lundi 28 octobre 2024
Les chiens d'une ancienne vie
samedi 26 octobre 2024
Daniel CYR, poète
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| Daniel CYR |
« Je t'ai écrit un poème à partir de cette photo d'une silhouette sombre d'un soldat allemand contemplant la Tour Eiffel.
jeudi 24 octobre 2024
Un peu de politique à saveur batracienne ... (Billet 15)
Le 5 novembre approche à grands pas et ce billet qui se veut l’avant-dernier avant le vote des électeurs américains aura un caractère informatif. Afin de ne commettre aucune erreur, je me suis inspiré d’un site sérieux Ça m’intéresse dont la mission est d’expliquer un sujet avec le plus de curiosité possible. Nous verrons ce que sont le Sénat et la Chambre des représentants aux USA, leur rôle dans le fonctionnement de la démocratie chez nos voisins du sud. Rappelons-nous que 34 des 100 sièges du Sénat passeront au vote de même que les 435 représentants le même jour que l’élection présidentielle.
« Aux États-Unis, parmi les instances politiques importantes figure le Congrès. Cette instance détient le pouvoir législatif et se compose de la Chambre des représentants et du Sénat. Chaque organe a un rôle spécifique.
Le Sénat exerce le pouvoir législatif aux côtés de la Chambre des représentants depuis l'avènement de la Constitution américaine en 1787. Ce document qui régit toute la vie politique américaine a été rédigé par les Pères fondateurs, notamment Benjamin Franklin. Les premiers membres du Sénat se réunissent pour la première fois en 1789. Cet événement se tient alors dans la ville surnommée aujourd’hui la grosse pomme, New York. Le Sénat dispose du pouvoir législatif à parts égales avec la Chambre des représentants, dans un souci d’impartialité.
Au total, 100 membres siègent au sein du Sénat, dont le siège se situe au Capitole, à Washington D.C. Les membres du Sénat représentent les 50 États américains. Chaque État est représenté par 2 membres au Sénat. Ainsi, en 2022, 100 membres siègent au Sénat américain.
Sénat aux États-Unis : à quoi sert-il ?
Le Sénat aux États-Unis a des pouvoirs importants, puisqu’il intervient pour de nombreux motifs dans la vie politique du pays. Le Sénat doit respecter les règles édictées dans l’article I de la Constitution. Son rôle principal se résume à voter les lois fédérales. Il n’agit pas seul, mais de concert avec la Chambre des représentants, qui représente le peuple. Siéger au Sénat est plus prestigieux que siéger à la Chambre. Cela s’explique notamment par la durée du mandat de ses membres qui est de 6 ans, mais aussi par les intentions des Pères fondateurs lors de sa création. Ces derniers considéraient le Sénat comme une instance dont la vocation était de se pencher sur les questions politiques à plus long terme. Les membres du Sénat votent des lois et ratifient des traités relatifs à la sécurité, la vie budgétaire, commerciale, économique, etc. du pays.
Sénat aux États-Unis : quel est son fonctionnement ?
Le Sénat compte 100 sénateurs qui représentent les 50 États américains. Chaque État est représenté par 2 sénateurs, quelle que soit sa taille. Les sénateurs sont élus au suffrage universel direct pour une durée de 6 ans. La présidence du Sénat revient au vice-président américain. Étant donné son titre, il n’a pas le droit de vote. Il est secondé par le président pro tempore, le sénateur le plus âgé et membre du parti majoritaire. Il peut décider de choisir un remplaçant pour présider une session du Sénat. L’âge minimum pour être sénateur est de 30 ans. Il faut résider dans l’État représenté et détenir la citoyenneté américaine depuis au moins 9 ans avant de prétendre à ce siège. »
États-Unis : quel est le rôle de la Chambre des représentants ?
« Aux États-Unis, les organes politiques qui exercent le pouvoir législatif sont le Sénat et la Chambre des représentants. Cet ensemble constitue le Congrès. Chaque instance a un rôle et un fonctionnement propres.
