mardi 20 janvier 2026
Entre nostalgie et fantaisie... (41)
dimanche 18 janvier 2026
Si Nathan avait su... (Partie 2) -32- Revu et corrigé
Il aura fallu obligatoirement que Abigaelle s’approprie une nouvelle technologie : l’Internet. L’idée d’un réseau informatique permettant à plusieurs ordinateurs de communiquer entre eux s’est avérée pour elle un merveilleux moyen d’entrer en contact avec des universités dispersées à travers la planète, là, bien sûr, où c’était implanté. L’intérêt pour la doctorante est facile à imaginer, cela réduit de moitié ses allers-retours vers Québec. Le seul problème : pour y avoir accès, elle doit se déplacer vers la grande ville, ce qui l'empêche d'y recourir spontanément et selon ses besoins. Toutefois, laisser le village des Saints-Innocents quelques heures à l’occasion ne lui déplaît pas outre mesure.
Sans Internet, monsieur Saint-Pierre, le concierge de l’école, avait quand même réussi à collecter de plus amples informations au sujet des vapeurs méphitiques, dénichées dans un document provenant du gouvernement canadien. Il était clairement indiqué dans le document que le plomb dans la tuyauterie n’allait plus être autorisé, en réalité, ce ne l’était plus depuis 1975. Or, la maison Champigny date de plus de cinquante ans et il serait assez surprenant que le propriétaire y ait apporté les corrections requises par la loi ou qu’il ait entrepris des démarches pour le faire. Il fallait aussi prendre en considération la situation de la municipalité dont la conduite maîtresse doit certainement contenir son lot de plomb. Du plomb dans les tuyaux et dans la peinture utilisée à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison, une telle rencontre pourrait causer les mêmes désagréments que ceux qu’a connus Abigaelle depuis le printemps.
La secrétaire de l’école se présenta à la porte du local qu’occupe le groupe préscolaire, quelques lettres à la main.
- Une convocation, Abigaelle. Une pour toi, les autres pour les parents de tes enfants.
- Merci Henriette. Tu pourras dire à Gérard qu’on aurait finalement découvert la source des odeurs qui circulent dans ma maison.
- Oui, je sais. Monsieur Saint-Pierre m’en a parlé. Je crois qu’il a finalement trouvé une solution pouvant régler ton problème.
- Les nouvelles vont vite.
- Ça, tu le savais, répondit Henriette, sourire en coin.
Elles entendirent le grincement du fauteuil roulant de madame Saint-Gelais se dirigeant dans leur direction.
- Henriette, tu as remis les lettres à Abigaelle ?
- C’est fait.
- Alors, tu retournes à ton bureau.
La secrétaire, sans baisser la tête, colla un sourire narquois à sa figure, puis repartit.
- Il s’agit d’une convocation provenant de la commission scolaire. Nous prévoyons réunir les parents des élèves de maternelle de cette année ainsi que ceux qui sont inscrits pour l’an prochain.
- Les actuels enfants du préscolaire sont-ils tous orientés vers la première année ?
- Vous voyez une raison pour que ce ne soit pas le cas ?
- Le classement automatique n’est pas la meilleure façon d’offrir des services à chacun des enfants. Vous devez savoir que certains exigent un peu plus d’appui.
- Nous ne bénéficions pas des ressources et du personnel à cet effet.
- Ce qui ne signifie pas qu’ils n’en aient pas besoin.
- À partir de la première année, la direction de l’école peut faire redoubler un élève si elle juge que c’est pour son bien.
- Exact, mais je ne crois pas qu’un classement automatique soit la panacée. J’aimerais que vous interrogiez les services à l’élève de la commission scolaire sur la possibilité de nous fournir un psychologue afin d’évaluer certains enfants.
- Un psychologue ?
- Psychologue scolaire, oui. Je crois savoir que monsieur Raphaël Létourneau en est un.
- En effet, mais il travaille pour le service à l’enfance, pas pour nous.
- Je parle d’un prêt de service, quelques heures seulement.
- Vous pensez à un élève ou des élèves en particulier?
- Oui.
- Puis-je savoir de qui il s'agit ?
- Le jeune Patrick.
