vendredi 22 février 2013

Les chroniques du Café Riverside





LES CHRONIQUES DU CAFÉ RIVERSIDE

7

Le Têt passé, on passe à autre chose.

En pleine période du Têt, Saïgon est devenue une autre ville. Fleurie comme s’il s’agissait d’une exposition universelle consacrée aux FLEURS.

Je croyais ne plus avoir à entendre des chants «Happy New Year» de tout acabit mais voilà que ça n’avait de cesse. Noël et Jour de l’An pouvaient rendre leurs habits saisonniers, tout ce qui s’est passé lors du Têt surpassait ce que j’avais vu un mois plus tôt.

Le congé, entrepris le jeudi 7 février, prit fin l’autre semaine. En fait, cette grande fête familiale s’est achevée pour ainsi dire le 18 février. Pour votre culture personnelle, sachez que le 10 février = le 1er janvier dans le calendrier chinois… Si vous faites le calcul pour situer la fin du Têt, vous arrivez au ??? Oui, exactement, le 9 janvier c’est-à-dire le 18 février. Comme à l’époque, déjà lointaine, de notre période des Fêtes qui allait d’avant Noël jusqu’à la fête des Rois à la différence qu’ici presque tout est fermé en raison de ce vous savez maintenant…

Plusieurs Saïgonnais quittèrent pour la province laissant la ville aux fêtards, sans-famille, touristes ainsi qu’à ceux dont la famille n’est pas ailleurs qu’ici. On devait certainement vivre la même chose à Hanoï.

Parcs, rues, endroits publics comme les marchés, les grands magasins rivalisèrent d’originalité dans leurs décorations, à croire qu’un grand concours était lancé, une espèce de défi à qui utilisera le mieux les couleurs rouge et jaune pour se mettre en valeur ainsi que la nouvelle année (2556 et année du Serpent).

Un brin d’inquiétude m’a envahi en songeant que le Dragon n’allait se pointer le nez que dans douze (12) ans… Il y a parfois de ces petits détails qui frappent fort, là où ça fait mal.

En Thaïlande, principalement dans le quartier chinois tout près du «guest house» loué à Bangkok, on signalait l’événement mais avec retenue, ce que l’on ne retrouvait pas ici. Saïgon n’y est pas allé avec le dos de la cuiller.

Je me rappelle l’an dernier avoir noté le côté commercial de cette fête alors que les magasins regorgeaient de gens et de marchandises. Je signalais à quel point les Vietnamiens m’étaient apparus comme de voraces consommateurs. On relativise les choses lorsqu’on comprend qu’à cette occasion les réunions de famille sont nombreuses, les réceptions multiples. Même phénomène cette année. On ne regarde pas à la dépense.

Si vous avez jeté un oeil aux vidéos que j’envoie sur You Tube et les quelques photos déjà parues sur le blogue, vous verrez à quel point les activités au cours de la période du Têt sont à la fois publiques – au cœur de la ville et dans les différents districts – et privées. Privées, comprendre familiales.

Les diverses traditions que ce soit celle de remettre une enveloppe dans laquelle on dépose un peu d’argent pour la chance; celle de la première personne qui entre chez soi au jour du Nouvel An portant avec elle la chance ou la malchance; celle de recevoir et recevoir encore famille et amis – les étudiants vont également saluer leur instituteur directement chez lui - ; celle de déguster les mets traditionnels faits maison; jouer aux cartes, parfois des nuits entières; toutes ces traditions, encore une fois, m’ont frappé de plein fouet.

Alors que j’étais (le jour même du Nouvel An) dans la famille de Lisa, après un repas dans la plus pure tradition de Hué (on y est originaire), rapidement les cartes firent leur apparition. Je ne connais pas le jeu et ses règlements, encore moins sa stratégie, mais ce fut instantané, je me suis revu tout jeune, chez les grands-parents paternels, en campagne tout à côté de Trois-Rivières, assis autour de la table à cartes.  Les «vieux», surtout des oncles et mon père, le grand-père Albert aussi, jouaient au 500. Au plus fort de la participation, je transcrivais le pointage sur une feuille, la dernière page du calendrier de l’année qui s’achevait. Je me suis senti dans la même bulle, assis autour de la table à cartes chez Lisa… à 32 heures de Trois-Rivières… Les pays changent mais certaines choses se ressemblent.

