dimanche 11 janvier 2026
DERNIÈRE HEURE
samedi 10 janvier 2026
Projet entre nostalgie et fantaisie... (39)
entre elle et elle
jeudi 8 janvier 2026
Si Nathan avait su... (Partie 2) -30- Revu et corrigé
L’ours ? Cette histoire qui date de l’hiver dernier, ne fait plus partie des jasettes qu’alimentent les villageois des Saints-Innocents ; encore moins celle du coyote gardée secrète par le peu de gens qui en furent informés. Quelle raison poussait monsieur Granger à revenir sur cet événement ? Abigaelle en fut-elle, sans expressément le savoir, partie prenante de ce qui causa indirectement le décès de l’ancien curé retrouvé mort dans le cimetière ?
| Gilles Bibeau, anthropologue |
- Vous m’intriguez, monsieur Granger.
- Notre canton aurait, j’insiste sur ce conditionnel, car rien n’a été prouvé, encore moins exploré, aurait été le lieu d'établissement d'une secte.
- Une secte, dites-vous?
- Bibeau s’intéresse aux religions, leur histoire et leur influence. Sans jamais avoir parlé ou publié sur ce sujet, il croit qu’à chaque religion se greffe un mutant pouvant s’avérer plus conservateur ou plus libéral que la religion dont il serait issu, parfois pernicieux.
- Et le canton des Saints-Innocents en aurait hébergé un ?
- Chère Abigaelle, vous n’avez pas encore ratissé tout le secteur, bien qu'aujourd'hui un espace inconnu se soit ouvert à vos yeux, alors que, tout comme mon père à la recherche de terrains à vendre, je l’ai parcouru tous azimuts. Ce que j'ai d'abord constaté, eh bien, c’est la structure des terres avant qu'elles ne fussent sélectionnées pour ensuite être distribuées auprès d’agriculteurs en provenance de partout dans la province et d'ailleurs, désireux de les exploiter. Ce programme, je vous en ai parlé, c'est celui dont mon père a bénéficié lorsque la famille est rentrée au Canada. Une structure difforme, si je peux m’exprimer ainsi. Un terrain situé à l’est du village actuel pouvait très bien avoir des liens avec un autre situé à l’opposé ou plus au nord. Tout l’ensemble couvrait un périmètre global représentant la zone du village des Saints-Innocents, ses alentours limitrophes, ainsi que la grande forêt qui couvrait un territoire gigantesque et inexploité. Je dis « périmètre », alors qu’il faudrait plutôt parler de « circonférence ». Tout était méthodiquement organisé de manière circulaire. Pour donner un exemple, le terrain sur lequel se trouve la maison que vous habitez et qui appartenait à mon père était à l’origine uni à celui d’en face, sur lequel se trouve maintenant l’école. Ce grand terrain circulaire avait été amputé d'un rayon permettant la construction de la route nationale menant à Montréal, l'autre servant à délimiter l'espace nécessaire pour la municipalité naissante, cela en y traçant une rue principale. Il possédait des appointements situés à l’extrémité des deux allées sans nom. Plus tard une de celles-là a été réquisitionnée par la municipalité afin de permettre aux autochtones venus d'Ontario de s'y installer. Je n’ai donc plus aucun droit sur ce secteur tandis que la seconde aire d’hébergement, sur un rang parallèle à celui où vit la famille ojibwée, est maintenant le lieu de résidence de la famille Cloutier. Le père m'ayant demandé l'autorisation d'y construire une maison pour son fils, j'ai accepté pour des raisons, disons, des raisons altruistes avec pour condition que le terrain demeure ma propriété. Le résultat final est que je suis propriétaire du terrain sur lequel la maison où vous vivez est construite, ainsi que celui de la famille Cloutier. Je ne vous fais pas la nomenclature de toutes les bizarreries reliées aux terres de notre canton, j’en aurai pour plusieurs heures.
- Je vois, mais quel lien y a-t-il à faire entre la structure des terrains et une possible secte ayant eu pied à terre par ici ?
