
samedi 10 août 2024
Si Nathan avait su... (4) Revu et corrigé

lundi 5 août 2024
Si Nathan avait su... (3) Revu et corrigé
Sans doute accaparais-je cet espace de la maison que nous nommions «le bureau» laissant peu de chance aux autres membres de la famille d’y avoir recours. Quelle ne fut pas ma surprise alors que je voyageais en France avec mon frère Jacques (décédé en 2016) d’apprendre qu’il fut lui aussi un auditeur assidu de cette émission, lui demandant de quel endroit, de quel poste de radio pouvait-il bien s’y brancher.
jeudi 1 août 2024
Projet entre nostalgie et fantaisie... (5)
en appel à la lumière
clarté au fond des âmes rêveuses
éclaircis la noirceur !
en appel à la lumière
âmes boiteuses pilonnez les icebergs de courage
au centre des lumières boréales !
en appel à la lumière
ni réponse ni écho
comme ces chevaux dans la nuit
mutilant de leurs sabots de neigeuses étincelles de lune
s’ébrouant à l’aube,
repartis,
hennissant dans l’hésitante lumière
couleur du matin puis du jour
scandant une invisible marche blanche
en appel à la lumière
puissance, dépose tes rectilignes irisées
sur le chemin des chevaux essoufflés
éclaboussant l’air de grands traits fumeux !
en appel à la lumière
âmes rêveuses, âmes boiteuses
enveloppées d’une fluorescence diaprée
égarez-vous dans les pas des chevaux sur la neige !
- s’il y a une âme c’est qu’il y avait de l’ombre -
on trifouilla l’âme
remit de l’ombre
puis âme et ombre fusionnèrent
… une petite … toute petite couche de lumière chromatique
- et si la lumière sur l’âme déplaçait de l’ombre -
on s’en éloignerait
le vent briserait la lumière
rapetisserait la silhouette
… d’une petite… toute petite couche d’âme à peine lumineuse
… d’une petite… toute petite couche de lumière chromatique
l’ombre des lumières se déchiquette
en mille cristaux éparpillés
puis s’éteignent les bougies
se taisent les musiques d’ascenseur
Saut 262
mardi 30 juillet 2024
Si Nathan avait su... (2) Revu et corrigé
Je recueille les écrits qui ont rapport à Nathan, ce soir, d'autres qui suivront, sachant qu’ils n’ont pas d’âge et que cela n’a aucune espèce d’importance. Ils voyageront dans le temps, le remonteront, s'attarderont ici, là. Ce sera un peu comme ouvrir son cahier personnel dans lequel Nathan aurait griffonné sur chacune des pages quelques événements, circonstances ou inquiétudes peut-être, lancer le tout en l'air et, toutes échevelées, les rassembler avant de les lire, comme ça tout bonnement…
Tout personnage est un fatras de je ne sais trop combien de visages, de caractères imprimés dans l’imaginaire de l’auteur qui se permet de les fusionner. Créer un personnage est une tâche fascinante. Un détail physique ou psychologique, un tic, un accent, tout ce qui peut le définir, le rendre vivant et permettre au lecteur de le distinguer parmi les autres. Cela me rappelle la formidable expérience vécue avec des élèves ayant des problèmes d’apprentissage, résumons-les par des difficultés à lire et à écrire, à qui j’ai proposé d’écrire un roman. Nous avions dix mois pour y arriver. Septembre à juin. Le produit qui en est sorti s’intitule UNE HISTOIRE QUI NE DEVAIT PAS AVOIR DE FIN - pour les curieux, cherchez sur le blogue, vous le trouverez quelque part dans son intégralité. Beaucoup de personnages sont nés, formidablement bien individués et actifs dans ce récit que je qualifierais «d'aventures pour la jeunesse». Un élève, prenant le micro lors du lancement du livre, dit et cela m’a tellement ému : «Je n’ai dans ma vie lu qu’un livre, celui que j’ai écrit.» Pure merveille démontrant, bien que l'échantillon soit embryonnaire, qu’écrire c’est l’acte initial à la lecture. Je ne sais trop qui est Nathan. Dans ce que vous lirez lorsque enfin je cesserai de jacasser, il deviendra un jeune homme conscient de sa réalité et devant l’affronter. Ce sont des extraits de ce qu’il a nommé «mon diary», hétéroclites et épars jusqu’au moment où un véritable narrateur ramassera tout cela depuis le début et en fera quelque chose de cohérent. Le premier texte porte un titre : Nathan, l’oreille collée au plancher. Le voici. J’y reviendrai une fois que vous l’aurez lu ou relu.