Je voulais parler d’obésité dans cette chronique. Du surplus de poids et parfois surplus dans le surplus. La période des Fêtes, une fois achevée, devient chez nous une mine d’or pour les gymnases, les cures d’amaigrissement, les résolutions quant au retour puis au maintien de son poids originel ou santé.

Je voulais parler d’obésité car durant les rencontres familiales vietnamiennes, tout comme au Québec, manger s’avère l’activité première et le sédentarisme, une philosophie populaire. Mais - il y a toujours un mais - au Vietnam n’est pas obèse qui veut. Réussir à en trouver un ou une relève de l’inspection systématique. Personnellement, en avoir vu une dizaine depuis les trois mois que je suis ici (je pourrais même ajouter les quatre mois du premier voyage) serait vraiment le maximum. Ce n’est pas seulement une question de génétique, leurs habitudes de vie y sont pour beaucoup : lever tôt, petit déjeuner consistant et, par la suite, de petites collations si je peux m’exprimer ainsi. Beaucoup de liquides, peu de lipides et encore moins de sucreries; du mouvement continuel et quelques courtes périodes de repos.

Mon beau-frère, le biologiste Roger, disait :«ce n’est pas ce que l’on mange entre Noël et le Jour de l’An qui est important mais ce que l’on mange entre le Jour de l’An et Noël.» Sagesse qui contient une profonde vérité.

Comme je vis au rythme vietnamien depuis novembre dernier, moment où j’ai coupé alcool et dessert, les résultats sur le physique (entendre ici la forme physique) sont rapidement apparus. Buvant de l’eau et du thé (très peu de café), des jus de fruits frais, veiller à demeurer continuellement hydraté surtout lors des balades en vélo et des promenades sous un soleil ardent ou encore de nuit lorsque le bus 72 est définitivement rentré au terminus ont fait, il est vrai, que je ne suis pas encore de la taille du Vietnamien moyen ou en mesure de circuler allègrement dans les tunnels souterrains de Cu Chi, mais je suis en forme comme jamais.

Sans faire dans la santé ou l’hygiène, je souhaite toutefois relever ce qui a capté mon attention à Bangkok puis à Phuket. D'abord dans la capitale thaïe, le nombre ahurissant de jeunes qui présentent un surplus de poids, des garçons surtout. Je dois dire que les MacDo, Burger King et autres fast food dans le genre y pullulent attirant une clientèle de plus en plus jeune. Puis le foudroyant coup de canon que vous assène Patong Beach (Phuket) à la vue de tous ces corps de touristes. C’est à croire que les vacances cautionnent une espèce de laisser-aller de la fourchette (ou des baguettes) et de la principale activité physique, la levée du coude. Au point qu’il s’avère difficile de définir exactement le concept d’obésité : est-ce uniquement un rapport quantitatif à la nourriture et aux liquides? Une perte de contrôle sur son propre corps, de l’insouciance? Une consolation ou une désolation voyant plus petit ou plus énorme que soi?

Toutes ces histoires de poids santé, d’être bien dans sa peau, etc., tout cela ne m’a pas seulement effleuré l’esprit marchant dans Bangkok ou sur la plage. Ça m’a complètement distrait. Voir ces corps – ceux (majoritaires) des touristes européens sur Patong Beach – étendus dans des chaises longues ou sur une minuscule serviette de plage, s’élançant dans la mer, y demeurant aussi longtemps que possible, se promenant de long en large, certains s’exhibant d’autres se cachant dans des djellabahs aux couleurs aveuglantes, ces femmes aux seins nus, ces hommes ventrus, tous ces corps exposés au soleil ou aux regards des autres m’ont incité à cette réflexion sur l’obésité. Ne serait-ce à la fin qu’une caractéristique des Européens et des Américains (Canadiens compris) car les Thaïlandais qui travaillent sur la plage, les Cambodgiens dans leurs champs, les Vietnamiens qui ne cessent de bouger, ont ne certaine difficulté à accéder au titre d’obèse?

