dimanche 5 février 2012

Da Lat, la Cite des Fleurs

J'espere que ca va toujours pour les accents!!! Pas evident a lire...

Je suis de retour a Saigon apres une semaine de depaysement geographique: la montagne pour Da Lat (je vous en parle ici) et par la suite mer et montagnes pour ce qui est de Nha Trang.

Da Lat est situe a un peu plus de 300km de Saigon (centre du Vietnam) et le trajet se fait en autobus-lit. Pour les voyages de plus de quatre heures, on suggere l'autobus-lit. Lorsque l'on entre dans cet autobus, on se retrouve face a trois rangees de lits superposes: lit a une place et cette place a ete concue pour le vietnamien moyen... donc un petit peu a l'etroit pour un nord-americain comme moi.

Cette ville, surnommee LA CITE DES FLEURS, est tout simplement magnifique. Les photos reussiront (les miennes du moins) a ne rendre qu'imparfaitement cet endroit entoure de montagnes (on se retrouve a pres de 2000 pieds du niveau de la mer) et entierement fleurie. On ne doit assurement pas en ajouter pour le TET! Pour vous donner une idee, il y a des grands boulevards dont le terre-plain est garni de roses de toutes les couleurs. On peut y visiter quelques endroits qui se specialisent dans les expositions florales.

Plus montagneux, donc plus frais: je ne croyais pas m'entendre dire que le temps etait un peu frisquet... mais oui, meme le soir on supportait une petite laine. Et il a plu une bonne partie d'un des apres-midis, ce qui a rendu la fin de journee et le soiree un peu comme un beau soir de septembre au Quebec.

Nous avons beaucoup marche dans Da Lat. Vous raconter, meme tenter de decrire tout ce que l'on voit tient de l'encyclopedie. Les maisons sont ravissantes, le marche est rempli - un peu comme partout ou je vais - de vendeurs de tout et de rien, et surtout de la nourriture qui n'a absolument rien a envier aux restaurants. Mon guide, YoYo, est tres pro-vietnamien et tient absolument a ce que tout ce que l'on consomme profite aux Vietnamiens. Un peu comme si c'etait du tourisme equitable. Il m'avise toujours a temps sur ce qui est du vrai, du veritable et surtout d'eviter le faux ou le simili...

Nous avons mange dans de petits restautrants typiques de la cuisine specialise Da Lat (quelques variantes avec Saigon) mais je vais surtout retenir celui de la vieille dame qui nous a cuisine (un peu comme le fait ) un petit plat a base de riz, de porc, de legumes verts et quelques assaisonnements tout a fait remarquables, le tout pour moins de 10$.

Autre chose qui m'a beaucoup plu, c'est le vendeur de livres qui fait sa tournee en velo. J'ai aussi remarque que la vietnamienne se vend autant chez la marchande de foulards, la vendeuse de livres ou de lunettes solaires, un peu partout quoi, on t'offre ... amusant.

Dans notre marche nous sommes montes vers un observatoire d'ou l'on pouvait voir les montagnes ceinturant majestueusement la ville. Puis, en cabine d'un telepherique, vers une pagode ou y travaillent quelques moines bouddhistes. L'ambiance etait au recueillement, la beaute des lieux completement desarmante. J'y ai vu des oiseaux aux couleurs variees et remarque que la tourterelle triste lorsqu'elle roucoule presente un petit accent vietnamien.

Il y a tant et tant a dire, et les idees pour le blogue se bousculent les unes les autres. Lorsque deux cultures se rencontrent et que l'une est sur son propre terrain, il m'apparait fort interessant de voir comment l'autre percoit les choses, y reagit et s'adapte. Exemple: dans l'autobus-lit, je me suis interroge sur l'intimite voire meme la proximite. Tu te retrouves, couche, a quelques centimetres d'un ou d'une inconnue avec qui tu auras a partager quelques heures. Autre chose: les odeurs. Je vais en reparler bientot parce qu'ici elles prennent une place importante, les bonnes comme les mauvaises.

