jeudi 26 décembre 2024
Jeu de mots
mercredi 18 décembre 2024
Un peu de politique à saveur batracienne... (19)
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dimanche 15 décembre 2024
Si Nathan avait su... (15) Revu et corrigé
Si nous pouvions, par quelque magie, entrer dans son cerveau, explorer son imaginaire, fouiller dans tous ses mots thésaurisés dont la plupart, pour ne pas dire la majorité, ne sont pour lui que des sons collés bout à bout et auxquels il aura cousu des notes éclectiques de musique, l'insensible aux températures ambiantes, que seul un fanal éclaire jusqu’à ce que l’aurore chasse l’aube par ses couleurs matinales petitement ramassées dans la forêt tout à côté et ces clins d’oeil intermittents du soleil qui s’étire doucement…
S’il nous était possible, l’espace d’un instant, de circuler dans l’esprit de ce lecteur presque analphabète, mais amoureux, déjà, de l’harmonie des mots, de leur parfait équilibre sans jamais connaître ni grammaire ni syntaxe, que la poésie à l’état pur, celle d’Alain Grandbois, le seul poète qui l’enchantait alors et sa vie et son désir lumineux d’entrer en contact avec l’astre de la nuit, croyant, ne serait-ce qu’un court instant, se permettant de croire à tous ces univers sur lesquels il ne peut encore mettre un sens puisé à la réalité des hommes et des femmes autres que Jésabelle et Daniel…
Si nous pouvions…
Mais non, ce n’est pas possible de percer cette bulle que l’on sent lumineuse, seul le miracle de la poésie qui demeure toujours un mystère aura réussi. Nous ne pouvons qu’en être, hommes de peu de foi, que les spectateurs incrédules, ceux qui, d’un revers de page, recueillent ce moment sublime dont nous ne saisissons qu'un sillage de l'envolée.
Je n’ai aucune idée de ce que Benjamin a retenu de ces mots de pure merveille, ceux d’un Alain Grandbois nous invitant à fermer l’armoire.
Fermons l’armoire aux sortilèges
Il est trop tard pour tous les jeux
Mes mains ne sont plus libres
Et ne peuvent plus viser droit au cœur
Le monde que j’avais créé
Possédait sa propre clarté
Mais de ce soleil
Mes yeux sont aveuglés
Mon univers sera englouti avec moi
Je m’enfoncerai dans les cavernes profondes
La nuit m’habitera et ses pièges tragiques
Les voix d’à côté ne me parviendront plus
Je posséderai la surdité du minéral
Tout sera glacé
Et même mon doute
Une ardente prémonition m’habite à la relecture de ces vers, m’interrogeant, à l’occasion de son décès tragique, au moment de se laisser choir de cet arbre au fond de son petit bois derrière la maison familiale, celle qui aura été rénovée lorsque Nathan entra à l’école secondaire, est-ce que ces vers, Benjamin les aura saisis alors que son «univers sera englouti» ? Il les avait du moins écrits dans la lettre que péniblement Jésabelle lut en présence de Daniel, du deuxième fils ainsi qu'un Walden vieillissant mais toujours aussi fidèle à celui qui gisait là devant lui, au coeur d’une si grande tristesse que l’entendement n’arrivait pas à dissiper.
À la fin de ses études secondaires, à la veille d’entrer au CEGEP, il avait annoncé son intention de partir en voyage pour un bon bout de temps. Son père Daniel, pas tout à fait revenu de la déception de voir que son fils aîné n’allait pas poursuivre son travail agricole fit tout pour l’en dissuader, allant même jusqu’à dire que «c’est une idée de fou». Jésabelle l’encouragea du bout des lèvres alors que Nathan s’en foutait carrément. Ce projet ne se sera jamais concrétisé, un autre voyage l’attendait dans son funeste achèvement.
* * * * * * * * * * * * * * * *
- Mère, voici Daniel, le papa de Benjamin et celui qui naîtra dans quelques mois.
Les yeux de l’ancêtre, veuve de Gordon, mère de Gord et Don et grand-mère de Chelle ne cessaient de passer de Jésabelle à Daniel, un peu comme s’ils cherchaient à combler une absence.
- Votre premier fils n’est pas avec vous, celui que vous transportiez dans un tikinagan ? Demanda-t-elle dans cette langue qu’immédiatement Don traduisit.