Est-ce que mes amis vietnamiens qui m’ont gentiment fait voir, lors de mon arrivée à Saïgon, que j’avais un peu changé… physiquement… qu’une diète serait la bienvenue, ont-ils, et cela sans le dire ouvertement, réfléchi au phénomène de l’obésité? Je ne saurais le dire mais étant un vieil habitué des «régimes» comme on disait à l’époque, je me suis dit que si j’allais perdre quelques kilos, une fois de retour au Québec ils allaient me hanter et se présenter accompagnés par d’autres. C’était sans tenir compte d’une chose importante qu’au Vietnam on a saisie depuis belle lurette : manger pour vivre, non vivre pour manger. Ici, passer des heures au café est possible alors qu’au restaurant, pour le lunch ou le dîner, c’est plutôt bref. Manger pour vivre, ça veut aussi dire faire attention à ce que l’on mange et à quel moment de la journée on le fait. Exemple : le riz, pour moi, c’est maintenant le matin car il aura plus de temps pour être digéré. Manger ce qui est utile et non pas simplement ce qui est agréable au goût. Bizarrement, fruits de mer, poissons, fruits et légumes sont de la classe des aliments utiles.

N’est pas obèse qui veut au Vietnam, et par extension dans quelques pays d’Asie, car le devenir s’avère une tâche difficile tout comme les premières cigarettes que l’on fume nous rendent malades pour devenir par la suite le summum du goût.

Une fois Têt passé et que l’on passe à autre chose, je puis vous assurer que les gymnases de Saïgon ne sont guère plus fréquentés qu’avant et que la télévision vietnamienne ne nous inonde pas de publicités vendant les mérites d’une cure miracle d’amaigrissement.

mardi 19 février 2013

les eaux






Ce saut s'adresse principalement aux habitués, ceux et celles qui suivent LE CRAPAUD depuis... belle lurette! Ceux et celles qui reçoivent mes poèmes, certains les attendant, d'autres qui parfois me demandent comment il se fait que tant de distance les sépare les uns des autres.

Celui-ci aura été entièrement écrit, revu, corrigé et revu encore à Saïgon; le seul.

Il porte, je crois, un peu de mon amie Colette, un peu d'espoir dans la continuité du temps, la fluidité des eaux... 

Je vous l'offre aujourd'hui.

Bonne lecture.




les eaux

le reflet des eaux de la rivière frétille sur la blancheur des cigognes
à contre-courant elles remontent vers le quai où valsent les bateaux

entre les jacinthes d’eau les enfants nageaient

les vagues tourbillonnent
s’accrochent au dos du vent
les taches de verdure
devenues icebergs
cherchent un point d’appui
parmi les sillons multiples

du haut des piliers rouillés les enfants plongeaient

les eaux de la rivière disparues dans le fleuve
prendront un goût de sel une fois emmêlées à la mer

-                            -  là où nous ne sommes jamais allés semble tellement loin
alors que c’est tout à côté, lorsqu’on en revient -

les enfants criaient, que l’écume fouettait



les eaux s’ennuient du cri des oiseaux dans les arbres
des couleurs feu sur l’horizon brasillé
et les nuages s’enfuient comme moutons poursuivis

les enfants crient, plongent et nagent

les eaux de la rivière
noyées dans le fleuve
renaîtront en cris d’enfants
alors qu’une eau de pluie
grise comme larmes de deuil
pianotant un bien triste lied
sur le quai vide
guidera les eaux vers leur source

Photos à l'occasion du Têt

La couleur du Têt (à Saïgon)
 -Quelques jours avant le Têt : La famille se retrouve, les achats de nourriture seront effectués de manière à pouvoir tenir durant toute la période. Les maisons sont nettoyées et décorées.





 -La veille du têt : La fête du Têt démarre réellement le soir. La famille se réunit dans la pagode où sont déposées les cendres des ancêtres. La cérémonie durera jusqu'à minuit, moment de la nouvelle année. Durant cette cérémonie, la tradition veut que les ancêtres reviennent 3 jours pour la nouvelle année. Lorsque les Vietnamiens reviennent chez eux, il faut respecter une tradition afin d'apporter bonheur, chance et prospérité dans la demeure. À savoir, la personne qui franchit le seuil le premier de la maison sera la personne qui a le plus de chance dans l'année à venir. Cela peut être un projet de mariage, une personne enceinte, la chance en affaires. Il faut tout faire pour attirer la chance dans la maison. Au cas où un incident viendrait violer cette tradition, la famille vietnamienne serait persuadée de devoir à subir une année entière de malheurs.