Que dire de ces eventails qui sont presents partout, presque silencieux mais toujours la. Je vais en reparler aussi. Je m'arrete ici car je veux reprendre tout de suite apres pour quelques phrases sur Nha Trang et principalement le voyage par autobus (sieges cette fois-ci) entre Da Lat et ce bord de mer (Mer de Chine toujours) qui nous attend: Nha Trang.

# Les photos qui suivent ne sont pas en ordre mais je me felicite de ne pas avoir oublie la camera.

DA LAT









Vue de la belle ville montagneuse de Da Lat








Arbre poinsetia








Elle s'en va avec ses canards vivants








Architecture de Da Lat








Rond-point (souvenir! Jean-Luc et Jacques)








Eglise catholique de Da Lat








Sculpture en bois d'epave








Da Lat, la nuit









Construction a venir (on voit la terre rouge)











Belle maison de Da Lat










1 kilo de mures pour 1$









Marche de Da Lat











Tour Eiffel de Da Lat








Autre point de vue



Da Lat vu de l'hotel.

jeudi 26 janvier 2012

Le T E T

Cette annee 2012, l'annne du Dragon, les festivites du TET se deroulerent du 23 (minuit) jusqu'au 25 janvier. C'est la lune qui fixe les dates. On se souhaite la bonne annee (beaucoup en anglais egalement) de meme que l'echange des voeux - phuc loc tho - c'est-a-dire bonheur, prosperite et longevite- tout cela se fait beaucoup en famille de meme qu'a tout le monde que l'on rencontre lors des diverses et fort variees activites entourant la plus importante fete de l'anne au Vietnam et sans doute dans une bonne partie de l'Asie.


Le moins que l'on puisse dire, c'est que ca bouge et ca grouille de monde. On participe beaucoup ici, que ce soit dans son propre quartier que lors des grandes manifestations comme le feu d'artifice, grand coup de depart de tout cela. Une fois le feu termine, les petards eclatent. Saigon devient une toute autre ville. Alors qu'apres minuit, d'habitude, c'est plutot calme, la c'est autre chose.

Parmi les traditions que j'ai pu remarquer, il y a ce plat a base de porc enrobe de je ne sais trop quoi mais que l'on retrouve exclusivement durant cette periode. Aussi, les personnes plus agees ont l'habitude de remettre aux plus jeunes une enveloppe rouge dans laquelle ils ont insere quelques billets... de petites coupures, pour la chance. Egalement, les fleurs. C'est magnifiquement fleuri partout - des fleurs jaunes principalement- et chacun a comme un devoir de fleurir autour de lui.

C'est une grande fete familiale. La famille au Vietnam est tres importante, faudrait etre entierement aveugle pour ne pas s'en apercevoir. On se recoit tout en esperant que la premiere visite puisse apporter avec elle la chance pour la nouvelle annee. On dit meme que certaines personnes pour eviter de transporter la malchance, sortent un peu apres minuit et entrent immediatement comme cela elles auront deja ete les premieres quelque part et ca sera chez elles. On respecte beaucoup les traditions et la politesse trone au sommet de celles-ci. Etre impoli au Vietnam c'est ne pas suivre plusieurs regles d'etiquette... qu'un etranger apprend au fur et a mesure.

D'ailleurs, les etrangers semblent etre des importantes puisque trois familles m'ont demande de faire partie de leur photo alors que j'attendais patiemment (a developper au Vietnam) l'autobus 150 qui s'est transforme en 56 l'espace de trois photos...

Parlant d'autobus, puisque mon guide etait en famille pour le jour du Tet, je me suis dit que le meilleur moyen pour apprecier les idees geniales des differents quartiers ou districts, quoi de mieux que de faire de l'autobus. J'ai donc traverse Saigon d'est en ouest, du sud au nord pendant trois heures. Comme le veut ma mauvaise habitude... la camera etait restee a l'appartement. Tout comme je me fiais a mon ami Jean-Luc pour les photos lors de notre voyage en Europe en 2010, je fais la meme chose avec YoYo... sauf, pas de guide... pas de photos. Je dois me corriger. Tiens, ca serait cela ma promesse pour 2012.

