Tiré à part (2)
Nous voici à la fin de la deuxième partie de « Si Nathan avait su… ».
Quarante billets, certains les considèrent comme autant de chapitres, furent déposés sur le blogue, parfois à un rythme discontinu, mais l’histoire et ses intrigues n’ont eu de cesse d’évoluer.
Alors que la Partie 1 gravitait principalement autour de deux familles, celle de Benjamin et celle de Chelle, la seconde a pris de l'ampleur, débutant par le départ de Don vers l’Ontario pour y reconduire sa mère (Taïma) devenue invivable dans la maison au bout du rang sans service. Certains éléments reliés à l’ours et au coyote ont été éclaircis quand les deux frères autochtones renouent après la mise au jour de quelques secrets de famille.
Abigaelle, enseignante d’origine australienne, est la cheville ouvrière autour de laquelle la deuxième partie a pivoté. Il y a eu des affrontements de plus en plus fréquents avec la directrice de l’école primaire, celle qui se déplace en fauteuil roulant. Elle est la sœur d’un certain Benoît, dont les traits délinquants se manifestent parfois maladroitement, sans qu’on sache trop pourquoi, par du harcèlement envers la nouvelle venue aux Saints-Innocents. Ses intentions se préciseront-elles en troisième partie ? Risquons-nous d’en apprendre un peu plus sur le caractère et la vie de madame Saint-Gelais ? Elle semble « vaincue » jusqu’à maintenant dans ses disputes avec Abigaelle, mais elle doit sûrement fomenter quelques vengeances !
Certains personnages, perçus au départ comme secondaires, ont pris du lustre en deuxième partie. Songeons au président de la commission scolaire, monsieur Granger, qui a requis l’aide d’Abigaelle dans une affaire abracadabrante, une zone, croit-il, aurait été le terrain de passage d’une secte, il y a quelque temps.
Ceci permettra un rapprochement entre l'enseignante et Herman Delage, nouvel orphelin confronté à un dilemme cornélien : poursuivre ses études universitaires en géographie ou prendre la relève du supermarché Steinberg de son père.
Nous avons dû résoudre le problème désagréable des odeurs dans la maison louée par Abigaelle à M. Champigny, qui passe une grande partie de l’année en Floride, laissant la gestion de sa propriété, située sur un terrain qui ne lui appartient pas, à monsieur Saint-Gelais, le père de la directrice.Le premier au prénom bizarre selon la communauté du village des Saints-Innocents, l'autre, la fille de Donet Aanzhanie, semble poser problème. Plusieurs lecteurs se questionnent encore sur le titre de ce récit, alors que nous en sommes à l'aube de la Partie 3, le fameux Nathan, sans doute un raccourci de Nathanaël est pratiquement absent. Depuis, Jésabelle, sa mère, ne semble pas se remettre de ce deuxième accouchement, alors que Aanzhanie, la femme de Don, le garde-chasse devenu le grand ami de Daniel, le mari de Jésabelle, rayonne. Est-elle au courant que sa seconde fille, Gabrielle, est atteinte du syndrome de la trisomie 21 ? Pour sa part, Benjamin vit difficilement la situation familiale l’incitant à se r approcher de son père. Conservera-t-il toujours son goût pour la poésie ?
À l’école primaire des Saints-Innocents on devra innover en prévision de l'année scolaire 76-77 en raison du nombre insuffisant d’élèves passant du préscolaire à la première année. On a adopté une solution temporaire qui risque d’ajouter un élément de plus au contentieux entre Abigaelle et la directrice.

Le nouveau curé nommé dans la paroisse, l'abbé Langevin, passe inaperçu dans le paysage alors que monsieur le maire aurait possiblement des ambitions politiques, à tout le moins on voit qu’il cherche des appuis.
Les liens entre les deux frères ojibwés, maintenant facilités par l’arrivée du téléphone chez Don, risquent de s’affermir en raison de la responsabilité que le chef de la réserve de Sault-Sainte-Marie a confiée à Gord : l’affaire ténébreuse des pensionnats autochtones. Sous l'impulsion de Don, Herman Delage aide son frère à structurer ses recherches afin de monter un dossier crédible. Herman saura enfin quel fut le rôle de Abigaelle lors de la Crise d’octobre ‘70, ce qui l'amène à découvrir chez cette femme atypique un côté fort séduisant. Son passé criminel hantera-t-il longtemps l’enseignante ? Le passé n’est jamais bien bien loin...
Il me reste deux mots à ajouter et ils concernent madame Brodeur, celle qui manifeste une dépendance au bureau de poste, celle qui a dérangé la réunion de parents tenue à l’école primaire. Sa participation à l’histoire risque de donner un élan inattendu aux rumeurs, aux potins qui foisonnent dans le village des Saints-Innocents et, sans qu'elle le veuille précisément, amènera Abigaelle dans quelques coins obscurs de ce curieux de village en périphérie de la grande ville de Montréal.
Ce tiré à part a emprunté la règle de la mise à jour, du résumé avec pour objectif d'encadrer l'histoire, la rafraîchissant peut-être, sera suivi d’un prologue ouvrant la porte à une troisième partie. En première, nous étions l'automne et l'hiver. En deuxième, printemps et été.
Je passe maintenant dans la phase correction et préparation des intrigues que nous connaîtrons bientôt.
PS : - Je lui préfère le très beau mot APOSTILLE pour annoncer que j'ajoute à la fin de ce texte un complément absolument inutile à la compréhension de ce que vous venez de lire, mais qui me plaît. On me reproche de ne pas décrire suffisamment l'aspect physique des personnages, ce à quoi je réponds comme toujours par ceci : le lecteur a le droit de créer dans son imaginaire une allure physique selon sa perception du personnage. Prérogative du lecteur. Mais... je dois avouer que de mon côté, je me suis permis d'interroger (Copilot) un assistant intelligent artificiellement lui demandant de tracer les portraits de Abigaelle, madame Saint-Gelais, Herman Delage, Benoît ainsi que ceux de Benjamin et Chelle à l'âge de 5 ans puis de me les vieillir jusqu'à l'âge de 20 ans. Je vais vous les présenter dans le prologue de la Partie 3.
À LA PROCHAINE