- Le fils de monsieur le maire.
- Il m’apparaît important d’agir rapidement auprès de lui.
- Le fils de… Laissez-moi voir.
— De mon côté, je vais contacter monsieur Létourneau.
Madame Saint-Gelais eut de la difficulté à contenir la bouffée de rage qui montait en elle et fit demi-tour pour regagner son bureau.
Le calme régnait dans le local de son groupe lorsque Abigaelle rentra. Chelle et Benjamin achevaient une conversation qui apparut sérieuse aux yeux de l’éducatrice, alors que Patrick boudait dans un coin, les bras croisés, manifestement inactif. Elle leva la main, ce qui signifie pour les enfants que leur enseignante a un message à passer.
- Vous aurez une importante responsabilité à réaliser, celle de remettre ceci à vos parents. Déambulant entre les tables, Abigaelle déposait une enveloppe devant chacun des élèves. Maintenant, vous y écrivez votre nom du mieux que vous pouvez, vous rappelant que c’est pour vos parents et qu’ils méritent que cela leur parvienne de façon propre et sans retard.
Leur laissant quelques instants pour effectuer la consigne, elle interrogea Patrick, lui demandant d’expliquer à tous ses amis ce qui venait de se passer depuis le moment où elle était revenue en classe. Le garçon garda un silence hermétique que l’éducatrice ne prolongea pas.
- Je comprends, Patrick que tu n’aies pas le goût de t’adresser aux amis, tu as certainement tes raisons. Veux-tu que je demande à quelqu’un d’autre de remplir la tâche pour toi ?
Le garçon qui dépasse les autres en g à ta place en poids, hocha affirmativement la tête.
- Chelle, s’il te plaît, résume ce que j’ai demandé.
Tout le groupe se prépare à quitter le local au moment où le bus scolaire s’arrête dans la cour. Monsieur le concierge, debout dans le corridor, remerciait encore une fois les enfants de tenir leur local propre.
- Abigaelle, j’ai deux mots pour toi. Le premier, j’ai vérifié auprès de Nicéphore, l’employé de la ville, et il a confirmé que la tuyauterie maîtresse est bel et bien en plomb. Je lui ai parlé des vapeurs méphitiques dans ta maison. Il te propose quelque chose. N'oublie pas qu'il se dispute continuellement avec monsieur le maire quand vient le temps d’acheter des produits chimiques pour les travaux d'entretien. Il croit davantage aux vieilles recettes de nos grands-mères.
- Et quel est ce quelque chose ?
— Chaque semaine, dans les tuyaux de la maison, il te recommande de verser du bicarbonate de soude mélangé à du vinaigre blanc et de l’eau bouillante. Si tu bois du café, alors il t’encourage à jeter ton marc dans l’évier. Mais là où je n’ai pas pu m’empêcher de rire, c'est lorsqu'il a dit de déposer une tasse de yogourt dans le renvoi d’eau de la douche. Même si les vapeurs disparaissent, tu continues le procédé au moins durant un mois. Finalement, il serait bon que ton propriétaire oublie l’idée d’un déshumidificateur pour, à la place, engager un plombier qui changerait tout ce qui est plomb dans la maison.
- Merci beaucoup monsieur Saint-Pierre, j’entreprends l’opération dès maintenant.
- Dernière petite chose, Abigaelle. Nicéphore m’a rappelé un détail. Lorsqu’on utilise des munitions pour la chasse, il y a beaucoup de plomb qui se déverse.
Lorsque Abigaelle sortit de l’école, c’est fou comme elle sentait un regard lui fusillant le dos.