Maintenant que le Tet est termine et que les activites normales reprennent, je suis a organiser mon depart vers d'autres villes. Dans l'ordre ou le desordre ca sera Da Lat, Nha Trang, Hue, Hanoi et la baie d'Along (Ha Long). Des amis de Granby doivent etre a Saigon autour du 13 fevrier, je verrai a etre ici afin que l'on puisse parler francais un peu...

A bientot pour d'autres impressions.


PHOTOS AUTOUR DES FESTIVITES DU TET










Photo officielle inaugurant le TET









Plat traditionnel vietnamien...








... on le trouve lors du Tet: a base de porc.











Banderole officielle du Tet 2012








Exposition de fleurs au centre-ville de Saigon...








... une activite tres presente durant cette periode.








Artisanat vietnamien.








Toujours des fleurs: le jaune est a l'honneur...











... meme a l'appartement.








Cathedrale Notre-Dame eclairie pour le Tet.

mercredi 18 janvier 2012

IMPRESSIONS NUMERO 3

Il a plu cette semaine a Saigon. Oui. Quelques heures, mardi. Vous verrez les photos la prochaine fois. Quelque chose a voir et a vivre, et le plus etonnant reste encore le fait que le courant electrique ait tenu le coup! Ca balayait l'espace du sud au nord avec des raffales impressionantes. Je me disais qu'on allait avoir un peu de fraicheur par la suite, mais non, ici apres la pluie, la chaleur.

Autre chose que je remarque, c'est une capacite incroyable pour certains Vietnamiens de consommer. Comme je vais m'approvisionner tout pres de l'appartement dans un magasin style entrepot a la Costco, je vois assez souvent les memes personnes qui y reviennent et chargent leur panier de tout et de rien. Il faut dire que le bons vieux trucs de marketting fonctionnent a merveille - achetez le produit et vous recevez un bol, une assiette en retour - au point ou on peine a remplir les comptoirs. Je ne vous parle pas des prix qui n'ont absolument rien a voir avec chenous... Le cout de la vie ne se compare pas et on reussit a vivre aisement avec tres peu.

Je me demandais comment on peut detruire l'originalite d'une civilisation a partir de l'implantation de nouvelles habitudes de vie. Introduire et faciliter la consommation d'alcool ( les ventes de caisses de biere doivent certainement rivaliser ici a Saigon avec n'importe laquelle des grandes villes americaines); importer le hamburger (la restauration rapide est facilement disponible et compte de nombreux adeptes, meme si l'on peut se procurer un sandwich a la MacDonald garni avec des crevettes); inciter a la consommation ( combien souvent inutile) de tout et de rien, de ceci et son contraire; creer du reve avec les loteries. Un coktail a peu pres assure de demolition des valeurs traditionnelles.

Autre chose qui me surprend: combien de fois j'ai vu des Vietnamiens endosser des chandails, t-shirts et autres costumes a saveur americaine, et sembler en etre fiers. J'ai encore de la difficulte a voir les enfants jouer a la guerre dans les petites rues de Saigon, ces petites rues adossees aux grandes arteres resplendissant de lumieres, de magasins et boutiques ou de centres commerciaux hyper-modernes. C'est beaucoup cela - j'ai une certaine connaissance des districts 1,2,3, 7 et 8 (ce sont comme des arrondissements) - Saigon: le luxe et la pauvrete.

Il existe certaines coutumes avec lesquelles je deviens de plus en plus familier. Manger sur le trottoir en invitant parents et amis, semble en etre une. Et l'on me dit que lors des festivites entourant le TET, dans quelques jours on passera a l'annee du Dragon, j'en verrai beaucoup d'autres dont plusieurs reliees a la nourriture. J'en reparlerai.

Cote projet, je devais partir pour Hue, ensuite Hanoi mais la cousine de mon guide qui travaille dans le monde du voyage m'a conseille d'attendre apres le TET puisque l'on connaitra une chute des prix actuellement multiplies par 5. J'envisage aussi un sejour a Bangkok mais cela reste a determiner.