Nathan, l’oreille collée au plancher.
( À l’instar de plusieurs prénoms, celui-ci s’avère être le diminutif provenant d’une dérivation, celle de Nathanaël. Lorsque ce garçon vint au monde, il y a de cela vingt ans ou plus, la grande majorité des habitants du village des Saints Innocents où ses parents vivent s’interrogèrent sur la raison pour laquelle on gratifiait cet enfant d’un tel prénom, aussi étranger que bizarre et tellement pas catholique. Mais cette famille aura toujours été atypique, au point qu’elle fut, non pas évitée, mais ignorée de leur communauté. )
Les premières semaines tanguaient entre merveille et découverte, également s'attarder à la tâche parfois difficile de l'adaptation à la vie commune, aux petites habitudes de l’autre jusque là ignorées. L’amour excusant tout, ils surent passer outre à quelques désagréments dont ils apprirent tant bien que mal à se moquer après les avoir intégrés.
Les parents d’Isabelle craignaient un peu cette organisation précipitamment entendue, ne se gênant pas pour lui prodiguer des conseils qui tombèrent dans l’oreille d’une sourde. Elle connaît Nathan depuis le début de leurs années à l’école secondaire et partir loin de la maison pour vivre avec lui n’a jamais paru préoccupant, bien au contraire, exaltant. Cette jeune fille alerte, déterminée, est réaliste dans l’élaboration de ses objectifs ainsi que sur les moyens à prendre pour y arriver. Le premier aura toujours été celui de quitter son village qui l'ennuie profondément, l’isolant de tout ce qui l'intéresse. La ville l’a toujours excitée, attirée. C'est là que se trouve la vraie vie, se disait-elle.
À l’inverse, Nathan, jeune homme introverti cultivant le silence depuis toujours, son village et surtout le grenier de la maison paternelle devenu son refuge lui convenait parfaitement.
En fin de journée, alors que les deux étudiants rentrent à la maison, le premier geste aura toujours été de remplir l’endroit de musique, dont une en particulier, celle que Nathan cherche à retrouver en plaquant son oreille au plancher. Pour lui, ces notes échappées d’un violon et d’un violoncelle se sont avérées d'abord un formidable déclencheur et maintenant une cinglante cicatrice.
Sa vie ne ressemble plus maintenant à ce qu’elle était au départ du village, à son arrivée dans la Métropole. Il découvrait la difficulté de s'ajuster à l’exubérance de sa compagne, sa soif continuelle de nouveautés, lui si solitaire, si fade, si quelconque.
Cette musique porte un nom : My life is going on. Elle suscite chez lui une réflexion sur le projet de parfaire ses études le contraignant à s’installer dans un nouvel environnement, loin de sa routine qu’il chérissait, peut-être davantage qu’il ne l’imaginait au départ, et surtout, le fait de mutualiser sa vie à celle d’Isabelle. Chez elle, cette musique lui permit de réaliser que vivre avec Nathan s'avérait une tâche beaucoup plus ardue qu'elle s'y attendait. Quoiqu’on fasse, la vie continue lui martelait quotidiennement cette musique ; elle continue du fait qu’elle a débuté. Le destin, comme s’il s’agissait d’un guide, propose des routes inconnues, parfois inquiétantes. Lesquelles ? Exigent-t-elles d’être suivies aveuglément, sans s’interroger, sans comprendre ?
Nathan, l’oreille fichée au plancher, perçoit la vibration des cordes, le jaillissement de la musique. S’interroge-t-il sur la suite des choses qui ont fatalement une suite tout comme cette musique qui ne cesse de le hanter ?