samedi 17 janvier 2026
Entre nostalgie et fantaisie... (40)
- pour mon amie de 1000 ans, Monique Racine-Brouillette -
À lire tout en écoutant
cette maison n’existe pas, n’a jamais existé
ni dans les rêves ni dans les mains d’une vieille dame
- à qui longtemps on fit croire que si
pourtant, les nuits, cette maison agace ses rêves
sans la reconnaître elle sait qu’il s’agit bien d’elle
- toujours elle l’a entretenue
les rideaux verts, disparus, carreau souillé des fenêtres,
ça n'est pas chez elle, pourtant ça revient sans cesse
- comme une obsession ambigüe
à l’intérieur, de froides couleurs, irréelles à l'extérieur
des abeilles grafignent la dentelle écrue de sa mémoire
- s’activant au-dessus d’une ruche vide
les fleurs sur tronc d’arbre cachent aux regards fixes
- visions et cauchemars étendus sur un balcon branlant
la vieille dame, celle de la maison pas à elle
ressuscite des mémentos périmés
- créateurs de la mesure du temps
on aura transporté cette maison près de l’appontement,
- ses rêves engourdis, évanouis au matin citron
elle a fait comme on le lui a dit, enseigné, répété
mais tout glissera sur le radeau fragile qu’elle imaginait
- une maison plus vieille qu’elle, grêle
ainsi iront rêves, chimères appâtées, réalités sibyllines,
tout voguera tels des galères ancêtres, un jour
- dans la vase des jours… la vase des jours
sans doute ne rêvera-t-elle plus,
sans doute n’aura-t-elle pu que rêver
- rêve-t-on lorsque nos pieds éloignent tout
elle partira par de grands chemins, inconnus
oubliera maison, nuit, rêves, frissons glacés, cauchemars
- accompagnée d’une volée de coquecigrues
dans le labyrinthe des forêts,
elle n’entendra plus râler les séismes noctambules
- libérée de cette voix aiguë
celle qui sort des rêves trompeurs, captieux et cauteleux
- en blanc et bleu et blond et blanc et bleu
la vieille, pied léger, talon ferme et jambe raide
c’est la Bérézina… moins les canons, moins la retenue
- tête haute sous la feuillée
ses yeux qui endormaient des rêves éveillés
ses yeux chinés et complices crèveront le vent
- alors qu’enfin elle voit
elle voit dans un ruisseau aux couleurs arc-en-ciel
ce que les autres voyaient d’elle, qu’elle ne voyait pas
- les yeux des autres sont des orages refoulés
la vieille dame marche, des traces la suivent
s’émiettent, se coagulent à vitesse vertigineuse
- personne n’en percera les ombres
elle croisera dans ses détours impromptus
des images palpables, au bout de ses doigts tourmentés
- un grand florilège sur papier couleur sépia
son cœur, celui qui, à tout rompre, battait la chamade
que lui arrivera-t-il alors qu'elle se recommence
- renaissance et cri primal
la vieille dame, nue d’avant et nue d’après
couverte des rides de la fatigue, de l’imaginaire
- ne gémira pas, elle ne gémira plus
plus jamais ne pleurera, ses larmes d’autrefois
n’auront plus de sens devant l’envers de ce chemin
- elle inverse le monde…
peur, crainte, angoisse, son pain quotidien, rassis
elle l’aura mangé, bouche camouflée par sa main
- les dents noires d’Ordalie la ridiculisaient
repue tel un enfant nourri la veille d’une mort annoncée
la vieille dame de la vieille maison s’immobilise, fragilisée
- parfois, souvent même, la léthargie est geste premier
les mots qu’elle cherche sont inactifs dans sa mémoire
si par mégarde elle les retrouvait, n’auraient aucun sens
- la grammaire du silence ne se devine pas
au bout du sentier,
une vieille maison,
et
tout au bout de ce sentier
rien
27 janvier 2016
mercredi 14 janvier 2026
Si Nathan avait su... (Partie 2) -31- Revu et corrigé
Ça ne sera qu'une fois revenue au volant de sa Westfalia orange, en route vers la maison Champigny sise sur le terrain Granger, que Abigaelle se remémora la dernière phrase du président de la commission scolaire. Il l’avait saluée, la remerciant d’avoir accepté son invitation — la musique japonaise s’infiltrait toujours un peu partout autour de ce chalet, situé en milieu inconnu, pour elle, sans aucun doute le même scénario pour plusieurs villageois des Saints-Innocents — par ses mots : « Il serait intéressant de contacter Herman Delage afin d’approfondir ce dont je vous ai parlé. »
Ce personnage, à nouveau, revenait à elle, du moins invité à traverser sa route. Elle se rappelait leur première rencontre. C’était avant le décès de son père, propriétaire du supermarché Steinberg ; il pleuvait. Venue chercher des cartes topographiques de la région, c’est à lui que la postière Angelina l’avait recommandé. Tous deux, devant le magasin général, l’un tout à fait à l’aise devant ces retrouvailles impromptues, l’autre, feignant ne pas le reconnaître, mais apprenant tout de même que ce dernier avait modifié son parcours universitaire, quittant la Faculté des Sciences pour poursuivre en géographie. De son côté, Abigaelle achevait une maîtrise en éducation dans la même université. Nous étions en 1970, quelques semaines avant la Crise d’Octobre. Herman lui avait offert une cigarette. Elle avait demandé s’il était possible de lui fournir de la marijuana quelques instants avant qu’une camionnette bleue l’éclabousse en accélérant devant une flaque d’eau de pluie.