J'ai assiste, hier soir -mercredi 18 janvier, journee d'anniversaire de mon petit-fils Ethan (3 ans) - a un lancement de livre a la Librairie francaise de Saigon. Quelques ressortissants francais et deux ou trois Vietnamiens parlant francais y ont assiste. Cela m'a permis de saluer un monsieur qui revenait du Quebec. On a jase des pays... L'ecrivain en question se nomme Christophe Dallot et vit a Saigon depuis 1993. Il a epouse une Vietnamienne. Le titre de son livre publie chez Alexipharmaque Les Narratives s'intitule DEMON. Il enseigne au lycee Marguerite-Duras et s'interesse particulierement a des histoires de possessions, de metamorphoses et de monstres, hippogriffes, centaures, sphinx... Ce qui me permet de dire qu'en plus de L'IDIOT, je lis le poeme (+ de 3000 vers) de Nguyen Du, KIM-VAN-KIEU, probablement le poeme populaire le plus celebre au Vietnam.

Voila pour aujourd'hui, je vous souhaite du beau/bon temps et a bientot.
Quelques photos suivent.


NOUVELLES PHOTOS










Centre-ville de Saigon en preparation du Tet










Monument en l'honneur d'Ho Chi Minh










Restaurant exterieur (odeur extraordinaire!)










Motocyclette et chauffeur










Exhition de photos 3D










Un rare accident dans les rues de Saigon










Stationnement pour motocyclettes...










... stationnement pour automobiles










Exterieur du cafe Gloria's

mercredi 11 janvier 2012

IMPRESSIONS NUMERO 2

Une fois l'histoire plutot desagreable des puces ou punaises de lit, tellement que je les ai appelees les morpions arabes, cette histoire passee; une fois bien adapte a l'heure d'ici; une autre fois, toutes les mauvaises habitudes de comparer ici avec che-nous; et encore de se dire que j'aurais donc du penser a ceci ou a cela... une fois toutes ces petites babioles derriere soi, et meme la premiere impression... on passe a autre chose, on passe au vrai de vrai.

Deux semaines plus tard, a quoi ressemble ma deuxieme impression? Est-ce que tout ce que l'on m'avait dit du Vietnam s'avere exact ou conforme a ce que j'observe? J'ai toujours eu beaucoup de difficultes a generaliser, ne croyant pas que ce qui se deroule dans le cerveau de l'un puisse s'averrer la copie conforme de ce qui germe dans le cerveau d'un autre. Je puis donc me permettre de prendre une certaine distance par rapport a ce que d'autres voyageurs ont vecu ici avant moi. De toute facon, j'ai comme la vague idee qu'il n'y a pas beaucoup de touristes de mon genre, c'est-a-dire quelqu'un qui ne vient pas visiter le Vietnam mais le vivre. Les touristes que je remarque depuis mon arrivee se tiennent en groupe, visitent les essentiels que l'on voit dans les guides. Ils sont un peu a la merci d'une machine qui semble rouler continuellement dans le meme sens. Je ne les blame pas, c'est leur choix mais je ne saurais etre capable de suivre une trentaine de personnes qui recoivent les memes informations, sur le meme ton et sans doute aseptisees compte tenu du fait que nous sommes en pays communiste.

J'ai, comme deuxieme impression, celle de la lenteur. Vous me direz que Ho Chi Minh est une grande ville, en route vers une modernite a la fois europeenne et americaine, ou tout bouge rapidement... et vous auriez raison. Mais en meme temps, je remarque dans les gestes du vietnamien moyen cette lenteur d'execution qui vient peut-etre de cette faculte qu'il semble posseder, celle de savoir prendre le temps qu'il faut et cela au bon moment. La circulation en est un exemple. Un minimum d'ordre dans un maximum de desordre et a une vitesse qui doit se situer a celle non pas de la voiture mais de la motocyclette. Quand, avec mon guide, nous roulons a 40km/h et qu'il semble que ce soit la norme non ecrite mais standardisee, c'est savoir prendre son temps parce le temps est comme defini et accepte socialement comme etant cela, le bon moment. Le bon moment pour doubler, le bon moment pour saluer, le bon moment pour sourire. Il me semble que le vietnamien connait le bon moment, il sait exactement quand il doit arriver, quand il doit etre.

