Le Nouvel An est arrivé et avec le départ du DRAGON toute la place sera prise par le SERPENT. Plusieurs d'entre vous m'ont demandé ce que cette année nous apportera. Eh bien les astrologues ne sont pas unanimes mais rappelons que par le passé les années SERPENT n'ont été de tout repos: crise de 1929, Pearl Harbour en 1941, la Place Tiananmen de 1989 et le 11 septembre de 2001... Mais on verra bien; en attendant je vous offre quelques photos prises en Thaïlande, plus précisément à Bangkok et sur Patong Beah à Phuket. Vous me permettrez de vous les envoyer dans l'ordre et le désordre, une caractéristique du reptile. Ce saut de crapaud d'aujourd'hui: Bangkok.
Bientôt, ça sera les images du Têt.
Think Big... à l'aéroport de Bangkok
Vue du train
Gare Hua Lamphong de Bangkok
Vue de l'extérieur de la gare
Your Place Guest House
Un des nombreux temples de Bangkok
Essayez de lire!
En chemin vers le quartier chinois de Bangkok
Nous y sommes!
Plusieurs ruelles dans ce marché du quartier chinois.
Une autre partie du guest house
On se croirait à Saïgon
Essayez de trouver un meilleur rabais que celui-ci!
Madame Coconut
Le guest house est tout au fond à droite
Un des nombreux quais sur les canaux du Chao Phraya
Cette dame confectionnait des colliers de fleurs pour Têt
En attendant que l'écluse nous soit favorable!
Thaïlande, pays de l'éléphant
Magnifique flamboyant
Touk Touk
Salons de tatoo et de massage: ça ne manque pas à Bangkok.
Itinérant au repos
Très belle bâtisse
Exposition L'Art de Marsi à la Queen Galery en face du Musée du Roi
Petit pont menant au Golden Mountain
Citadelle dont j'ai oublié le nom
Le Musée du Roi
L'entrée de la pagode au bas de Golden Mountain
De plus près
Golden Mountain (Quelque chose à monter!)
Autre vue de Golden Mountain
Gong à Golden Mountain
Difficile à lire mais ça explique Golden Mountain
Vous vous imaginez que tout le monde les ait sonner en passant.
Gloires-du-matin... gigantesques, couvrant le portail au complet.
Le Roi de Thaïlande
En route vers l'aéroport
Et le train roule...
Air Asia... excellente compagnie aérienne.
Starbuck's de l'aéroport de Bangkok
À la prochaine pour les photos thaïlandaises de Phuket.
À peine une heure et demie d’avion
de Saïgon que nous voilà à Bangkok. Thaïlande. Le deuxième pays que je découvre
cette année, après le Cambodge. Deux royaumes. Deux réalités différentes. C’est
vrai que pour ce pays qui a connu le 26 décembre 2004 un tsunami (sujet tabou
sur les plages de Phuket) et une reconstruction à la fois rapide et, peut-être,
un peu trop américanisée, je n’aurai vu que la capitale Bangkok – trois jours à
peine – et Patong Beach sur l’île de Phuket. Le Cambodge, par autobus et en
pleine campagne, ses ruines kmers et sa capitale toute endeuillée de Phnom
Penh; établir des comparaisons entre eux me semblent difficiles.
Lorsque je dis que l’on ne revient
pas indemne de Thaïlande, j’entends par là que beaucoup de préjugés, de clichés
et d’idées préconçues sont tombés. Bangkok, je me la représentais comme la
capitale du tourisme sexuel (que dire alors de Phuket!) où les enfants servent
de nourriture à d’avides pédophiles. 8 jours en pays thaï et rien vu de tout
cela; sans doute n’étais-je pas là où ce trafic se produit et le «night life» ne fait pas partie de mes habitudes.
