciens ;
6) les services offerts aux familles, que ce soit en CPE, à l'école primaire et secondaire ;
7) beaucoup d'intérêts personnels de chacun des électeurs, auxquels nul gouvernement ne peut répondre.
Le vote est d'abord et avant tout, un geste égoïste ( son propre intérêt ). Rares sont les gens qui vont exercer ce droit dans le but explicite d'exprimer leur souci envers la collectivité.
Le vote est le seul et unique geste démocratique qui soit imparti aux gens du peuple. Tu deviens démocrate une fois aux quatre ( 4 ) ans, à moins que nous ayons élu un gouvernement minoritaire qui, me semble-t-il, est un premier pas vers la démocratie, puisqu'il incite ( parfois, oblige ) les élus, tout parti politique confondu, à discuter dans le but ... de ne pas être contraints de retourner devant le peuple afin de réclamer une majorité - décodons, plus de pouvoir.
Le vote devrait, si celui et celle qui en sont dépositaires de par la loi électorale, être l'occasion de réfléchir d'abord à son importance, son utilité, et ensuite à bien analyser les conséquences pour la communauté advenant l'élection de tel ou tel autre parti. Il y a une part de responsabilité individuelle, un instant décisif où le terme « droit » cède la place au « devoir ».
LE CRAPAUD achève ce billet - le prochain viendra une fois les résultats officiels connus - par deux ( 2 ) déceptions : la première est en lien avec le mensonge que certains politiciens définissent plutôt comme une mauvaise perception de leur propos malgré le fait que des organismes indépendants - je pense ici à la Vérificatrice du Québec - aient établi des correctifs basés sur des éléments vérifiables. La deuxième touche les utilisateurs des réseaux sociaux qui ne se gênent pas pour invectiver, injurier, insulter toute personne n'adoptant pas leur point de vue.
Je regrette que le « débat » ne soit au programme officiel de français qu'au niveau de la 5e secondaire. Ce qui pollue actuellement les réseaux sociaux incitera peut-être les responsables des programmes de français de réajuster le tir.
Donc, n'oublions pas d'aller voter lundi 5 octobre - ceux et celles qui ne se sont pas prévalus de leur droit de vote lors des journées destinées au vote par anticipation.
À la prochaine