Deuxieme impression: la lenteur. Comme cela m'est utile et combien reposant, quasi zen. J'aime beaucoup devoir modifier mes journees selon le soleil. Mon guide craint le soleil, de sorte qu'une journee c'est aussi bien l'apres-midi jusqu'a la nuit et une autre fois, du matin au midi. Les activites ne sont pas urgentes, j'ai du temps devant moi. De grandes lignes seulement et beaucoup, beaucoup d'improvisation. On s'en va la pour se retrouver ailleurs. Et ailleurs, il y a des gens interessants qui me considerent, je ne puis le dire exactement, comme un objet rare ou un sujet different.

Mon guide me repete, et il semble que je ne l'ecoute pas beaucoup, qu'il ne faut pas tenter d'entrer en contact avec tout le monde... moi, je veux le contraire. Une vieille femme assise sur le trottoir, je me dis que sans doute elle a deja parle francais, mais non, elle ne parle que vietnamien mais quel sourire j'ai recu d'elle. Les enfants de la rue, bouleversants de pauvrete, mais qui n'en veulent qu'a ton porte-monnaie. Les vendeurs de tout et de rien, il y en a partout et encore plus loin, tu leur adresses un regard et voila qu'ils te pourchassent inlassablement.

Les jeunes filles ont de splendides cheveux noirs. Je me suis rappele le livre merveilleux de Hrabal sur la chevelure et compris un peu mieux ce qu'il voulait dire alors que pour lui les cheveux parlent tellement. Rappele aussi La condition humaine de Malraux, je ne sais trop pourquoi, la Chine n'est pas le Vietnam mais je retrouve certaines ambiances.

Apres deux semaines, j'aime le Vietnam, moi le voyageur europeen... Je m'y sens totalement depayse, entierement en securite et ressens un besoin intense de comprendre cette resilience collective qui a du leur etre necessaire pour oublier les palles des helicopteres, la presence americaine et auparavant celle des Francais.

Et, bizarrement, sur mon balcon au septieme etage, je lis L'idiot de Dostoievski quand c'est ensoleille et que mon guide prend conge...

Suivent quelques photos...

QUELQUES PHOTOS

Le divan arabe








Ho Chi Minh vue de l'appartement








Petit parc aux pieds de Cantavil (nom de l'appartement)









Muine (Mer de Chine)







Panne d'autobus au retour de Muine








Position repos asiatique









Entree du parc thematique (je vous epargne le nom vietnamien)







Un crapaud vietnamien








La maison de l'opera de Ho Chi Minh








Lumiere et nuit sur Ho Chi Minh








Circulation fluide... attendez de voir la video sur comment on circule ici... a voir!







Mon guide: Phan Le Trung Hieu... on l'appelle YoYo.

mercredi 4 janvier 2012

Premier du Vietnam

D,entree de jeu vous devrez lire avec pas d,accents...

Je dois m,habituer a vous ecrire en me rappelant qu,il y a 12 heures d,ecart entre le Vietnam et le Quebec. Je suis donc jeudi 4 janvier en fin d,apres-midi et vous dormez tous paisiblement...

Tout va tres vite dans ce pays ou la lenteur semble etre le leitmotiv. On se bouscule pour ensuite prendre son temps... tout son temps.

Je suis arrive avec 3 heures de retard en raison d,un arret a Bangkok, arret imprevu. Mon guide m,attendait et nous sommes arrives a l,appartement situe un peu en retrait du centre-ville. Je me suis felicite d,avoir entrepris mon decallage horaire quelques jours a l,avance autrement c,aurait pu etre fort penible.