Le Congrès a été établi dans la Constitution, rédigée en partie par Benjamin Franklin, en 1787. Il voit le jour le 4 mars 1789. Les membres de la Chambre des représentants et du Sénat se réunissent alors à New York, capitale de transition du pays, avant Washington D.C. À ses débuts, la Chambre des représentants compte 59 membres et le Sénat, 20. Comme son nom l’indique, la Chambre des représentants se doit de représenter la volonté du peuple. En conséquence, c’est le peuple qui vote pour élire ses membres. Cette instance travaille toujours de concert avec le Sénat, qui représente les collectivités, et agit dans l’intérêt du peuple américain. Les règles de son fonctionnement sont actées dans la Constitution. Cette dernière lui confère autant de pouvoir qu’au Sénat. Ce partage égalitaire permet de garantir au pays d’être gouverné de manière impartiale.
Chambre des représentants aux États-Unis : à quoi sert-elle ?
Les 435 membres qui composent la Chambre des représentants aux États-Unis en 2022 représentent les citoyens des 50 États américains de manière proportionnelle. Dans la Constitution, le nombre des représentants ne peut pas dépasser 435. Pour pouvoir prétendre à un siège, le représentant doit avoir plus de 25 ans, résider dans l’État qu’il souhaite représenter, être citoyen américain depuis au minimum 7 ans. Le représentant est élu au suffrage universel direct. Une fois en place, la Chambre des représentants intervient pour les questions budgétaires, mais aussi pour la sécurité. Elle vote les lois fédérales, entre autres budgétaires, aux côtés du Sénat. C’est aussi cette instance qui peut invoquer la procédure d’impeachment à l’encontre du président en place. La plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême.
Chambre des représentants aux États-Unis : quel est son fonctionnement ?
Les représentants de chaque État américain sont élus par le peuple. La Chambre est présidée par le speaker. Ce dernier est second dans l’ordre de succession à la présidence des États-Unis. Le speaker est élu par les représentants. Cette instance est composée de 18 commissions permanentes qui ont chacune un rôle spécifique pour le bon fonctionnement du pays. Elles permettent notamment à la Chambre des représentants aux États-Unis d’assumer ses différentes fonctions en matière de répartition des impôts et des taxes, d’organisation judiciaire fédérale, de commerce intérieur et extérieur. La durée du mandat des représentants est de 2 ans, il peut être renouvelé.»
On a beaucoup entendu parler de la Cour suprême des USA, il m’apparaît alors essentiel dans la démarche informative d’en expliquer les rouages.
Quel est le rôle de la Cour suprême des États-Unis ?
«La Cour suprême est la plus haute autorité judiciaire des États-Unis. Son rôle, ses membres, ses dossiers, on vous informe.
La Cour suprême tranche en dernier recours, après un jugement en appel, une décision validée soit par l’État fédéral, soit par l’un des 50 États des États-Unis. Elle fournit un ultime examen des textes de loi ou des décrets présidentiels en statuant sur leur conformité à la Constitution. De grands sujets emblématiques tels que la ségrégation, l’avortement ou encore le mariage homosexuel relèvent, de fait, davantage de son autorité que de celle des élus. La Cour suprême est composée de neuf sages nommés à vie par le président des États-Unis. Garants de la Constitution, ce sont eux qui décident de se saisir, ou non, des dossiers qui leur sont présentés. Sachant que leurs décisions font jurisprudence sur l’ensemble du territoire américain.
Les grands dossiers de la Cour suprême.
La Cour suprême traite une centaine d’affaires par an, pour l’essentiel en juin. Quelques-unes ont fait grand bruit sur le plan international. Par exemple, celle de juin 2018, se prononçant en faveur du décret présidentiel interdisant l’entrée du territoire aux ressortissants de 5 pays majoritairement musulmans. Ou encore celle de juin 2016, se prononçant cette fois à l’encontre d’une loi, en vigueur au Texas, entravant l’accès des femmes à l’interruption volontaire de grossesse. Quelques décisions de la Cour suprême ont transformé le visage des États-Unis. Il y a environ 150 ans, les neuf sages ont ainsi annulé une loi de l’État de Virginie qui interdisait les mariages entre Blancs et « gens de couleur ». Cette décision, motivée par le principe d’égalité des citoyens (14e amendement), a valu pour une douzaine d’États qui continuaient à interdire les mariages mixtes.