      -Le jour du Têt : Au réveil, il convient de faire une très sérieuse toilette et revêtir de nouveaux vêtements. (N'oubliez pas que durant 3 jours, les esprits des ancêtres vont vivre dans la maison, il faut donc être irréprochable). Ceux qui n'auraient pas pu se rendre à la pagode la veille au soir pourront profiter d'une pleine journée pour aller se recueillir et brûler quelques bâtons d'encens. Toute cette journée sera sous le signe des symboles qui feront que l'année à venir sera une bonne année. Chaque petit évènement sera interprété et pourra offrir de bonnes perspectives pour l'année qui commence ou au contraire être la cause d'une angoisse qu'il serait inutile d'essayer de dissiper.



Jeunes filles revêtues du costume traditionnel.


Cette journée ainsi que les 2 suivantes seront réservées pour aller visiter ses proches ou être visité. Cette tradition, à l'image du nouvel an occidental, veut que les plus jeunes aillent présenter leurs voeux aux plus anciens. Durant cette période, les gens s'échangeront de la " Lucky money ". Il s'agit d'offrir des billets dans des enveloppes rouges. L'échange de billets symbolise la chance que l'on souhaite à celui qui les reçoit.

A l'issu du 3ème jour de l'année, les vietnamiens ont une petite cérémonie pour dire " au revoir " aux esprits de leurs ancêtres qui repartiront jusqu'à ce qu'ils viennent les rechercher lors du Têt de l'année suivante.





Calendrier vietnamien

Melons

Plat de fruits

Banh tet, une tradition lors de la période du Têt


Banh tô (gâteau chinois)

Table au Grand Hôtel lors du buffet de la veille du  Nouvel An.

Terrasse du Grand Hôtel


Lisa et sa famille ainsi que son frère, son épouse et les enfants.

  
Papi avec ses petits-enfants vietnamiens.

Les informations sont tirées d'un site vietnamien mais je dois avouer que la nouvelle réalité, celle de Saïgon du moins, diffère quelque peu.

Bonne année du Serpent.

vendredi 15 février 2013

Petites histoires drôles





J'aurais aimé trouver deux petites histoires relatant des événements autour du Têt, mais que voulez-vous il faut prendre ce que l'on a entre les mains.

Pour la première, afin de vous mettre dans le contexte, il faut savoir que la viande de chien se mange encore et toujours au Vietnam, principalement à Hanoï. L'an dernier, lors de mon passage dans la capitale vietnamienne, je suis entré dans un restaurant spécialisé en viande canine; je n'ai pas pu et à la place j'ai mangé du «fugu», ce poisson particulier, d'une laideur inimaginable mais avec un petit goût sucré pas désagréable. Il faut y faire très attention car il contient dans son foie et ses intestins une toxine mortelle. Le restaurant qui le sert doit aviser ses clients que le chef est agréé peut le cuire et le servir sans risques.

N’en dis pas plus

         Un chien a été abattu. Il descendit aux enfers et porta plainte devant le Dieu des Enfers qui lui demanda :

-      Dans la vie terrestre, quel crime as-tu commis pour que les hommes te tuent?
-      Oh, Honorable, je n’ai commis aucun crime. Alors que j’étais sur mes pattes, j’entendis s’abattre un coup; saisissant un pilon, ils me l’enfoncèrent dans la tête.
-      Et quoi encore?
-      Après, ils versèrent de l’eau bouillante, grattèrent complètement mon poil et me grillèrent sur de la paille jusqu’à ce que toute la peau de mon corps fût rôtie.
-      Et quoi encore?
-      Après, ils m’ont éventré, ils ont extrait mes entrailles pour les nettoyer, ils les farcirent avec du soja, des herbes odorantes, des cacahouètes pour en faire des saucisses. Ma chair, ils la préparèrent à la façon «sève de prunier», la firent frire en la roulant avec des oignons, ils en firent des boulettes grillées; mon foie, ils le firent frire si bon à en couper le souffle…
À ce point, le Dieu des Enfers agita la main en disant :
-      Arrête, arrête… N’en dis pas plus, tu me mets l’eau à la bouche!




Le deuxième parle de canards, oui, mais de la cupidité de certaines gens qui croient que tout leur est dû.

