Voici les dernìeres photos saigonaises...
jeudi 15 mars 2012
mardi 6 mars 2012
37,2... l'après-midi!
Et tout à fait tolérable! Hier, lundi, on a vécu avec un formidable 36 degrés: merveilleux pour visiter un parc (Dai Nam) situé à environ 80 minutes d'autobus du centre-ville de Saigon. Le trajet m'aura permis de voir le district Tân Binh - en effet, certains portent des numéros, d'autres des noms - un district qui s'étend vers l'aéroport Tan Son Nhat.
Est-ce que je vous ai parlé de l'autobus vietnamien, pas celui des touristes mais celui que les Vietnamiens utilisent jusqu'à 18 heures parce qu'après cela il s'arrête? Deux mots. Fidèle à ce mode de transport et possiblement un des rares étrangers à l'employer car, à chacune des fois, je suis le seul non-autochtone noyé dans la foule vietnamienne. L'étranger auquel un utilisateur offre galamment sa place lorsque le car est plein et qu'aucun siège n'est disponible... je suis certain que c'est par politesse pour la visite et pas du tout en raison de mes cheveux blancs!!!!
Dans l'autobus (la majorité est climatisée) on y retrouve le chauffeur - je devrais plutôt dire le klaxonneur car il ne cesse jamais d'écraser à fond son klaxon - et un contrôleur. Le premier klaxonne et chauffe, le deuxième - parfois c'est une femme - dirige l'autobus: il percoit les 4000 dongs du droit de passage, crie au chauffeur si un passager veut descendre, maintient l'ordre et hurle par la fenêtre indiquant aux motocyclettes qu'ils doivent de se ranger. En soi, il s'agit d'un spectacle de tous les instants. Ici, je rappelle à quel point les personnes âgées sont respectées. Une dame d'un certain âge portant paquets se voit aider par le contrôleur ou un passager.
Donc, nous sommes en route vers le parc Dai Nam. Il fait déjà 30 degrés à 8 heures du matin. Il y a foule au terminus situé tout juste en face du Marché Ben Thanh, le plus grand de Saigon, le plus passionnant à voir et là où tu peux trouver de tout, de la nourriture au parfum sans oublier... la gougoune!
En attendant le 616, pour une troisième fois je vis cette expérience: voir un rat sortir de son trou pour se promener sans que personne ne sursaute, hurle ou panique. La premìere fois, c'était dans un parking public pour motocyclettes, il était tapi sous le nôtre et avait déguerpi à mon arrivée. La deuxième, il se baladait allègrement sur le trottoir entre une vendeuse de sandwiches (banh mi) et un vendeur de montres suisses.
Dans l'autobus qui nous menait à Dai Nam, tôt le matin, alors que la chaleur déjà nous fait suer à grosses gouttes, il y règne un silence presque religieux. On se croirait dans le métro de Montréal à l'heure de pointe alors que chacun s'affaire à ne rien faire. Le chauffeur klaxonne, le contrôleur se promène alors qu'à l'extérieur une foule inimaginable de motos s'entrecoupent, quelques autos circulent aussi lentement qu'une tortue et le soleil brule les arbres et le bitume.
Découvrir Saigon par autobus est un plaisir unique que je m'offre une fois par semaine. Je ne sais jamais où je vais me retrouver mais c'est, chaque fois, de merveilleuses heures de trouvailles que je pourrais raconter ici... mais vous n'avez pas seulement cela à faire dans la vie que de lire des blogues.
Je ne vais pas vous parler de ce parc thématique mais j'ajouterai avant de vous laisser, que la veille, dimanche, comme tous les dimanches, c'est journée cerfs-volants. Rappelez-vous la lecture ou le visonnement du film LES CERFS-VOLANTS DE KHABOUL, cela vous donnera une image plus précise de ce tableau de cerfs-volants aux multiples formes, aux multiples couleurs. Je peux les voir à partir de mon septième étage. Tout un spectacle qui se déroule dans le terrain vague tout à côté de l'appartement. Vers 17 heures, ca démarre. Le ciel en est plein. Les hirondelles - elles sont d'un bleu marine et glissent dans le vent à vitesse supersonique - ont laissé l'espace aux chauves-souris avec leurs mouvements de bateau qui tangue. Les cerfs-volants, en route vers les nuages, escaladent l'espace retenus par un léger fil invisible puis font du sur-place, tentent de s'arracher des mains habiles de leurs manipulateurs, tout cela sous les yeux émerveillés d'une foule de plus en plus nombreuse... alors que le soleil se couche derrière les buildings du District 2 et, au loin, le centre-ville de Saigon... que j'aime.
À la prochaine.
vendredi 2 mars 2012
Musées et jazz à Saigon!