Les tendances de la Cour suprême.
Les thèmes sur lesquels les neuf juges peuvent être amenés à se prononcer sont quasi sans limites. Cela peut aller du droit des minorités à la liberté d’expression en passant par le financement de la vie politique. On se souvient ainsi du débat des sages sur la réforme de la santé présentée par le président Obama : en majorité républicaine, la Cour avait relevé une atteinte aux libertés individuelles dans la mesure où le texte imposait aux Américains de s’assurer. Chaque nomination des juges peut faire basculer la balance du côté soit des républicains, soit des démocrates. L’orientation politique des juges ne saurait néanmoins à elle seule anticiper l’issue des débats. La personnalité, l’expérience des sages jouent un rôle considérable. Le thème du réchauffement climatique, par exemple, a tendance à diviser les conservateurs.»
Alors que mon attention se dirigeait vers les élections américaines, eh bien plusieurs événements assez intéressants merci ! se déroulent actuellement autant à Québec qu’à Ottawa, sans négliger la métropole québécoise. Nous aurons la chance d’y revenir bientôt.
mardi 22 octobre 2024
Projet entre nostalgie et fantaisie... (8)
vive allure
un bolide se dirige vers le mur
À vive allure
on nettoya le tout
2 mars 2009 - Saut 266
quelque chose d’absent dans la présence
samedi 19 octobre 2024
Un peu de politique à saveur batracienne... (Billet 14)
À deux semaines du 5 novembre alors que les électeurs des USA - ceux qui se sont inscrits - iront aux urnes, il est intéressant de s’interroger sur la situation en tenant compte des résultats que nous présentent les sondages commandés autant par les deux partis politiques que les médias. Les chroniqueurs spécialisés en politique américaine s’entendent pour dire que la lutte est chaude et les résultats difficiles à prédire.
Mes références seront Qc125.com et 270towin.com puisqu’il est humainement impossible de parcourir tout ce qui se publie sur le sujet. En date du 17 octobre, Kamala Harris bénéficierait de 270 grands électeurs dans une fourchette de 223 à 342 alors que le candidat républicain, pour sa part, recevrait 268 votes dans une fourchette allant de 196 à 315. Ce qu’on remarque au premier coup d’oeil c’est que les deux candidats possèdent une fourchette contenant suffisamment de votes des grands électeurs pour être proclamés «élus».
Au 17 octobre 2024:
La PENNSYLVANIE
(19 grands électeurs) irait aux Démocrates : 49% contre 48%.
Le MICHIGAN
(15 grands électeurs) irait aux Démocrates :49% contre 48%.
Le WISCONSIN
(10 grands électeurs) irait aux Démocrates : 49% contre 48%.
La CAROLINE DU NORD
(16 grands électeurs) serait à égalité.
Le NEVADA
(6 grands électeurs) serait à égalité.
La GEORGIE
(16 grands électeurs) irait aux Républicains : 49% contre 48%.
L’ARIZONA
(11 grands électeurs) irait aux Républicains : 49% contre 48%.
le taux le plus élevé = 49,7%
le taux le plus bas = 48,4%
RÉPUBLICAINS
le taux le plus élevé = 47,9%
le taux le plus bas = 46,3%
Comme le nombre de votes d’un candidat, au final, ne départage pas les deux candidats, l'important est de gagner un État qui verse automatiquement tous les grands électeurs chez le candidat du parti qui l’emporte, le fait que les DÉMOCRATES soient en avance signifie peu de chose.
Les États pivots («Swing states) au nombre de 7 pour l’élection 2024 le sont parce que les résultats sont traditionnellement serrés et qu’ils peuvent basculer d’un camp à l’autre. Dit autrement, la majorité des États sont prévisibles alors que les «swing states» ne le sont pas, voilà la raison pour laquelle les deux candidats s’y dirigent très souvent.
D’ici la date du scrutin, un billet sera consacré à l'élection au Sénat américain dont 34 sièges sur 100 seront en jeu dont une majorité démocrate, ainsi qu'à la chambre basse du Congrès américain où siège 435 représentants sont à renouveler.