Je retiendrai de Bangkok - capitale traversée
par le fleuve Chao Phraya, qui détermine deux grandes zones, la rive droite
(l'ancienne Thonburi) restée plus traditionnelle, parcourue de nombreux
khlongs, canaux reliés au fleuve qui avaient valu à la ville le surnom de «
Venise de l'Asie », et la rive gauche, plus développée, où se trouvent presque
tous les attraits touristiques, le centre des affaires, le réseau de métro et
les grandes tours modernes –
. d’abord que la circulation
inversée tout comme en pays britannique exige quelques heures d'adaptation;
. les couleurs bigarrées de ses
taxis;
. l’importance du réseau public de
transport - autobus, métro (semblable à ceux de Chine et celui de Barcelone),
skytrain et train);
. le touk touk tout comme au
Cambodge;
. le légendaire sourire thaï et
leurs mains jointes sous le menton pour vous saluer;
. madame Coconut qui tient un stand
de boissons fraîches alors qu'un membre de sa famille y fait la cuisine sur rue, là
nous nous arrêtions pour le lunch et se rafraîchir, étant situé tout près du guest house. Une chose importante en
pays tropical, boire beaucoup : moi j’ai opté pour l’eau, les boissons de
fruits frais et le thé glacé;
. la langue y est aussi compliquée
que le vietnamien et le cambodgien auquel il s’apparente au niveau de la
graphie;
. beaucoup de constructions, du
moins aux abords du quartier chinois où notre guest house se situait, en
collaboration avec les Italiens;
. le fleuve Chao Phraya m’a fait
penser à la rivière Saïgon au niveau de la propreté. Je crois qu’il y a place pour
un grand chantier écologique en Asie;
. la multitude d’orchidées que l’on
cultive à Bangkok et à Phuket : c’est impressionnant et dire que les deux
de l’appartement sont en phase quasi létale;
. je fus très surpris de constater à
quel point l’obésité est présente chez les jeunes, les garçons surtout;
. pour le touriste ordinaire, celui
qui tient absolument à voir les attraits disons populaires de cette ville, il
doit s’attendre à vider sa poche de baths pour chacune des visites : 30
baths = 1$ CAN;
. la discipline thaï ressemble
beaucoup à celle que j’ai vue en Chine : en ligne pour monter dans les
autobus ou le métro, respect des signalisations et surtout des zones
piétonnières;
. les restaurants qui servent du
requin semblent faire de bonnes affaires, il faut toutefois y ajouter, avant ou
après, le nid d’hirondelle même si nous savions pertinemment qu’à Bangkok il ne u parvenait pas directement d'une grotte;
. on m’avait dit que la Thaïlande
est le pays des chiens. Tout à fait exact, impossible de les dénombrer mais ils
font partie du décor tout comme les chats (la majorité porte comme cicatrice de
leur bataille contre les rats la perte d’un bout de queue quand ce n’est pas la
queue entière). Mais le plus spectaculaire fut certainement de voir leur
présence à la gare de Hua Lamphong; ils semblent y régner en maîtres absolus;
. les femmes sont moins coquettes qu’au
Vietnam et portent fièrement le bas de nylon;
. j’ai rencontré au guest house où
nous logions une fort gentille dame (Allemande vivant à Nice et connaissant
fort bien Cavalière là où mon amie Colette avait une maison) qui revenait du
Sri Lanka après avoir passé un mois au Vietnam. Quel bien énorme de pouvoir discuter en français!;
Et puis il y a eu Phuket. Moi, j’y
tenais beaucoup. Plusieurs amis me recommandaient plutôt Pattaya en raison du
coût moindre mais en logeant dans un guest house à 50$ par nuit et ayant pignon sur rue à une bonne quinzaine
de minutes de marche de Patong Beach (quelle plage!) ces cinq jours furent du
bonheur, du soleil, de la mer… Repos complet.
Phuket s’est reconstruit rapidement
suite au tsunami et vous avoue qu’à chaque jour lorsque mon regard se
projetait sur l’horizon au bout de cette mer que je ne connaissais même pas de
nom, je me disais, me répétais : «Comment est-ce possible que cette mer
si calme qui lance sur la rive des vaguelettes inoffensives puisse devenir en un instant le monstre meurtrier qu'il fut?»
On a prévu le coup; sur la plage,
une immense tour au bout de laquelle des haut-parleurs pouvant projeter leur
voix à des kilomètres se mettraient à hurler au cas où... invitant les gens à suivre
un couloir tracé d’avance et qui les mènerait en lieu sûr. Je souhaitais ne pas à
devoir en faire le test…
Phuket, c’est l’hyper tourisme. Sur
la plage, une fois installé sur ton fauteuil qui ferait l’envie de bien des salons, on module ton parasol selon la courbure du soleil, on t’apporte boissons
et nourriture au moindre mouvement de ton petit doigt, on t’offre mille
et une niaiseries sans oublier les massages à la crème aloès vera qui facilite
le bronzage tout à fait particulier à Phuket.
Cette plage et toutes les îles
autour, un paradis pour le farniente. Ce sont beaucoup des Italiens et des
Allemands qui y étaient lors de notre passage. La mer est d’une beauté
hypnotique et je me demande encore comment on fait pour la conserver si propre
avec tout ce beau monde, pour certains écrasés sur leur chaise, d’autres vivant
comme des poissons dans l’eau, plusieurs se lançant dans les diverses activités
aquatiques offertes. Mais, et c’est palpable, on ressent une certaine tension,
un regard espionnant l’horizon, comme si, à chaque seconde, quelque chose
pouvait survenir et qui n’aurait rien à voir avec un requin à la Jaws.
Phuket, c’est «la Perle de l’Asie»
sur la mer d’Andaman. On a raison. C’est paradisiaque! Cette destination
faisait partie de mes rêves lorsqu'au Québec j'envisageais une semaine à la
mer. À environ deux heures de Saïgon, c’était une occasion à ne pas rater.
Tous les matins, lors du déjeuner au
guest house, mon attention était retenue par une drôle de rencontre :
celle d’une mère et de sa fille. La maman, début trentaine, la petite fille, cinq
ans. Même rituel tous les jours. Même table et la manière dont elles s’assoyaient
n’acceptait aucune altération. Tout était dans le regard de l’une vers l’autre,
dans cette façon toute jumelle de porter le pain grillé à la bouche. Il y avait
dans ce regard qu’elles réussissaient à reproduire jour après jour une telle
violence contenue qu’elle s’approchait de la haine. Un très beau sujet d’écriture.
