samedi 30 juin 2012
QUATRE ( 4) CENT-TRENTE-TROIS ( 33 )
mercredi 27 juin 2012
QUATRE ( 4 ) CENT-TRENTE-DEUX ( 32 )
jeudi 21 juin 2012
QUATRE ( 4 ) CENT-TRENTE-ET-UN ( 31 )
_ Encore une certaine influence vietnamienne...
mardi 19 juin 2012
Aung San Suu Kyi
vendredi 15 juin 2012
QUATRE (4) CENT-TRENTE (30)
mercredi 13 juin 2012
Saint-Denys-Garneau: 100 ans aujourd'hui
lundi 4 juin 2012
QUATRE ( 4 ) CENT-VINGT-NEUF ( 29 )
Est-ce que la chaleur aura été mon plus grand choc? Non. Je me savais capable , si je me donnais le temps nécessaire, de m'accorder avec elle. Le premier choc d'ordre culturel fut le résultat de cette rencontre avec le guide vietnamien qui était là, avait prévu une bouteille d'eau, était là parce qu'il avait accepté de me servir de guide de voyage, de traducteur d'une langue horriblement compliquée - à la fin de mon séjour je ne sais pas encore compter de 1 à 10 en vietnamien sans avoir recours à mon petit dictionnaire de poche - mais principalement parce qu'il m'apprenait dès mon arrivée (et continuera tout au long des mois à venir) que mes réactions occidentales et les attitudes orientales sont des univers éloignés l'un de l'autre de manière que je ne pouvais bien saisir à ce moment. Le choc fut de constater que lorsque la parole est donnée, on ne revient pas là-dessus; le choc fut de mesurer combien le temps oriental n'a pas la même valeur que le temps occidental - jamais on ne parle de salaire horaire ou quoi que ce soit dans le genre - le temps oriental, c'est vivre sa journée comme si demain n'allait pas venir; le choc fut de devoir immédiatement, sur le champ, lâcher prise et accepter de mettre en action ce que je me disais avant de quitter Montréal: je suis en pays étranger, étranger en pays étranger, venu ici pour vivre le Vietnam des Vietnamiens, alors ça commence maintenant...
Nous étions le 31 décembre 2011, douze heures en avance sur l'heure du Québec, en plein début de nuit, un taxi roulant dans les rues de Saïgon en direction de Cantavil, dans le District 2 et je me disais que chaque mètre franchi, chacun était nouveau, rempli de tellement de choses différentes, de bruits nouveaux, que mon réflexe fut de chercher le ciel pour voir si j'allais y retrouver les mêmes étoiles, la même lune que celle que je surveillais de mon balcon avant de m'envoler.
Ainsi commença mon voyage avec moi-même pour compagnon et m'ouvrant à tous ces autres qui allaient s'y greffer.
À suivre...
dimanche 20 mai 2012
Boucler la boucle
Les deux suivantes, le Groënland...
La dernière, mes deux guides que je remercie profondément pour leur assiduité, leur collaboration et leur amitié. Merci YoYo et merci Steven.
Voici le poème vietnamien: son titre riverside
riverside
en réponse à la question posée
l’enfant dit
«un oiseau»
Un oiseau?
«bleu, léger, et comme le vent, rapide»
Le vent?
«j’irai haut, poussé par le vent,
plus haut encore que les tours de Saïgon,
l’œil globuleux du crapaud me perdra de vue,
plus qu’un minuscule point noir, mobile, furtif»
en réponse à la question posée
l’enfant dit
«serai espèce en voie de disparaître,
rayée déjà des encyclopédies»
Rayée?
«grandes rayures bleues sur ailes bleues»
«cerf-volant grattant les nuages de Saïgon
par un dimanche gris, chaud, humide»
en réponse à la question posée
l’enfant dit
«tout comme l’aigle flottant au-dessus de l’embuscade des nuages
entre bleu-mer et bleu-air je courrai,
me perdrai dans un bol de riz, tête penchée
telle une souffrance épuisée s’écoulant d’un dragon aérien»
Oiseau-aigle?
«serai oiseau-aigle mêlé aux odeurs d’épices
qui étourdiront les pistes derrière moi»
«oiseau rapide comme vent de tempête,
lent comme bouquet d’algues se dandinant sur la rivière Saïgon»
en réponse à la question posée
l’enfant dit
«oiseau migrateur transportant pollens d’ailleurs, poivre des îles,
créateur de nouvelles fleurs, de nouvelles couleurs»
«suivre la rivière Saïgon qui rêve du Mékong
après s’être aventurée sur le fleuve Rouge,
sur la rivière des Parfums,
aveuglément suivre le protecteur des libellules,
pour se perdre dans la mer de Chine»
en réponse à la question posée
l’enfant dit
«esquisserai la forme des dragons impériaux de Hué
jusqu’au-dessus des tours miniatures de Hanoï»
«comme un oiseau-palmier, je me faufilerai,
fleur jaune au cœur rouge,
rouge comme le sang sur le sable du Vietnam,
dans les neuf bras du Mékong»
et en réponse à la question posée
enfant je dirai
«enfant-oiseau au bout du monde»
il n’y a pour chemin vers la disparition des voies
rivières, fleuves, deltas, mers
et au bout,
tout au bout…
un grand ciel ouvert qu’un crapaud regarde…
Nous devrions reprendre le cours habituel de nos sauts de crapaud d'ici quelques jours.
À la prochaine
lundi 7 mai 2012
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samedi 5 mai 2012
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