Au prochain billet !
mercredi 16 octobre 2024
Les silences emmurés
Les silences emmurés
Du champ inondé d’empreintes un mur brouille les ombres
Ils l’ont contourné, un autre est apparu, aussi impénétrable
Y imprimèrent leurs doigts, balafres griffées aux miroirs tanifères
Entre barbelés et haine, des chiens macrophages grugent les silences
Brandis tels des oripeaux, leurs identifiants d’exilés sur papiers anonymes
Dans des cabas servant de couffins, leurs enfants nus d’avoir trop pleuré
Que des routes stériles pour eux, pour elles des couloirs de brimades
Et nous, vulgum pecus, et nos regards ignorants, et nos yeux plissés, laïcs
Enfouis sous nos angéliques certitudes avec dédain nous les dévisageons
Ils sont d’ailleurs, d’autres couleurs, d’autres odeurs, des êtres inhumains
Que font-ils ici, que font-ils à l’ombre de nos murs érigés contre eux
Ils nous terrorisent de leurs désarmes, sordides comme des colombes
Ils déjectent des souffrances atrophiées sur leurs corps amoindris
Et nos doigts figés pointent les murs
Alors qu’ils passent dans un mortifère silence
lundi 14 octobre 2024
Si Nathan avait su... (9) Revu et corrigé
Dès l’âge de trois ans, le jeune garçon lisait ayant appris la lecture de manière peu conventionnelle. La maison achetée par le père de Daniel afin d’éloigner bru et belle-mère, située sur un lopin de terre en retrait du village, cette maison avait appartenu à une famille qui possédait une imposante bibliothèque demeurée intacte dans la pièce principale composée de la salle à manger, d’une cuisine et du salon. Les nouveaux acheteurs n’y tenaient pas vraiment, mais l’intervention énergique de Jésabelle lui permit de survivre. Plusieurs livres des « vieux pays », comme on disait à cette époque, s’y retrouvaient, ainsi que des ouvrages religieux, mais aussi des recueils de poèmes, la plupart québécois, que l’on nommait canadiens-français. S’amusant à déplacer, replacer, reprenant la même opération des centaines de fois, Benjamin, un jour, demanda à sa mère que signifiaient ces signes qui n’étaient pas des images. Elle prit le temps de lui lire des passages pigés dans ces bouquins, l’incita à reconnaître les lettres, puis les mots, enfin les phrases et chercher à en dégager du sens. Un jour, s’adressant à sa mère Lis-moi Rina Lasnier et je te lirai Alain Grandbois.
Ce fut le début de son entrée dans l’imaginaire.
À cinq ans, il récitait par cœur plusieurs poèmes tirés de LES ÎLES DE LA NUIT, recueil qu’il chérissait parmi tous les autres même s’il ne saisissait pas tout, lui pour qui la nuit était son royaume auquel il pouvait maintenant y ajouter des îles, des tunnels planétaires, des «au-delà des étoiles», des murs protecteurs de songes, faisant «que la nuit soit parfaite».
Sa mère préférait davantage la prose à la poésie. Elle lui déclamait principalement celle de Rina Lasnier, dont le texte «L’école ouverte» qu’elle chérissait, insistant pour la lui relire plusieurs fois: « Ici, l’école s’adapte à l’écolier, et l’écolier ne sent plus l’école comme une écorce morte qui ne laisse passer ni la création ni le Créateur. Ici, le semeur sème, l’épouvantail épouvante et le soleil oriente. Celle-là qui le jour ouvre les fenêtres pour nommer les choses, et les intelligences pour élever les choses, tu la vois, le soir, remonter doucement sa lampe et préparer pour tous le levain de la sagesse.»
Cette poétesse particulièrement religieuse résonnait dans la vie de Jésabelle comme des échos d'énormes vides, ceux de sa vie antérieure, celle passée dans la grande ville, des vides qu’elle avait sciemment creusés afin d'y laisser choir les diktats familiaux. Au moment où elle décida de s’affranchir du joug parental qui ne cessait de lui casser les oreilles des mêmes rengaines sempiternellement répétées: « les filles ne font pas ça », « qu’est-ce qu’on va penser de toi ? », « t’as pas honte d’agir ainsi ? » et on en oublie, une vie nouvelle, hippie celle-là, s’ouvrit devant elle. Ses parents la renièrent.
