mardi 6 mars 2012
vendredi 2 mars 2012
Musées et jazz à Saigon!
Si je l'ai déjà dit alors je me répète: les jeudi et vendredi, YoYo est à l'Université, je dois donc m'organiser. Et m'organiser à Saigon est maintenant beaucoup plus simple alors que j'entreprends mon troisième mois... le temps passe trop vite!
La semaine dernìere, j'ai fait deux musées (Musée des Souvenirs de Guerre et le Musée d'Histoire du Vietnam) ainsi que la visite du Jardin zoologique et botanique de Saigon. Cette semaine, le Palais de l'Indépendance et le Parc culturel municipal.
Je pourrais vous en parler pendant des lignes et des lignes mais je sais que se faire raconter un musée... rien d'amusant. Seulement dire que je crois que le Vietnam réussit à bien promouvoir ses biens culturels en les ouvrant presque gratuitement aux Vietnamiens et très peu chers aux visiteurs étrangers. Le plus dispendieux aura été le Palais de l'Indépendance (1.50$ pour la visite). Et je n'étais pas seul... il y avait foule.
Petite anecdote lors de ma promenade au jardin botanique où tu découvres des arbres gigantesques et combien beaux, avec des noms beaucoup plus faciles à retenir en latin qu'en vietnamien. Je circulais, petit document en main, tout ce qu'il y a de plus touristiquement ordinaire, quand je me fais interpeler par deux jeunes Vietnamiens qui eux avaient en main comme un cahier scolaire. On me demande si je parle anglais. Que répondre... je connais mon anglais... J'ose un... little bite... auquel on me répond par un ... me too... Et voilà une conversation engagée pour une heure. À deux reprises cela va m'arriver dans le même après-midi.
Autre petit détail à la fois insignifiant et qui parle beaucoup: être reconnu sur la rue par un ou une vietnamienne. Au début tu te fais prendre par cette question passe-partout: d'où venez-vous? Tu te sens obligé de répondre, d'expliquer ce que tu fais ici, etc. Maintenant que je passe quelques fois sur le même trottoir et rencontre la même vendeuse (on y vend de tout sur la rue, dans des gargotes, sous des parasols, assis par terre, en roulant son bazar sur un vieux vélo) et qu'elle répond à ton salut avec un air de se souvenir de toi alors qu'elle n'insiste pas pour t'offrir son butin (et une p'tite gougoune avec ca) alors, c'est autre chose.
Ce qui m'amène à vous parler de ma pusheuse de livres. Elle a installé ses caisses tout juste en face de la Maison de l'Opéra...particulier pour une personne muette. Cette dame à qui j'ai offert des fleurs lors de ma dernière rencontre, a réussi à me dénicher deux livres de Duong Thu Huong - j'ai terminé le premier TERRE DES OUBLIS - et le deuxième s'intitule AU-DELÀ DES ILLUSIONS. Impossible à trouver dans Saigon car elle est interdite, ayant osé parler contre le régime on l'a emprisonné et maintenant elle vit à Paris. Je vous la recommande.
Pour finir avec madame livres, elle m'a promis de chercher d'autres titres de cette extraordinaire auteure dont le style à la fois poétique et direct nous permet de recevoir ses histoires cruellement acides et tragiquement réalistes.
Avant de vous quitter, j'aimerais vous dire deux mots sur ma soirée de jazz - vous vous rappelez, le club plutôt chic de Saigon- soirée qui débute à 21h et s;achève à 23h. Je n'arrive pas à me rappler le nom du saxophoniste invité, mais quel homme de jazz! Il a su en moins de 30 minutes faire sauter d'enthousiasme un public majoritairement composé d'étrangers. Une bête de scène comme on n'en voit plus souvent. Suivait une chanteuse... plutôt âgée... qui, selon YoYo, me faisait de l'oeil en susurrant le vieille chanson Road 66... je croyais entendre Road SexSex... Elle semblait fort connue car, malgrè une voix sur le chemin du retour, le public l'a ovationnée à la fin de sa prestation de trois chansons...
Voilà je vous laisse au moment où le ciel ayant avalé le soleil nous régurgite des couleurs quasi maritimes. Je ne sais plus combien de fois j'ai pris en photo ce coucher de soleil et ses rêves colorés mais je ne me décide pas de m'en séparer.
À bientôt.
Avant de s'a(musée) à Saigon... des photos originales.