Demain, il prendra le bus, en route vers son village, persuadé qu’y revenir lui permettra de s’approprier une partie du chemin parcouru depuis la fin du mois d’août, l’occasion de défricher celui ou ceux qui se présentent maintenant que cet hiver frileux et figé engourdit la ville, l’insensibilise.
( Il leur fallut prendre position, choisir la destination commune afin de poursuivre leurs études post-secondaires. Pour elle, le choix était clair, la création artistique par le biais de l’info-graphisme, pour cela Montréal proposait des options adaptées à son ambition. Pour lui, un CEGEP offrant une mise à jour académique accompagné de cours en électromécanique. C’est quelque part en février qu’ils optèrent pour Montréal ; en avril, ils annoncèrent la nouvelle aux parents et se mirent en chasse d'un logement; en juin, ils louèrent cet espace tout près du métro Berri-UQAM presque en plein coeur du centre-ville. Ils emménageront à la fin de l’été. )
Lorsque les parents de Nathan avancèrent l’idée de réaménager une partie de la maison ancestrale, le benjamin, celui qui aujourd’hui retrouve son village sous une neige épaisse, renoue avec cette route étroite tellement qu’une seule voiture peut y circuler, avait demandé que dans sa chambre dans le grenier, on y installe plusieurs fenêtres dans le plus de directions possibles. Ceci permettrait au soleil de s’y refléter à longueur de journée, à la lune de s’y mirer à sa guise et lui de pouvoir s’isoler sans complètement disparaître. Idée singulière pour quelqu'un qui cherche à socialiser, argumenta sa mère. Je ne suis pas sociable et ne cherche pas non plus à le devenir. Il prit possession de son antre comme l'appelait sa mère, dès son entrée à l’école secondaire à la suite d’une effroyable tragédie ayant démolie la famille.
Remettre les pendules à l’heure, tenter, aussi, de saisir ce qui s’entremêle dans les notes obsédantes de cette musique continuellement présente dans sa tête, puis, ouvrir l’enveloppe qu’Isabelle a déposée devant sa porte quelques jours avant qu’il ne décide de revenir dans sa tanière, comme s’il s’agissait d’une retraite. Nathan s’installa sur son lit, mit en marche le baladeur, accorda quelques secondes à la musique avant de plonger dans la lecture du message de celle qu’il vient de quitter.
Notre musique, la nôtre, même après ton départ, me ramène à toi... Nous étions violon et violoncelle en tempo lento... En profonde hésitation... Retour en avant, puis du sur-place... Une continuité se cherchant dans ses nombreux hiatus... Il est difficile d’être entièrement en communion avec une autre personne... Installer deux destinés pour qu’elles cherchent, ensemble, une même direction... Cette musique, la nôtre, malgré ton départ, me raccroche à toi... Nous étions violon et violoncelle, maintenant qui serons-nous ? Et la vie continue...
Nathan écoutait le silence qui invariablement suit la fin de toute musique. Est-ce que ma vie continue ?
samedi 27 juillet 2024
Si Nathan avait su... (1) Revu et corrigé
| Si Nathan avait su |
Il m’aura fallu déplacer le recueil de poèmes qui m’accompagne depuis belle lurette. Long de temps. Il s’agit des Poésies complètes de Saint-Denys-Garneau, ce poète qui m’a vraiment, mais alors là vraiment fait comprendre ce qu’est la poésie. Cela pourrait se comparer à l’expérience d’un enfant qui goûte aux champignons pour la première fois alors qu’il n’avait, auparavant, mangé que des patates et des carottes.