Lorsqu’elle rencontre Daniel, celui-ci traverse une période sombre. Jésabelle sera son épiphanie. Le jeune homme fraîchement sorti de la campagne, encore et malgré lui imbu de principes sur lesquels de moins en moins il s’appuyait, découvre un autre monde. Du tabac il passe au haschisch, de la bière Molson au cocoroco et à l’absinthe, du travail quotidien au farniente, entrant dans le monde exalté des plaisirs sexuels. Il pouvait, lui et son groupe contre-culturel, décamper sans savoir où aller, revenir pour devoir trouver un nouvel abri servant de repaire.
Jésabelle s’intéressa à lui en raison de son esprit qu’elle qualifiait de rebelle, certaine qu’un jour ou l’autre, tout comme elle, il rentrera dans le rang conventionnel entretenant au fond de lui-même ce désir effréné de tout revoir de manière différente, tout remettre en doute et l’appliquer quotidiennement pour le reste de ses jours. Le profond sentiment de culpabilité qui l’habitait à ce moment-là se trouva malmené par une femme qui venait de choisir sa voie, celle de la liberté inconditionnelle.
Lorsqu’ils formèrent un couple, que les autres membres du groupe leur reprochaient de s’isoler, de ne plus participer activement aux divers échanges autant verbaux que sexuels, ils sentirent que le moment était venu de quitter le clan ainsi que la grande ville.
Donc, la naissance de Benjamin en mars 1970 bouscula les habitudes de cette famille atypique. Le fait que les grands-parents de l’enfant soient pris en étau entre leur aversion pour sa mère et le besoin de s’approcher du premier fils obligea Daniel à redéfinir sa perception de la «famille». Promptement il coupa les liens avec son père et sa mère, au risque d'ostraciser davantage son ménage, d'amplifier les médisances et les calomnies principalement dirigées à l’encontre de l’étrangère venue de la grande ville.
Jésabelle n'en tenait pas compte, ne commentait jamais ces ragots, se consacrant entièrement à son fils dont elle souhaitait qu’il fût conscient de qui il pourrait être, cultivant ses capacités intellectuelles, semant dans son appétit un insatiable goût de liberté et d'autonomie.
L’été, elle modifiait son propre horaire et vivait la nuit pour se rapprocher de lui alors que le père, fort occupé, passait la majorité du temps dans ses champs céréaliers.
Un jour de juillet, alors qu’il pleuvait à boire debout, un fonctionnaire responsable de la sécurité des enfants se présenta à cette maison au bout du rang le plus éloigné du village des Saints-Innocents.
mercredi 9 octobre 2024
Un peu de politique à saveur batracienne ... (Billet 13)
On her way to work one morning
Down the path along side the lake
A tender hearted woman saw a poor half frozen snake
His pretty colored skin had been all frosted with the dew
"Oh well," she cried, "I'll take you in and I'll take care of you"
"Take me in oh tender woman
Take me in, for heaven's sake
Take me in oh tender woman," sighed the snake
She wrapped him up all cozy in a curvature of silk
And then laid him by the fireside with some honey and some milk
Now she hurried home from work that night as soon as she arrived
She found that pretty snake she'd taking in had been revived
"Take me in, oh tender woman
Take me in, for heaven's sake
Take me in oh tender woman," sighed the snake
Now she clutched him to her bosom, "You're so beautiful," she cried
"But if I hadn't brought you in by now you might have died"
Now she stroked his pretty skin and then she kissed and held him tight
But instead of saying thanks, that snake gave her a vicious bite
"Take me in, oh tender woman
Take me in, for heaven's sake
Take me in oh tender woman," sighed the snake
"I saved you," cried that woman
"And you've bit me even, why?
