dimanche 30 août 2026

Un peu de politique à saveur batracienne…

 


La campagne électorale québécoise est lancée, on aura les résultats le 5 octobre prochain, soit deux semaines avant que les Albertains se prononcent, par référendum, sur la séparation de leur province du Canada.

 
Question numéro 1 : de ces deux événements électoraux, lequel aura intéressé davantage l’opinion publique et lequel a des chances de modifier la géopolitque canadienne ?

 
Au Québec, des cinq (5) partis politiques en lice, trois d’entre eux se lancent en campagne avec un nouveau chef : madame Fréchette, pour la CAQ renouvelée en Équipe Christine Fréchette, monsieur Charles Milliard, pour le Parti libéral du Québec, et finalement, mais de manière bicéphale comme c’est l’habitude chez Québec Solidaire, madame Ruba Ghazal et son jumeau Sol Zanetti. Messieurs Saint-Pierre Plamondon et Duhaime ont déjà une expérience des longs voyages en bus à travers les comtés ( 127, cette année ) du Québec.
 
La situation actuelle risque de se voir modifier au lendemain du 5 octobre se lit ainsi :
 
CAQ :                        79 députés
PLQ :                         18 députés
QS :                            11 députés
PQ :                             7 députés
Indépendants :      9 députés
PCQ :                          1 député

 
Question numéro 2 : le fait de passer de 125 à 127 députés profitera à quel parti politique ?

 
Rappelons que le système électoral québécois en est un représentatif. Les personnes élues à l’occasion d’élections générales - qui se tiennent à date fixe, selon la loi, le premier lundi du mois d’octobre - ou partielles - en tout temps lorsqu’un comté se retrouve sans député - ont le mandat de prendre des décisions et d’adopter des lois au nom des électrices et des électeurs, cela pour les quatre années de leur mandat suivant leur élection. En exerçant leur droit de vote, ils/elles contribuent à déterminer la personne qui les représentera. Le mode de scrutin en est un majoritaire uninominal à un tour, de sorte que le candidat ayant obtenu le plus de voix remporte le siège, même s’il n’atteint pas la majorité, soit 50% et plus.

 
Question numéro 3 : ce système électoral s’avère-t-il le plus représentatif de la volonté des électeurs, surtout lorsque plus de deux partis politiques présentent des candidats dans les comtés ?
 

Alors, cette année le premier lundi d’octobre tombant le 5, l’élection générale se tiendra officiellement le 5 octobre. 
 
Les électeurs doivent être inscrits sur la liste électorale afin d’exercer leur droit de vote la journée même de l’élection ( 5 octobre ) par anticipation ( les 27 et 28 septembre ) ainsi que les 25, 26 et 29, 30 septembre et 1er octobre, directement au bureau de la directrice ou du directeur du scrutin de leur comté. Il existe aussi quelques autres possibilités pour favoriser la participation du maximum d’électeurs, que ce soit pour les étudiants, les électeurs à l’extérieur du Québec, les personnes ne pouvant quitter leur domicile pour des raisons de santé, celles se retrouvant dans un établissement de santé ou d’hébergement, ou encore dans une région éloignée ou dans un centre de détention.
 
Comme on le voit, tout est mis en œuvre afin de faciliter l’électeur à voter.

 
Question numéro 4 : comment arrive-t-on à expliquer les taux de participation si peu élevés aux élections alors que tout est mis en œuvre afin de le faciliter ?

 
LE CRAPAUD vient d’agir en bon pédagogue en dressant le plus objectivement possible le cadre dans lequel se déroulera le scrutin du 5 octobre. Mais… il y a toujours un mais… Le cadre, c’est bien beau, mais… l’intérêt est ailleurs. Il se trouve dans la démarche politique des différents partis pour arriver à convaincre l’électeur de lui accorder sa confiance. Il est, aussi, dans la démarche personnelle de chacun des électeurs : s’informer, questionner ; exiger des réponses claires ; douter et critiquer ; s’en remettre aux faits vérifiables avant de se faire une opinion et de l’exprimer librement dans la boîte de scrutin.
 
LE CRAPAUD, d’ici la journée du 5 octobre, s’engage - minimalement une fois semaine - à fouiller avec vous les coins sombres, les idées géniales, les tenants et aboutissants des propositions ( certains nomment cela « promesses » ) des représentants des différents partis politiques. Et comme c’est toujours son habitude - on pourrait la qualifier de « penser croche » - on se moquera, on s’amusera et on extrapolera sur les résultats à différents moments de la campagne. Après tout, c'est pas parce que c'est la politique que ça ne peut pas être drôle.
 
Première prédiction :

La lubie ambiante, à savoir que les tarifs étatsuniens sur les produits canadiens, eh bien ça exige un renforcement de notre coalition avec le gouvernement fédéral ou plus précisément un alignement sur la stratégie du Prime canadien, monsieur Carney, jouissant d'une popularité incontestable, si le scrutin avait lieu aujourd’hui, les résultats seraient, selon LE CRAPAUD les suivants :
 
CAQ/FRÉCHETTE : gouvernement minoritaire
PQ :                                 opposition officielle
PLQ :                              deuxième opposition
QS :                                 troisième opposition
PCQ :                              non reconnu à l’Assemblée nationale.
 
À la prochaine

 

Fréchette/Milliard/Ghazal/Saint-Pierre Plamondon/Duhaime


 APOSTILLE :        

Le résultat des élections partielles qui ont lieu demain - lundi 31 août -principalement celle qui se tient dans le comté fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, pourrait s'avérer un nouvel indice sur les intentions de vote des Québécois. Deux partis seront principalement attentifs : le PQ, advenant une défaite du Bloc québécois - rappelons-nous ce qui est arrivé à Terrebonne - et le PCQ, puisqu'il s'agit bien d'une circonscription  « bleue » c'est-à-dire conservatrice.

Un peu de politique à saveur batracienne…

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