Le transit a Doha (12 heures pendant lesquelles tu dois obligatoirement demeurer a ton hotel) fut extra a part qu,a l,hotel qui semblait merveilleux de l,exterieur, je me suis tape un infection aux morpions... Le medecin que j,ai vu a Ho Chi Minh m,a dit que c,etait courant au Qatar - beau a l,exterieur mais moins propre a l,interieur- ce medecin a difficilement reusssi a me trouver la medication pour eradiquer le probleme. Cette facheuse situation m,a un peu ralenti et permis a mon guide de travailler sur ses examens de fin de session.

Premiere impression de cette ville une fois revenu du choc culturel, immense, c,est bizarre ce que j,ai ressenti; je me voyais a l,epoque de la guerre du Vietnam, je regardais le ciel, m,attendais a des bombardements ou je ne sais quoi de semblable. Ceci passe, je decouvre une belle grande ville polluee comme je les aime, bruyante, mouvante ou une bizarrerie n,attend pas l,autre. Mon guide ne gene pas pour me faire passer dans endroits typiques.

Les gens, a premiere vue, se divise en deux categories: ceux qui sont jeunes (entre 15 et 45 ans) paraissent tres jeunes et les autres, les ages semblent des vieillards. C,est une premiere impression sans doute evoluera-t-elle avec le temps.

Deux repas a l,exterieur de l,appartement; le premier dans un restaurant japonais (un ou 2 n, je ne me souviens jamais) des sushis exquis et un lunch dans un restaurant typiquement vietnamien du centre-ville.

Je dois un peu composer avec les disponibilites du guide mais ca va.
Je vous reviendrai apres les deux jours de plage..

A la prochaine.

Pas trop enerves par le manque d,accents?
Des photos devraient egalement suivre une fois maitrisee l,application liee a cet ordinateur vietnamien.

mardi 27 décembre 2011

QUATRE (4) CENT-VINGT-NEUF (29)



Ça fait tout drôle que de travailler ce saut la nuit. La raison? C'est que je suis à faire le saut entre le jour et la nuit pour mieux me préparer à l'heure asiatique que j'adopterai dans quelques jours. Donc, vous l'avez compris, il s'agit ici du dernier avant le Vietnam. Et il sera un peu spécial du fait que je vous présente deux versions du même poème. Je n'arrivais pas à opter pour une ou pour l'autre, de sorte que voici les deux.


cet homme ne connaît pas...


… la liberté
il vit dans un pays libre de toute liberté
où, contre la noirceur, on érige des maisons blanches
et au bout du champ, on creuse un trou profond

… ne connaît que le mensonge...

cet homme ne connaît pas les mains sans réserves
il vit dans une prison morose aux murs menottés
où chacun cherche dans les recoins biscornus de son espace
les empreintes encore fraîches laissées par le bourreau


… la parole sans drapeau
on le flagelle à bout de bras de paroles et de drapeaux
au centre de leurs coutures roses, une femme aux seins nus
langoureusement l’invite à fertiliser le désert de ses solitudes

… ne connaît que le mensonge…

cet homme ne connaît pas les pieds déliés
il crache de la salive rouillée sur ses entraves endolories
et transporte de la salle des pas perdus à celle des supplices
toutes les saletés quotidiennes que ses espoirs alimentent


… la justice
en déséquilibre précaire entre deux plateaux de balance,
dans son approximative mesure des empires à la dérive
elle rend licite l’illicite combat des océans contre les terres

… ne connaît que le mensonge…

cet homme ne connaît pas les yeux ouverts
on les lui a crevés à la naissance avec le tison de la foi
ses cicatrices oculaires sont de chétives fibroses,
des oiseaux qui recousent les nuages de l’obscurité


… l’amour
on le lui a enseveli sous des tonnes de roc
d’avalanches sordides emprisonnant sa passion
et l’arthrose de la sécheresse grinçait entre ses dents

… ne connaît que le mensonge…
cet homme ne connaît pas les chemins de la peur
ce n’est que de la sueur qui ruisselle sur son âme
transportant des frissons dans une brouette de vent
afin de les repiquer sur les aiguilles du temps