You know your bite is poisonous and now I'm going to die"
"Oh shut up, silly woman," said the reptile with a grin
"You knew damn well I was a snake before you took me in
"Take me in, oh tender woman
Take me in, for heaven's sake
Take me in oh tender woman," sighed the snake
Traduction de chanson Al Wilson - The Snake en français
En route pour son travail un matin
Sur le chemin le long du lac
Une femme au cœur tendre a vu un pauvre serpent à moitié gelé
Sa jolie peau colorée avait été toute givrée de rosée
"Eh bien," cria-t-elle, "je vous prendrai et je prendrai soin de vous"
"Emmène-moi ô femme tendre
Emmène-moi, pour l'amour du ciel
Prends-moi en ô femme tendre, "soupira le serpent
Elle l'a enveloppé tout douillet dans une courbure de soie
Et puis le coucha au coin du feu avec du miel et du lait
Maintenant, elle est rentrée du travail cette nuit-là dès son arrivée
Elle a découvert que le joli serpent qu'elle avait attrapé avait été ressuscité
"Emmène-moi, ô femme tendre
Emmène-moi, pour l'amour du ciel
Prends-moi en ô femme tendre, "soupira le serpent
Maintenant, elle le serra contre sa poitrine, "Tu es si beau," cria-t-elle
"Mais si je ne vous avais pas fait entrer maintenant, vous seriez peut-être mort"
Maintenant, elle caresse sa jolie peau, puis elle l'embrasse et le serre fort
Mais au lieu de dire merci, ce serpent lui a donné une morsure vicieuse
"Emmène-moi, ô femme tendre
Emmène-moi, pour l'amour du ciel
Prends-moi en ô femme tendre, "soupira le serpent
"Je t'ai sauvée", cria cette femme
"Et tu m'as mordu même, pourquoi?
Vous savez que votre morsure est toxique et maintenant je vais mourir "
"Oh tais-toi, femme idiote," dit le reptile avec un sourire
"Tu savais très bien que j'étais un serpent avant de m'accueillir
"Emmène-moi, ô femme tendre
Emmène-moi, pour l'amour du ciel
Emmène-moi ô femme tendre, soupira le serpent
La chanson a gagné une attention renouvelée pendant la campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2016.
Le candidat républicain Donald Trump a lu ses paroles lors de plusieurs rassemblements de campagne pour illustrer sa position sur l'immigration illégale , affirmant que la décision d'autoriser les personnes demandant le statut de réfugié à entrer aux États-Unis « nous retomberait dessus », comme cela est arrivé à la femme qui a accueilli le serpent dans la chanson.
L'œuvre d'Oscar Brown a été décrite comme « une célébration de la culture noire et une répudiation du racisme ». Deux des sept enfants de Brown ont demandé à Trump d'arrêter d'utiliser la chanson de leur défunt père, déclarant aux médias : « Il utilise de manière perverse 'The Snake' pour diaboliser les immigrants » et que Brown « n'a jamais rien eu contre les immigrants ». Malgré une lettre de cessation et d'abstention , Trump a continué à réciter les paroles lors de rassemblements, notamment en juin 2021, en septembre et décembre 2023.
Lors d'un rassemblement dans l'Ohio le 16 mars 2024, il a de nouveau lu The Snake, le qualifiant de « métaphore très précise, et cela concerne notre frontière, cela concerne les gens qui arrivent, et ne soyez pas surpris lorsque de mauvaises choses arrivent, car de mauvaises choses arriveront. »
En 2024, The Lincoln Project , un groupe d'opposition républicain à Trump, a récupéré la lecture du poème par Trump dans une publicité d'attaque lors de la Convention nationale républicaine de 2024 , présentant Vance comme la femme et Trump comme le serpent.
On ne cessera pas de nous étonner du côté des Républicains.
SI NATHAN AVAIT SU ... (Partie 3 ) - 17 -
La musique japonaise, un après-midi transportant délicatement sa dou...
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Ce texte date du 23 décembre 2005, au tout début de la création du blogue LE CRAPAUD GÉANT DE FORILLON . Les premiers billets avaient pour ...
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lundi 30 juin 2008 SAUT: 217 Le SAUT :217 est offert à mon frère Pierre qui célèbre aujourd’hui ses 60 ans. Nous avons signalé l’événement l...



















