samedi 30 janvier 2010

Le trois cent trentième saut / Le trois-cent-trentième saut



Le crapaud n’apprécie guère revenir sur des évènements passés : exemple, ceux qui suivirent la blessure au tendon d’Achille. Il faut toutefois mettre un point final, un peu pour tourner la page, exorciser le sort ou, tout simplement, réaliser ce qu’ils furent, ce qu’ils ont apporté ou transporté.

Le poème qui suit relève de cette intention.



une ombre blanche


une ombre blanche aux mains de sang
rapetisse les heures de décembre
réchauffe les neiges essoufflées

descendue d’avion sans jamais se retourner
son travail d’espion elle continue
on n’échappe pas à la torture
à l’étouffement des bulles increvables

des confettis de neige sur une ombre blanche
l’enveloppent de draps et de brouillard
et dans un silence digne des fenêtres ouvertes
comme une longue aiguille la perçant
elle se retourne et ne voit rien…


Au prochain saut

- Ce saut est écrit en nouvelle orthographe -

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