Si je l'ai déjà dit alors je me répète: les jeudi et vendredi, YoYo est à l'Université, je dois donc m'organiser. Et m'organiser à Saigon est maintenant beaucoup plus simple alors que j'entreprends mon troisième mois... le temps passe trop vite!
La semaine dernìere, j'ai fait deux musées (Musée des Souvenirs de Guerre et le Musée d'Histoire du Vietnam) ainsi que la visite du Jardin zoologique et botanique de Saigon. Cette semaine, le Palais de l'Indépendance et le Parc culturel municipal.
Je pourrais vous en parler pendant des lignes et des lignes mais je sais que se faire raconter un musée... rien d'amusant. Seulement dire que je crois que le Vietnam réussit à bien promouvoir ses biens culturels en les ouvrant presque gratuitement aux Vietnamiens et très peu chers aux visiteurs étrangers. Le plus dispendieux aura été le Palais de l'Indépendance (1.50$ pour la visite). Et je n'étais pas seul... il y avait foule.
Petite anecdote lors de ma promenade au jardin botanique où tu découvres des arbres gigantesques et combien beaux, avec des noms beaucoup plus faciles à retenir en latin qu'en vietnamien. Je circulais, petit document en main, tout ce qu'il y a de plus touristiquement ordinaire, quand je me fais interpeler par deux jeunes Vietnamiens qui eux avaient en main comme un cahier scolaire. On me demande si je parle anglais. Que répondre... je connais mon anglais... J'ose un... little bite... auquel on me répond par un ... me too... Et voilà une conversation engagée pour une heure. À deux reprises cela va m'arriver dans le même après-midi.
Autre petit détail à la fois insignifiant et qui parle beaucoup: être reconnu sur la rue par un ou une vietnamienne. Au début tu te fais prendre par cette question passe-partout: d'où venez-vous? Tu te sens obligé de répondre, d'expliquer ce que tu fais ici, etc. Maintenant que je passe quelques fois sur le même trottoir et rencontre la même vendeuse (on y vend de tout sur la rue, dans des gargotes, sous des parasols, assis par terre, en roulant son bazar sur un vieux vélo) et qu'elle répond à ton salut avec un air de se souvenir de toi alors qu'elle n'insiste pas pour t'offrir son butin (et une p'tite gougoune avec ca) alors, c'est autre chose.
Ce qui m'amène à vous parler de ma pusheuse de livres. Elle a installé ses caisses tout juste en face de la Maison de l'Opéra...particulier pour une personne muette. Cette dame à qui j'ai offert des fleurs lors de ma dernière rencontre, a réussi à me dénicher deux livres de Duong Thu Huong - j'ai terminé le premier TERRE DES OUBLIS - et le deuxième s'intitule AU-DELÀ DES ILLUSIONS. Impossible à trouver dans Saigon car elle est interdite, ayant osé parler contre le régime on l'a emprisonné et maintenant elle vit à Paris. Je vous la recommande.
Pour finir avec madame livres, elle m'a promis de chercher d'autres titres de cette extraordinaire auteure dont le style à la fois poétique et direct nous permet de recevoir ses histoires cruellement acides et tragiquement réalistes.
Avant de vous quitter, j'aimerais vous dire deux mots sur ma soirée de jazz - vous vous rappelez, le club plutôt chic de Saigon- soirée qui débute à 21h et s;achève à 23h. Je n'arrive pas à me rappler le nom du saxophoniste invité, mais quel homme de jazz! Il a su en moins de 30 minutes faire sauter d'enthousiasme un public majoritairement composé d'étrangers. Une bête de scène comme on n'en voit plus souvent. Suivait une chanteuse... plutôt âgée... qui, selon YoYo, me faisait de l'oeil en susurrant le vieille chanson Road 66... je croyais entendre Road SexSex... Elle semblait fort connue car, malgrè une voix sur le chemin du retour, le public l'a ovationnée à la fin de sa prestation de trois chansons...
Voilà je vous laisse au moment où le ciel ayant avalé le soleil nous régurgite des couleurs quasi maritimes. Je ne sais plus combien de fois j'ai pris en photo ce coucher de soleil et ses rêves colorés mais je ne me décide pas de m'en séparer.
À bientôt.
Avant de s'a(musée) à Saigon... des photos originales.
Vous vous demandez certainement comment j'ai fait pour réunir tant de photos, moi, le spécialiste de l'oubli de caméra?
Je vous donne mon truc.
Je ne sais pas s'il fonctionne avec toutes sortes d'oubli mais avec ma caméra, c'est infaillible.
Le voici.
Tout juste avant de quitter l'appartement, je pose cette question: Jean-Luc es-tu prêt?
Comme j'ai donné à ma caméra le nom de JEAN-LUC, impossible de partir sans elle/lui...
Voici une série de photos originales prises un peu partout depuis le début du voyage: il n'y a ni chronologie ni logique dans l'ordre d'apparition des photos.
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