Lorsque le rouge qui s’appelle Morgon rejoint ma tête, il supplie mes mains de s’installer au clavier. D’écrire. On m’a toujours dit qu’écrire n’était réservé qu’aux écrivains. J’y ai cru. Longtemps. Très longtemps. Mais j’ai dévié de cette route lorsqu’un jour une vieille dame, cousine-germaine de ma grand-mère maternelle, femme moderne pour son époque non pas seulement parce qu’elle fumait et que, devenue veuve assez jeune et orpheline d’un fils décédé à la fin de son adolescence en raison de consanguinité (union d’un oncle avec sa nièce) elle se retrouva avec un important pactole la rendant indépendante, du moins financièrement. Elle fut la première à lire mes poèmes de douze ans. S’y intéressant, elle m’offrit un magnifique livret, je me souviens il était vert à bordure dorée, un signet rouge au centre. Je devais le remplir de mes … oeuvres. Elle les commentait avec tellement de chaleur et d’affection que la poésie qui devait alors m’être qu’un échappatoire devint rapidement un lieu que je me suis mis à habiter. J’y logeais cherchant à mieux l’aménager. Cette cousine m’offrait des recueils de poèmes devant, selon ses dires, m’aider à mieux écrire, à m’inspirer. Je ne savais pas écrire, n’étais pas inspiré. Les alexandrins que je pondais, par chance, ont disparu avec le livret vert à bordure dorée et signet rouge. Un jour, alors que je lui parlais d’un type de poésie tellement, mais tellement loin de ce qu’elle m’offrait, il y eut entre nous une profonde remise en question, de l’ordre du spirituel, du religieux devrais-je plutôt dire. Marie Noël, Octave Crémazie, Louis Fréchette qu’elle m’incitait à lire, à imiter, je les trouvais, honnêtement, plutôt ennuyants. Je passais à Rimbaud, Verlaine, Baudelaire et Saint-Denys-Garneau. Je lisais ces poètes à la porte de l’adolescence. Ils me chaviraient l’âme. Nelligan semblait à ce moment-là plus fréquentable que les poètes maudits de France, mais sans trop savoir pourquoi il ne répondait pas à qui j’étais. On murmurait autour de moi que les poètes étaient des êtres bizarres, destinés à un avenir débouchant sur la folie sous différentes formes. Ce que maintenant je regrette amèrement, c’est de ne pas avoir eu à cette époque un guide qui eut pu à la fois me conseiller et surtout me centrer sur les oeuvres davantage que sur l’aspect «people» entourant leurs vies. On disait : Nelligan est fou, Rimbaud et Verlaine sont des invertis (le mot homosexuel n’était pas utilisé pour les définir, le terme «gay» n’existait pas) et Baudelaire, un drogué.
Je cherchai conseil auprès de mon paternel qui me dirigea vers les mêmes références que la cousine-germaine de ma grand-mère. Un seul m'aura intéressé et j'en reparlerai sans doute, il s'agit de Charles Gill et son Cap Éternité. Mon père a toujours eu la triste habitude de régler rapidement, trop parfois, les questions qui lui étaient adressées en soufflant dessus, espérant les voir s’envoler en fumée ou en dirigeant les interrogations vers un autre sujet.
Ce qui ne fut pas nécessairement désolant puisqu’il inscrivit la famille à la Maison Columbia, section des disques classiques. J’avais donc à m’auto-guider… Et c’est Hector de Saint-Denys-Garneau qui fut - et encore maintenant - le poète qui m’oblige à fermer les yeux à chacun de ses vers, à chacune de ses éblouissantes métaphores, à tous ses poèmes fracassant la poésie traditionnelle. Écrire en vers libres ce n’était pas de la poésie, plutôt de l’hétérodoxie. Mais Hector m’y amena tout d’un coup et jamais plus j’allais le regretter.
Alors que mon verre de Morgon s’achève, que tout doucement le soir descend, qu’un léger vent se faufile par la fenêtre alors qu’un magnifique concerto pour violon de Mendelssohn m’emplit de bonheur, je réalise que le temps passe vite. Que Saint-Denys-Garneau est mort. Que je suis devenu vieux. Très vieux même. Il ne reste que peu de choses de celui qui, un jour, décida de signer ses poèmes d’un pseudonyme : Herman Delage.