- Lorsque le gouvernement a accaparé les lieux, aucun acte notarié n’a été formellement homologué, alors que certaines parcelles de terrain ont été titularisées. C’est par cette porte que je suis entré. Par testament, j'ai hérité des titulariats que mon père, au fil de ses achats de terrains à gauche et à droite, m'a légués. Sans pouvoir le vérifier, je me doute que certains lots, ceux situés principalement dans l’immense forêt, n’ont jamais eu de propriétaires légaux, qu’ils n’ont pas été ajoutés au programme de donation des terres en vue d’exploitation et qu’ils ne sont pas titularisés. C'est un peu comme si un cachet les avait protégés d'une intangible action.
- Cela date quand même d’un certain temps.
- Tout à fait. Nous sommes au milieu du siècle dernier. Beaucoup de lois depuis ont été modifiées, beaucoup de papiers égarés ou perdus. Alors je résume pour que vous saisissiez bien cette obscure problématique. Le canton appartenait en grande partie de manière apocryphe à des tenants aux identifiants fictifs ou virtuels. Ces gens n’avaient aucune responsabilité fiscale, puisque la région était considérée comme inoccupée, « terre du gouvernement » serait le terme exact à employer. Si on s'amusait à déchiffrer le cadastre de la municipalité des Saints-Innocents, ce chapitre s'avérerait intéressant. D'autres aussi.
- Parce que, dans les faits, la région aurait été occupée.
- Pas seulement par des familles d'ours noirs, soyez-en certaine. L'ami Bibeau est anthropologue, il ne pouvait que mettre la puce à mon oreille avec son hypothèse de secte. Partant de ce constat, je me suis mis à fouiller la région, seul. Quelqu'un s'est ajouté à moi, mais plus tard. Ce que j’ai découvert m’a surpris d'autant plus que personne ne semblait s'intéresser à l'explorer, sans doute cette cause n'en valait pas la peine. Un peu partout dans le canton, mes yeux renvoyaient des images à mon cerveau que celui-ci ne pouvait pas décrypter efficacement.
- Vous avez trouvé des éléments pouvant valider ce que monsieur Bibeau avait énoncé ?
- La forêt que vous connaissez bien est devenue aujourd’hui presque aussi insignifiante qu’un boisé. À l’époque, le territoire que maintenant nous franchissons aisément était une très vaste étendue densément serrée, sauf en son centre dont la circonférence pouvait certainement s'étendre sur un kilomètre. C’est là que j'ai pu deviner, en raison de l'aménagement particulier des lieux, que des restes d’une certaine exploitation pourraient être enfouis. Je ne suis pas archéologue, mais je crois que le temps a fait que ce secteur de la forêt rasée de près a pu un jour être autre chose. Un œil non averti, y passant, ne remarquerait absolument rien.
- Votre extrapolation ?
- Si, je dis bien si, car rien n’est ni démontré ni prouvé, l’hypothèse de la secte peut un jour être validée, c’est à partir de cette zone que les recherches doivent être entreprises. Quant à moi, je crois que quelque chose s'y cache.
- Tout ça a un lien avec l’ours de cet hiver ?
- Le garde-chasse, l’autochtone vivant au bout d’un des deux rangs sans nom, a déclaré n’avoir jamais rencontré d’ours noir dans l’exercice de ses fonctions. Il dit vrai, mais ici devant la rivière, et cela depuis quelques années, une famille d’ours noir y est installée. L’automne dernier, j’ai encore vu le mâle se promener. La dernière fois qu’il est passé devant mon chalet, c’était quelques jours avant la tragédie. Pourquoi n'était-il pas en état d'hibernation ? Je n’en ai aucune idée, mais cela m'a tout de même étonné. Monsieur Don ne peut savoir qu'à une certaine époque, disons au siècle dernier, ces espaces boisés étaient l'habitat naturel de l'ours noir, du même type que celui au cœur de cette histoire.
- Vous avez tout comme moi entendu dire que le garde-chasse pouvait être le responsable de sa mort, puisqu’il a été abattu par une flèche.
- Non pas responsable, mais bien coupable, surtout à cause de cette icône autochtone que personne n’a réussi à retrouver.
- Exactement. Il y a quand même une bonne distance entre le cimetière et votre chalet.
- Il l’a franchie, puisqu’on l’a retrouvé là et certains l'ont même aperçu tout près de la rivière presque à l'entrée du village.