Pour terminer Phuket et la
Thaïlande, je vous offre cette petite vidéo, vous rappelant que sur You Tube
On ne revient pas de Thaïlande tout
à fait indemne. On en revient bronzé, reposé, oui, mais aussi avec ce sentiment
d’avoir croisé quelque chose de noble où la grandeur d’âme
rejaillit sur un peuple dans les yeux duquel transparaît une profondeur à la
fois spirituelle et beaucoup réconciliatrice du passé et du présent. L’avenir
étant imprévisible alors que les tsunamis le sont maintenant.
Le Crapaud part pour la Thaïlande aux très très petites heures demain matin, heure vietnamienne. Après un premier arrêt à Bangkok - 29/30/31 janvier - il se dirigera vers Phuket jusqu'au 4 février, journée d'anniversaire de ma petite (elle grandit maintenant avec ses 9 ans) Léa et de mon frère Jacques ( je tairai son âge).
Je vous rapporterai quelques vidéos et photos: vidéos que je mettrai en ligne sur You Tube et les photos directement sur le blogue.
J'ai fait une expérience avec DRIVE de Google, celle de monter un diaporama. Ça fonctionne, mais le problème qui n'est pas encore résolu, c'est de le «bloguiser». Je crois que ceux qui sont sur GOOGLE+ y ont déjà accès. Je verrai cela de plus près à mon retour de Thaïlande.
Une fois revenus à Saïgon, ça sera la fête du Têt. Là aussi je vous submergerai de vidéos car cette période est grandiose ici, de plus, chaque district - parfois chaque quartier - organise des activités à son image. L'an dernier dans le District 2, c'était une gigantesque foire aux fleurs et des soirées de spectacles interminables. On verra ici, c'est-à-dire dans le District 7 et le suburbain Nha Bé.
Je vous rappelle l'adresse pour vous diriger vers You Tube:
Je
vous reviens avec deux petites histoires drôles qui circulent sous leur
forme originale ou en pastiche. Elles révèlent beaucoup sur la pensée et la culture du peuple
vietnamien.
Avoir raison
Son
Excellence le mandarin était bien connu pour sa corruption. Un jour, un homme
lui présenta unepétition et lui offrit en
cadeau 50 barres d’argent, escomptant que le mandarin jugerait en sa faveur. Le
mandarin accepta le présent et inclina de la tête. L’homme, exultant, s’en fut
avec l’assurance qu’il gagnerait son procès.
Mais
le lendemain, le défendeur vint trouver le mandarin. Il lui offrit en cadeau
100 barres d’argent, escomptant que le mandarin trancherait en son avantage. À
nouveau, le mandarin accepta et inclina de la tête.
On
arriva au jour d’ouverture de la séance du tribunal. En audience publique, le
mandarin ordonna solennellement :
-La requête du demandeur n’est pas fondée. En
punition, 100 coups de fouet!
Aussitôt,
le demandeur, écartant les cinq doigts de sa main devant sa figure,
s’écria :
- Je
suis très injustement condamné, j’ai raison!
Son
Excellence le mandarin plaça immédiatement sa main à plat sur la table et
s’écria :
-- Tu
as raison hein! Regarde ici!
Le
mandarin retourna (en langage gestuel : double) ses deux mains et
poursuivit :
- Tu
as raison, mais lui a deux fois plus raison que toi! Ne comprends-tu pas?
Le mandarin chef du
district intègre
Un
sous-préfet avait la réputation d’être intègre. Un jour, les notables d’un
village vinrent trouver ce mandarin pour le remercier d’un jugement qu’il avait
rendu en faveur du village. Le mandarin les blâma et les chassa.
Les
notables obtinrent des suggestions auprès des gens travaillant auprès de lui,
puis se rendirent à la résidence privée du mandarin pour rencontrer sa femme
qui leur dit :
-- Le
mandarin, mon mari, a toujours eu jusqu’à maintenant la réputation d’être
intègre; pour qu’il veuille bien accepter, il faut y mettre un tantinet pour la
forme. Ne serait-il pas préférable, puisqu’il est né l’année du Rat, que ces
messieurs reviennent après avoir fait fondre un rat en or : je l’accepterai
pour le lui donner.
Les
notables se réjouirent et retournèrent au village collecter les donations en or
en vue du moulage du rat à offrir. La femme du mandarin l’accepta et le cacha
soigneusement.
Peu
après, la situation du mandarin déclina. Sa femme découpa graduellement le rat
en tranches et les vendit pour son usage. Une fois, le mandarin s’en aperçut et
en demanda la provenance. Après l’avoir entendue, il s’écria furieux :
-- Pourquoi
êtes-vous si stupide, Madame! Vous n’aviez qu’à dire que je suis né l’année du
Buffle, cela n’aurait-il pas été préférable?
D’une langue à
l’autre
Quelques
exemples de prononciation des consonnes :