 
La bande de canards sauvages

         Un jour que Cuôi se promenait, il rencontra une bande de canards sauvages en train de nager au milieu d’un vaste lac. Alors que le gamin était assis en contemplation, un mandarin à cheval s’approcha d’un air arrogant. Le gamin fit semblant de ne pas l’apercevoir et continua à compter d’un air profondément absorbé : ‘’ Vingt, trente, trente-cinq, quarante… ‘’
Le mandarin cria :
-      Eh! Garnement! Pourquoi, voyant arriver un mandarin, ne t’écartes-tu pas et ne le salues-tu pas?

Le gamin, prenant un air effrayé dit :
-      Honorable mandarin, je vous prie de me pardonner, j’étais absorbé à compter pour voir si les canards étaient au complet.

En voyant la bande de canards se presser en foule sur la surface du lac et pris de convoitise, le mandarin noua conversation pour les acheter, mais le gamin feignit de ne pas vouloir vendre.
Sollicité sans relâche, Cuôi refusait toujours obstinément; très en colère, le mandarin se mit à hurler :
-      Ah! Espèce d’insolent, c’est pas pure pitié que je demande à acheter. Sans demander la permission, mener ses canards pâturer sur mon lac, c’est un crime énorme!

À ces mots, le gamin feignit de consentir à regret les canards pour quelques piastres. Après avoir reçu l’argent, le gamin dit :
-      Que le mandarin se souvienne bien de donner à manger aux canards, l’après-midi, quand il commencera à faire sombre, pressez-les de rentrer, sinon ils se rappelleraient de leur ancien maître et ils se disperseraient pour disparaître d’ici.

Quand il eut fini de parler, le gamin quitta les lieux. Le mandarin sauta de joie, il attendit que l’après-midi fût devenu complètement sombre pour ordonner à ses satellites de ramer en barque sur le lac pour ramener les canards. Entendant du bruit, la bande de canards sauvages s’éleva en l’air; en un rien de temps, elle disparut dans la voûte céleste sans laisser de trace. Le mandarin comprit alors seulement qu’il avait été berné par le gamin.


 Une autre langue

Revenons à notre approche de cette langue, la vietnamienne, singulière et difficile.
J'ai réussi à trouver une façon de placer les différents accents qui ponctuent la prononciation des mots. Un accent modifie le sens des mots, il ne faut pas se tromper.



Les voyelles et certaines combinaisons à retenir:


a                          comme «a» français dans papa        
-ai                        comme «ail» mais sans insistance sir le «il» final
-anh                    presque comme «in» sans «zinc» mais sans insistance
                            sur la nasalisation
- ách                    presque comme le «è» de chèque
-au, ay                 se prononcent avec un «a» très bref comme dans «sac»,
                            suivis respectivement d’un léger «ou» ou «i»
ă                          (jamais à la fin d’un mot) comme «a» dans «lac»
â                          (jamais à la fin d’un mot) comme «eu» dans «Polyeucte»
e                          comme «è» dans «mère»
ê                          comme «é» dans «vélo»
i, y                       comme «i» dans «lit»
-ia                        comme «ir» dans «tir» sans insister sur le «r»
-iêu/yêu             comme une suite rapide de «ié» suivi de «ou»
o                          comme «o» dans «dors»
-oi                        comme «oy» dans «boy» anglais, sans insister sur le «i»
ô                          comme «ô» dans «tôt»
ơ                    presque comme «eu» dans «vœu» mais avec les lèvres        écartées    
u                          comme «ou» dans «loup»
-ua                       comme «our» dans «jour» sans insistance sur le «r»
-ui                        comme «houille» sans insistance sur le «i» final
-uy                       comme «ui» dans «lui»
-uya                     comme «ur» dans «dur» sans insistance sur le «r»
Ư                         pas d’équivalent en français, se prononce comme «ou», mais  au lieu d’arrondir les lèvres, on doit les écarter comme si l’on faisait un «i»       
Ưa, uơ                  se prononce en glissant rapidement de «ư » à «  ơ»
Ưu, ươu                se prononce comme «Ư» ou «uơ» suivi d’un léger «ou»



À la prochaine

Entre nostalgie et fantaisie ... (54)

Se présente dans l'imaginaire poétique, sans origine logique, une série d'images bigarrées, une palette de couleurs artificielles, u...