- Un ours noir vivant assez loin du lieu du drame se retrouve, un jour, dans le cimetière, surprend le curé qui en meurt, la flèche l’ayant tué demeurant toujours disparue.
- Vous savez, chère Abigaelle, à quel point les gens aiment les légendes. Cette mort en deviendra une, mais non pas pour vous. Elle sera plutôt un signe révélant que, dans ce village et tout autour, des choses étranges se sont déroulées. Imaginez un seul instant que des rumeurs se répandent indiquant qu'une secte aurait séjourné dans la région il y a un certain temps, je ne vous dis pas l'effet que cela aurait.
- Êtes-vous à la recherche d’indices entourant cette affaire ?
- Je n’aime pas jouer au détective, ce n’est plus de mon âge. Toutefois, si on réussissait, à partir de l’hypothèse de Bibeau, à démontrer, preuves à l'appui, qu’une secte ait possiblement installé ses pénates par ici, si on clarifiait l’affaire, je suis convaincu que d’autres histoires jailliraient. Certaines plus macabres que d'autres.
- Comme les odeurs qui pullulent dans la maison que j’habite.
- Retenez bien la géographie particulière qui régnait il y a environ une centaine d’années. Le temps ne règle pas tout, trop affairé à fixer le passé et se fermer les yeux sur l'avenir. Il agit parfois sur la mémoire dans le but de la dérégler ou il se cache un peu comme l’ours noir qui a quitté la proximité de mon chalet pour s’aventurer en plein cœur du village et y laisser sa vie.
Abigaelle avait le souffle coupé.
vendredi 2 janvier 2026
Si Nathan avait su... (Partie 2) -29- Revu et corrigé
Abigaelle ne pouvait que s’interroger sur les véritables intentions du président de la commission scolaire. Ce dernier, qui, de manière quelque peu échevelée, lui déballait tous les points qu’il avait inscrits intentionnellement à son ordre du jour virtuel : bilan de l’année, accrochages avec madame Saint-Gelais, musique japonaise, les activités terroristes du FLQ lors de la crise d’Octobre `70, pour achever par cette question, étonnante, au sujet de son père. Cherchait-il à l’abasourdir ? La préparer à un projet particulier ?
- Lorsque j’ai fait le lien entre vous et lui, je me suis permis un courrier afin d’obtenir un avis sur l’accouchement qui a mené ma femme à la mort ainsi que ma fille nouvellement née.
- Il vous a certainement répondu.
- Tout à fait. J'avoue que mon objectif n’était pas de recueillir des informations sur de possibles erreurs médicales afin d’entreprendre des procédures contre l’hôpital, ce que d’ailleurs mon avocat de l’époque me conseillait, non, je voulais en savoir un peu plus sur vous.
- Vous lui avez parlé de moi ?
- Non, pas du tout, mais lire ses commentaires m’aura permis de mieux comprendre la structure de sa pensée, ce qui pourrait m’en apprendre davantage sur la vôtre. Comme le dit l’expression « Le fruit ne tombe jamais bien loin de l’arbre. »
- Cela vous a aidé ?
- Beaucoup.
Certaines conversations alimentent un sujet précis qui se développe graduellement au fur et à mesure qu’évoluent les échanges. Le leur dépassait les deux heures, gravitant autour d’une foule de sujets, mais là, finalement, Abigaelle se permit d’avancer un plus loin.
- Qu'attendez-vous de moi, monsieur Granger.
- Je travaille actuellement dans une classe du préscolaire dont les élèves risquent d’être éloignés de leur milieu naturel, ce qui doit habituellement être seulement le lot de ceux qui entrent à l’école secondaire. Parallèlement, j’avance dans mes recherches et un point central de ce doctorat, je l’expérimente auprès des huit enfants qui composent mon groupe actuel. Qu’ils quittent pour une école située dans un autre village, c’est un pan fort important, pour ne pas dire essentiel, qui m'échappera. Voici pourquoi j’ai proposé à madame Saint-Gelais de former ce groupe mixte préscolaire et première année à l’intérieur des murs de l’école primaire des Saints-Innocents.