Vous vous demandez certainement comment j'ai fait pour réunir tant de photos, moi, le spécialiste de l'oubli de caméra?
Je vous donne mon truc.
Je ne sais pas s'il fonctionne avec toutes sortes d'oubli mais avec ma caméra, c'est infaillible.
Le voici.
Tout juste avant de quitter l'appartement, je pose cette question: Jean-Luc es-tu prêt?
Comme j'ai donné à ma caméra le nom de JEAN-LUC, impossible de partir sans elle/lui...
Voici une série de photos originales prises un peu partout depuis le début du voyage: il n'y a ni chronologie ni logique dans l'ordre d'apparition des photos.
dimanche 26 février 2012
Photos de Saigon... en vrac
En attendant les visas!
Sans doute parce que je m'y habitue mais je réussis maintenant à marcher un peu plus de deux heures dans Saigon et revenir vivant à l'appartement, en sueurs mais vivant. Il y a quelques semaines à peine, affronter le soleil de front s'avérait un dèfi; chercher l'ombre et boire une bìere à l'heure, voilà le secret!
Important que je puisse reprendre la marche car je suis à Saigon pour encore une dizaine de jours à attendre que l'on prolonge mon visa vietnamien et qu'on m'émette un visa chinois. Ca ne devrait pas poser de problème mais je suis sans passeport et sans passeport au Vietnam c'est la paralysie... côté voyage. Lorsque tu te présentes à l'hôtel on te le demande et on te le remet au départ.
J'ai décidé de prolonger mon séjour vietnamien jusqu'à la fin avril. On organise un séjour dans le sud de la Chine en compagnie d'un guide vietnamien qui enseigne le chinois à Saigon, une connaissance de YoYo. Puis un tout-compris en Thailande serait possible, en plus d'un aller-retour au Cambodge, mais ce dernier projet n'est pas encore finalisé. Pour ce qui est du Vietnam, il me reste le delta du Mékong (au sud) puis la Baie d'Halong et Hanoi, au nord.
Alors on fait quoi en attendant les visas? J'avais prévu de visiter les musées de Saigon et le quartier de Cholon en mars, j'ai donc devancé. Étant plutôt autonome je peux circuler dans la grande ville, me perdre évidemment et me retrouver ou réussir à sauter dans un bus pour revenir dans ma zone connue du centre-ville.
En fait, Saigon, cette grande ville divisée en districts, c'est principalement autour du District (Quân) 1 que la vie (touristique) se passe. Les autres peuvent à la limite se ressembler et offrir un intérêt moyen pour le touriste moyen. Pour le marcheur que je suis, c'est tout à fait autre chose et lorsque tu t'y aventures, c'est dans le coeur de la vie vietnamienne que tu entres, là où on te salue cordialement et, bonheur suprême, lorsque tu demandes une information... une seule voie: le langage des sourds-muets et on réussit finalement à te comprendre.
Ma facon de faire est toujours la même: un bus que je laisse une fois arrivé au terminus (il y en a je ne sais trop combien); je choisis une direction, et bonne chance! Au cours de ces marches que je fais tout seul - mon guide est toujours allergique au soleil mais disponible à venir me récupérer lors que je lui lance un SOS: I'm lost! - c'est le temps d'ouvrir les yeux et les antennes.
Difficile à décrire. Tu es en ville, tout est sur le bitume, les motos filent et tu croises une poule sur un trottoir, ou encore un barbier de rue, ou une ruelle qui ressemble à un rang de campagne avec la poussìère qui se lève ajoutant un peu plus de chaleur à cette canicule ininterrompue. Puis une maman qui invite son petit à te saluer de la main. Une vieille personne qui déambule en vendant des billets de loterie. Partout des stands de toute sorte allant de la gougoune vietnamienne à la carte SIM, de la soupe brulante aux sandwiches traditionnels, et selon le district plusieurs boutiques spécialisées (robes de mariée, appareils électroniques, etc) ou des ateliers comme celui de la remise en forme de magnifiques statues boudhistes. Un peu plus loin, des boutiques de récupération de métal. Partout tu te demandes comment ils font ces garagistes qui huilent, montent ou démontent des motos; ces cuisiniers qui popotent dans un espace réduit et collés á des hibachis de fortune et j'en oublie...
À la prochaine occasion, je vous parlerai des musées que j'ai visités de même que ma soirée de jazz dans un club plutôt chic... pour du jazz.
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