Il revenait à elle, lui qui l’avait apostrophée lors du repas des funérailles de monsieur Delage au sujet de sa participation aux activités terroristes du FLQ. Depuis, rien. Silence radio. Il devait être passablement occupé à gérer la suite des affaires familiales qui accablaient sa mère et l’obligeaient à se confronter à des choix déchirants : université ou Steinberg. Et voici que monsieur Granger, après lui avoir tracé les contours de quelques histoires que tout un chacun pourrait classer dans la catégorie des loufoques, lui conseillait de prendre contact avec le grand jeune homme.
La route la ramenant chez elle, manifestement, est le résultat d’un défrichage sélectif. Elle n'y avait porté qu'une attention secondaire, soucieuse de ne pas rater les détails qu'on lui avait notés sur un bout de papier pour arriver à bon port, et surtout ne pas être en retard. Là, alors que le soir doucement obscurcissait le chemin et que Abigaelle s’éloignait du chalet de monsieur Granger, elle découvrait son étroitesse qui ne permettait qu’à une seule voiture d'y circuler, voiture ne pouvant en revenir que profondément égratignée. Elle l’imagina en automne, un long ruban boueux, alors qu’en hiver, il s’avérerait difficilement praticable à moins de le déblayer avec parcimonie.
Le jour tombait. L’appétit gagnait la conductrice, qui se mit à regretter amèrement d’avoir ingurgité quelques bières. En moins de vingt minutes, elle se retrouva devant chez elle. Descendant du véhicule, son attention fut attirée par une voiture à l’arrêt, stationnée devant l’école. Elle jeta un œil surpris, car on pouvait remarquer que la lumière provenait de l’entrée à la porte principale. Hésitant un court instant, elle traversa finalement la rue Principale afin de vérifier qui pouvait bien investir les lieux à cette heure tardive. Elle reconnut monsieur le concierge Saint-Pierre qui s’affairait à fermer la porte à clé.
- Vous travaillez tard, lança-t-elle dans sa direction.
Le vieil homme lui sourit.
- Mademoiselle Abigaelle, est-ce que vous souhaitez travailler dans votre local ? Je peux vous ouvrir la porte.
- Non, je me demandais seulement qui pouvait bien se retrouver devant l’école à cette heure-ci.
- Depuis quelques jours, le système de chauffage est devenu un vrai mystère que je n'arrive pas à résoudre. La fournaise est pourtant bien en mode hors service et voilà qu’elle s’amuse à repartir sans avertissements. J’en ai glissé un mot à mademoiselle la directrice qui m’a demandé, je devrais plutôt dire... ordonné de trouver ce qui ne fonctionne pas. Le jour, ça va, je suis sur place, mais je viens tous les soirs après souper m’assurer que tout est normal.
- Vous avez trouvé la cause du problème ?
- L’âge.
- Il s’agit d’un équipement qui date…
- … on ne l’a pas changé depuis la construction de l'école. Il faut savoir que c’est une machine, et une machine a une durée de vie limitée. C’est un peu la même chose pour les humains.
- Avez-vous avisé la commission scolaire ?
- Passer par-dessus l’autorité de madame Saint-Gelais, vous n’y pensez pas. Ça serait de signer mon arrêt de mort, à tout le moins mon renvoi immédiat.