- Ce point est parfaitement clair à mes yeux. Sachez que ce ne sera pas une virgule administrative posée sur un document que personne ne lit qui barrera une démarche pédagogique fort pertinente.
- M’annoncez-vous que cette classe sera créée en septembre prochain ?
- Soyez-en certaine. Je vais convoquer les parents des huit élèves de cette année ainsi que ceux des enfants qui entreront au préscolaire en septembre. Je vais vous demander d’assister à cette rencontre afin de leur expliquer le fonctionnement de la classe, les avantages d’un tel mixte ainsi que le modèle de collaboration que vous souhaitez obtenir de chacun des parents.
— C’est avec grand plaisir que j’accepte, mais… il y a toujours un « mais »… disiez-vous…
- Germaine y sera à titre de directrice de l’école, c’est tout à fait évident. Je ne crains pas ses interventions, sachant qu’elle agit rarement à visage découvert.
Rassis, le président de la commission scolaire respecta un instant de réflexion qui l’amena à reprendre la parole.
- Il y a autre chose dont je veux absolument vous parler.
Lorsque vous êtes venue signer le contrat qui officialisait votre engagement, je vous ai proposé de rencontrer M. Champigny pour voir avec lui s’il lui serait possible de vous louer la maison en face de l’école primaire où vous travaillerez.
- Tout à fait. La visite n'a duré que quelques minutes à peine, tout correspondait à ce dont j’avais besoin.
- Il souhaitait la garder inhabitée mais, comme elle est bâtie sur un terrain qui m’appartient, que j’insistais, il n’avait d’autre choix que de vous la rendre disponible.
- Vous connaissez donc cette résidence ?
- Quand on vit dans un village comme les Saints-Innocents depuis plusieurs années, rien ne nous échappe.
- Vous pourriez donc m’expliquer pourquoi, durant plusieurs mois de l’année, des odeurs intolérables s’en dégagent.
- Champigny n’a pas à me rendre des comptes sur sa maison, mais c’est moi qui dois voir à l’entretien extérieur. Lui et moi sommes entendus pour confier cette tâche au père de Germaine, monsieur Saint-Gelais qui déjà s’occupait de l’intérieur. On ne m’a jamais parlé d’odeurs désagréables. Le connaissant bien, je crois qu’il ne voit pas à corriger la situation pour qu’un jour il puisse mettre la cause du problème sur le terrain. Il ne digère vraiment pas cette disposition. Imaginez un insatnt, vous êtes propriétaire d’une maison construite sur un terrain qui ne vous appartient pas.
- Un ennui plutôt embarrassant, en effet. Toutefois, cela ne règle pas le problème qu'encore il se soit engagé à installer un déshumidificateur dans la cave, lieu d’où proviennent les odeurs.
- Vous dites bien de la cave ?
— Monsieur Gérard, le mari d’Henriette, la secrétaire d’école, a cherché à trouver la cause ou les causes, mais il m’a dit « je donne ma langue au chat ».
— C’est un bon monsieur, ce Gérard. En avez-vous parlé à d’autres personnes ?
- Autour de moi, oui.
- Au concierge de l’école ?
- Il en a sans doute entendu parler dans les corridors de l’école.
- Monsieur Saint-Pierre forme un trio inséparable dans le village avec Clotaire, le chauffeur du bus scolaire et l’employé de la ville, monsieur Cloutier. Ils détiennent à eux trois une bonne partie de la mémoire collective, sans oublier madame Brodeur, cette chère dame dont tout le monde se moque en raison de son talent manifeste à se plaindre sur tout.
- Vous me conseillez de les rencontrer ?
- Le plus fiable, c’est le concierge. Voyez avec lui. Je suis certain qu’il aura une solution à vous proposer.
- Merci monsieur Granger. Sans plus vous ennuyer, je vais vous quitter.
- Il me reste un dernier point.
- Lequel ?
- L’affaire de l’ours qui a secoué le village.
lundi 29 décembre 2025
LE BONHEUR, poème de Daniel Cyr
Le bonheur n’a point de trône,
il ne règne pas.
Il passe.
Il est de ces hôtes invisibles
que la vie envoie sans prévenir,
comme un rayon d’aube
qui fend la nuit sans la combattre,
comme une clarté furtive
posée sur le front des hommes fatigués.