… la mort
une ombre invisiblement plus vaste que lui, le suivait
le suit, le suivra jusqu’au bout de ses torpides noirceurs
seules éternités que la vie éclaire d’une profonde rancoeur

… ne connaît que le mensonge…
cet homme ne connaît pas son corps
endolori à coups de fadaises, endormi à coups de somnifères
et la nuit, toujours il marche, par lui-même affaibli
vers un trou profond au bout d’un champ de névrose


… la haine
elle circule dans son sang à pas de coyotes
ceux qui rongent les roses sous les barbelés
et l’on copie dans de grands cahiers inutiles
ce qui fait de cet homme un homme qui ne connaît

que le mensonge aux espoirs velléitaires







cet homme ne connaît pas... (version 2)


… la liberté

il vit dans un pays libre de toute liberté
où, contre la noirceur, on érige des maisons blanches
et au bout du champ, on creuse un trou profond

… ne connaît que le mensonge...
mains sans réserves
prison morose aux murs menottés
dans les recoins biscornus de l’espace
des empreintes fraîches sont laissées par le bourreau


… la parole sans drapeau

on le flagelle à grands coups de paroles, de drapeaux
au centre de leurs coutures roses, une femme aux seins nus
langoureusement l’invite à fertiliser le désert de ses solitudes

… ne connaît que le mensonge…
pieds liés
salive rouillée sur entraves endolories
de la salle des pas perdus à celle des supplices
toutes les saletés quotidiennes alimentent l’espoir


… la justice

en déséquilibre précaire sur deux plateaux de balance,
dans son approximative mesure des empires,
rend licite l’illicite combat des océans contre les terres

… ne connaît que le mensonge…
yeux fermés
crevés à la naissance avec le tison de la foi
cicatrices oculaires, chétives fibroses,
des oiseaux recousent les nuages de l’obscurité


… l’amour
on le lui a enseveli sous des tonnes de roc
d’avalanches sordides emprisonnant sa passion
et l’arthrose de la sécheresse grince entre ses dents

… ne connaît que le mensonge…
chemins de la peur
sueur qui ruisselle sur l’âme
frissons transportés dans la brouette du vent
et repiqués sur les aiguilles du temps


… la mort

une ombre invisiblement plus vaste que lui le suivait,
le suit, le suivra jusqu’au bout de ses torpides noirceurs
seules éternités que la vie éclaire d’une profonde rancoeur

… ne connaît que le mensonge…
corps endolori à coups de fadaises,
endormi à coups de somnifères
la nuit, affaibli, toujours en marche
vers ce trou profond au bout du champ de la névrose


… la haine

elle circule dans son sang à pas de coyotes
ceux qui rongent les roses sous les barbelés
et l’on copie dans d’inutiles grands cahiers
ce qui fait de cet homme un homme qui ne connaît

que le mensonge aux espoirs velléitaires


Voilà pour 2011... Les prochains proviendront du Vietnam

Au prochain saut et d'ici là, une bonne et heureuse année 2012

mardi 20 décembre 2011

Il semble que mes voeux de Noël et de la nouvelle année n'ont pas été correctement livrés dans les boîtes de courriels de chacun de vous. Sans doute un mauvais tour de la part d'un quelconque génie du temps des Fêtes!

Je les reprends donc aujourd'hui et vous prie de considérer qu'ils vous sont destinés à titre individuel.

Je vous souhaite une période des Fêtes heureuse et toute remplie de petits bonheurs.

J’y ajoute mes meilleurs vœux de Bonne et Heureuse année 2012, qu’elle soit généreuse pour vous et vous permette de réaliser vos plus chers désirs.

Pour ma part, je serai en terre asiatique (Vietnam) pour quelques mois, période recouvrant une bonne partie de l’hiver.

Vous pourrez me suivre en images et en impressions sur le blogue du crapaud. Je vous laisse l’adresse :

http://turcjy.blogspot.com/

Jean

Entre nostalgie et fantaisie ... (54)

Se présente dans l'imaginaire poétique, sans origine logique, une série d'images bigarrées, une palette de couleurs artificielles, u...