Le vieux concierge raconta à Abigaelle quelques anecdotes savoureuses qu'il avait vécues depuis l’arrivée de la nouvelle directrice, précisant que celle qui gérait l’école auparavant agissait différemment. Ce qui ne la surprit absolument pas. Elle l’écoutait avec empathie sans manifester d’opinion, mais récoltait des remarques allant dans le même sens que ses propres observations.
- Monsieur Saint-Pierre, j’aurais un problème à vous exposer.
- Si je peux vous aider, allez-y.
- La maison que j’habite…
- … oui, oui, je sais. On en a parlé dans l’école. Les mauvaises odeurs ?
- Exactement. Ça devient chaque jour de plus en plus intolérable.
- Allons constater ça sur place, si vous le voulez bien.
- Je vous en serais reconnaissante si vous pouviez apporter au moins une explication.
Ils traversèrent la rue. Devant la maison rembrunie, les derniers rayons du soleil fabriquaient des auréoles qu'il déposait ici et là, des linéaments la rendant plus grande, plus énigmatique. Le bleu si caractéristique qui découpe les contours des fenêtres se transformait doucement en de menues teintes noires leur donnant un aspect légèrement lugubre. Le gazon avait été fauché dans la journée, ça se sentait. Abigaelle souhaitait retrouver à l’intérieur cette même odeur au lieu de ce à quoi elle devait obligatoirement s’adapter.
Ils entrèrent. Deux pas. Monsieur Saint-Pierre déclara:
- Des vapeurs méphitiques.
La surprise que ces mots produisirent du fait qu’ils proviennent de la bouche du concierge de l’école primaire des Saints-Innocents stupéfia Abigaelle qui se demandait comment il avait réussi, en l’espace de deux courtes minutes, à établir ce diagnostic qui lui semblait évident, exigeant tout de même certaines précisions pour la locataire.
- Elles peuvent être toxiques. Certainement que l’origine se trouve dans la cave. À l’époque de la construction de cette maison, on ne faisait pas d’analyse des sols. Très peu étaient en ciment, alors on ne pouvait penser à la pyrite qui résulte du fer, alors que ces vapeurs se relient plutôt au plomb.
— Je ne connais pas l’histoire de cette maison ni celle du terrain. Une chose que j'ai remarquée, c’est que ces vapeurs, que moi j’appelle des odeurs, disparaissent lorsque le froid s’installe pour resurgir au printemps. Je ne me souviens pas si elles étaient répandues l’automne dernier lorsque je suis arrivée.
- L’automne dernier, on s'en rappelle, a été plutôt froid. Ensuite, entrecoupé d’épisodes de chaleur, ce qui, je pense, expliquerait pourquoi en janvier l’ours noir se serait soudainement réveillé pour repartir à la recherche de nourriture.
- Ça m’apparaît une bonne explication.
- Avec deux amis de longue date, le chauffeur du bus scolaire et l’employé de la municipalité, je m'amuse à collectionner les événements qui surviennent dans le village. Et à l’âge où nous sommes rendus tous les trois, permettez-moi de vous dire qu’on en a plusieurs, certains datent de longtemps.
- Vous devriez fonder une société d’histoire afin de répandre vos connaissances.
- Vous me faites rire. Sachez que plusieurs personnes verraient cette idée d’un très mauvais œil. Il y a des histoires qui ont intérêt à demeurer cachées. Lorsque nous ne sommes pas absolument certains des faits, madame Brodeur nous les réaligne. On la croit folle, mais c'est pas du tout le cas.
- Que dois-je faire pour régler ce problème, celui des vapeurs ?
- D’abord, considérez-vous chanceuse qu’elles ne vous aient pas encore détruit les poumons. Ne prenez pas de chance, faites-les vérifier. Laissez-moi deux jours et je serai peut-être en mesure de les éliminer.
Monsieur Saint-Pierre quitta la maison de l’enseignante qui remarqua, le voyant traverser la rue pour rejoindre sa voiture, qu’il semblait plus âgé de dos que de face.
dimanche 11 janvier 2026
DERNIÈRE HEURE
SI NATHAN AVAIT SU ... (Partie 3 ) - 17 -
La musique japonaise, un après-midi transportant délicatement sa dou...