Il entre en nous
à pas d’ange.
Il ne frappe point aux portes orgueilleuses ;
il glisse par les fissures du cœur,
là où la douleur a laissé place au silence,
là où l’homme a cessé de réclamer
et commence à comprendre.
Ô bonheur !
Tu n’es ni richesse ni victoire,
ni l’éclat tapageur des heures comblées.
Tu es l’instant accordé
où l’âme cesse de se débattre
et consent enfin à respirer.
Tu viens apaiser les tempêtes intérieures,
non en les niant,
mais en leur donnant un sens.
Sous ton souffle,
les larmes deviennent semence,
la fatigue devient sagesse,
et les jours les plus sombres
apprennent à porter leur propre étoile.
Mais tu es libre,
farouchement libre.
Tu refuses la chaîne,
tu fuis la cage,
tu te dérobes à la main qui veut te saisir.
Car demeurer serait te trahir :
tu deviendrais habitude,
et l’habitude est une nuit sans mémoire.
Lorsque tu t’éloignes,
l’homme te croit perdu.
Il se trompe.
Tu ne pars jamais sans laisser
un frémissement de lumière
au fond de la conscience,
comme un rappel secret
que la joie existe
et qu’elle a déjà été vécue.
Tu te caches alors,
non par indifférence,
mais par miséricorde.
Tu laisses l’homme marcher seul,
chuter, se relever,
apprendre la gravité du monde,
afin que ton retour
ne soit pas banal,
mais reconnu.
Et lorsque tu reviens — car tu reviens toujours —
Tu reviens plus profond,
plus vrai,
plus humble.
Tu trouves une âme moins avide,
une espérance plus lente,
un regard capable de gratitude.
Alors, le bonheur cesse d’être désir :
il devient accord.
Il n’est plus promesse,
il est présence.
Il ne crie pas,
il éclaire.
Et l’homme comprend enfin
que le bonheur n’était pas à atteindre,
mais à accueillir ;
non à retenir,
mais à honorer dans son passage.
Car le bonheur n’est pas l’éternité,
mais il en est la preuve.
Hommes, souvenez-vous !
Ne maudissez point l’heure où le bonheur s’éloigne,
car ce n’est pas un abandon,
c’est une leçon.
Ne confondez pas l’absence avec le néant,
ni le silence avec la fin.
Ce qui fut vrai un instant
demeure vrai pour toujours
dans la mémoire de l’âme.
Respectez le bonheur comme on respecte la lumière :
on ne la retient pas,
on s’en éclaire.
Qui veut le posséder le détruit ;
qui sait l’attendre le mérite.
Marchez donc sans amertume,
car chaque pas porté avec droiture
prépare son retour.
Vivez avec assez d’humilité
pour reconnaître l’instant,
et assez de courage
pour le laisser passer.
Car le bonheur n’est pas une récompense,
il est un signe.
Il ne couronne pas les vies parfaites,
il visite les consciences éveillées.
Et lorsque, dans la nuit des jours,
il reviendra frapper à votre cœur,
ouvrez sans peur.
Non pour le garder,
mais pour lui dire merci.
Car avoir connu le bonheur,
fût-ce une seule fois,
c’est déjà ne plus jamais être tout à fait perdu.
dimanche 28 décembre 2025
Projet entre nostalgie et fantaisie... (38) CONTE D'HIVER
En avant-midi, Lou s’installe tout près de la sortie du métro. Centre ville. Même endroit, toujours. Il déambule tendant la main; parfois, un gobelet de café en carton récupéré dans un panier à ordures lui sert de sébile; il le présente aux passants dans l’espoir de recueillir un peu de monnaie. Du « change » comme il dit.
SI NATHAN AVAIT SU ... (Partie 3 ) - 17 -
La musique japonaise, un après-midi transportant délicatement sa dou...
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Ce texte date du 23 décembre 2005, au tout début de la création du blogue LE CRAPAUD GÉANT DE FORILLON . Les premiers billets avaient pour ...
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lundi 30 juin 2008 SAUT: 217 Le SAUT :217 est offert à mon frère Pierre qui célèbre aujourd’hui ses 60 ans. Nous avons signalé l’événement l...