J’ai souvent, entre l’enfance et l’âge adulte, joué avec les noms. À titre d’exemple, autour de l’âge de dix ans j’avais décidé que mes deux frères et moi étions devenus des Anderson. Cela m’amusait beaucoup parce qu’il devenait possible pour moi de leur créer un monde, leur faire vivre des aventures desquelles ils sortaient en héros gigantesques adulés par tous et chacun. Le souvenir que j’ai encore vivant à mon esprit est celui-ci : nous étions des fils de titan, d’invincibles coureurs des villes, de solides redresseurs de mauvaises situations, trois valeureux protecteurs de la veuve et de l’orphelin ne reculant devant aucune catastrophe autant matérielle que celle pouvant se présenter aux êtres qui nous étaient chers, même les autres.
Maintenant que je fouille dans des textes partiellement publiés ou volontairement enfermés dans ce que je nomme mon laboratoire, j’en découvre quelques-uns qui me serviront pour avancer dans ce nouveau projet que j’intitulerai : SI NATHAN AVAIT SU… J’aurais pu aussi le nommer SI HERMAN AVAIT SU… mais il faut choisir. Nathan l’emporte. Une raison précise? Deux, en fait.
La première parce qu’un des écrivains qui aura également bousculé ma manière de voir le monde, André Gide, a opté pour Nathanaël afin de s’adresser à nous dans l’initiatique œuvre que représente Les nourritures terrestres.
La seconde, alors qu’en compagnie de mon frère Pierre et ma belle-soeur Claire nous nous adonnions à partager des textes à partir d’un même thème, cette activité devenue notre otium, Nathan s’est présenté me permettant de développer une thématique et en même temps, créer un personnage. J’aime, non j’adore créer des personnages. DEP (roman que j’ai publié au Vietnam en 2019) m’aura permis de satisfaire cette passion.
Dans ces prochains billets, je succomberai à nouveau à cet emportement. Évidemment, je broderai entre réalité et fiction, installerai autour de mon verre de Morgon une espèce de mise en scène dont plusieurs éléments puisés à même mon passé sont encore présents à ma mémoire.
jeudi 25 juillet 2024
Projet entre nostalgie et fantaisie... (4)
entre plus tard et partir
l’image éblouie de la lumière
dressée
se reflète
en couleurs diluées
entre partir et plus tard
la fine fleur de l’ombre
arrachée
s’attarde
à un même sol
plus tard, entre partir et revenir
les pas étouffés d’un silence retenu,
soupiré
s’esseule
à l’écho de la fleur
partir entre plus tard et jamais
les cris comme des bruissements
résonnés
s’assomment
au fond de l’infini
entre plus tard et partir
en d’éteintes sécheresses
l’eau s’écoule
sur un pays asséché
cheval blanc
sur fond de montagne
fond
en équilibre
amble et trot
une eau jaillissante
puissante
l’enfourchant
s’enfonce
en perles fuyantes
le bleu dans le gris des nuages
s’engloutit
en ce matin de porcelaine
un parfum emplit l’espace
hymne imprimé sur la peau
le silence de vos cris
parle de la vie
à la porte du siècle
les jours s’éclairent d’ombre
éparpillant vos joies
la plus belle parole
la redite des paroles éteintes
le cadenas ouvert aux espoirs
afin qu’éclate le siècle espéré
qui sera ce que tu seras,
nue de ce que tu étais
vêtue de qui tu seras
espiègle absente des nuits blanches
fantôme apprivoisé,
spectre envahissant,
marchant ses pas dans les flaques d’eau
comme l’intarissable source jaillissante
coule par vos plaies refermées
sur vos avenirs
sur vos bouts de chemin
prend par la main
celles et ceux
qui accueilleront l’espiègle siècle espéré
SI NATHAN AVAIT SU ... (Partie 3) - 26 -
Monsieur Saint-Pierre s’interrogeait : s'arrêter au presbytère ou rejoindre son ami Cloutier. L'employé de la ville, en service comm...
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Ce texte date du 23 décembre 2005, au tout début de la création du blogue LE CRAPAUD GÉANT DE FORILLON . Les premiers billets avaient pour ...
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lundi 30 juin 2008 SAUT: 217 Le SAUT :217 est offert à mon frère Pierre qui célèbre aujourd’hui ses 60 ans. Nous avons signalé l’événement l...