On l’appela. Il se pointa suivi de Chelle et du chien-loup, immobile face à ce personnage qui fouillait en lui, comme à la recherche d’une clé pour pénétrer son âme. Les mots qu’elle prononça et que son fils résuma, allaient comme suit: Cet enfant vit ailleurs, quelque part dans le ciel, celui de la nuit quand la lune le regarde. Il lui parle en mots choisis, parfois dans son cœur, souvent dans un livre. Il est «livre». Ouvert pour lui, fermé pour nous. L’astre de la nuit l’écoute, l’attend d’une noirceur à l’autre, part puis revient, cela trace dans son âme un sentiment profond, celui de la fidélité. Ses yeux sont couleur de l’écorce des arbres; ses cheveux, des herbes jaunes qui s’amusent dans le vent. Il est grand, de la grandeur de ceux qui nous quittent trop vite. Son âme cherche la vérité, celle porteuse de lumière naissante et renaissante. Tout se passe à l’intérieur de lui, il devra être prudent et bien saisir ce qui y bouille. Ses voyages, cet éternel voyageur, ne seront pas de ceux que nous faisons. Les îles que cette âme croisera seront imaginaires, mais déjà il les perçoit dans les failles de l’astre de la nuit.
L’ancêtre se tut. Ses mains crevassées et veineuses farfouillaient dans les cheveux ébouriffés de Benjamin qui la regardait avec une fixité telle que cela arracha un sourire attendrissant chez celle qui, maintenant, clopinait vers l’intérieur de la maison. Chelle se précipita pour lui prendre le bras, la soutenant dans sa démarche vieillissante.
Daniel et sa famille montèrent dans la camionnette, démarrèrent après avoir salué tout le monde. Ojibwée les suivit jusqu’à la route poussiéreuse.
jeudi 12 décembre 2024
Projet entre nostalgie et fantaisie... (12)
332
samedi 7 décembre 2024
Si Nathan avait su... (14) Revu et corrigé
Une atmosphère singulière se dégage de l’environnement autour duquel la maison que la famille ojie-crie habite depuis deux générations, à la suite de leur déménagement vers ce village sans que personne ne puisse, encore maintenant, en déterminer ou en expliquer les raisons profondes. Une maison placardée de cèdre et de bouleau blanc qu’annuellement on nettoie et récure ; solide dans sa structure, identique à celle construite par grand-père Gordon dans la réserve sur laquelle la famille vivait, réserve ojie-crie sur les rives de la rivière Missinaibi dans le nord-est de l’Ontario. Sur le terrain s’élève un tipi fabriqué avec l’écorce de bouleau, cet arbre que Benjamin surnomme «l’arbre blanc».
Gordon a choisi cette région en raison, entre autres, de l’affluence d’érables qui lui permet de perpétuer une tradition ojie-crie, celle de l'acériculture. Celui que l’on surnomme «l’ancêtre» dans la famille est un homme craint par les villageois. Comme il ne parle pas français, que l’ojibwé, les contacts avec les gens du village sont occasionnels. Il laisse à son fils Don le soin de communiquer avec eux, lui qui manifeste une aisance spectaculaire pour l'apprentissage des langues étrangères ainsi qu'une pédagogie fort efficace pour les transmettre.
Le décès du patriarche Gordon fit scandale au village des Saint-Innocents. Plusieurs mois passèrent avant que l’on sache que son corps avait été incinéré sur l’emplacement où vit la famille ojie-crie. Le curé avait réuni les marguilliers dont la majorité forme aussi le conseil municipal, afin de prendre une décision, à savoir si l’on devait aviser les autorités judiciaires sur ce qu’ils appelaient un outrage au cadavre. Le maire avait ajouté - sans vérification au préalable - qu’il craignait le même sacrifice, c’est le terme qu’il employa, lorsque l’ancêtre féminine mourrait, ce qui, toujours selon lui, n’allait pas tarder. Finalement une omerta fut proclamée, on n’allait pas ameuter la région et les administrations sur une situation qui risquait davantage de perturber le village qu’autre chose, surtout qu’on devait continuer à vivre avec des membres de deux générations subséquentes, celle de Don et l’autre fils Gord. De toute cette affaire, ce que l’on sut sans rassurer la population mais au moins l’amener à accepter que cette tribu - il y avait une note de sarcasme dans cette expression - pouvait s’organiser avec ses affaires, c’est que les contacts entre eux et la réserve vivant maintenant tout près de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, s’avéraient plus fréquents qu’on pouvait l’imaginer. C’est ainsi que Don rencontra celle qui deviendrait son épouse, tout comme ce fut également le cas pour Gord qui y demeura. D’elle-même la rumeur de consanguinité s’étouffa.
Du groupe familial ojibwé, seul Don fréquenta l’école. En fait, vers l’âge de 20 ans, il reçut de son père l’incitation à se mêler davantage à la population et pour ce faire, s’inscrire à ce qu’on nomme «l’école des adultes» lui paraissait une bonne voie à suivre. Sa facilité à apprendre les langues lui permit en très peu de temps de maîtriser suffisamment le français et de s’intéresser au métier d’inspecteur des terres et forêts, un emploi qu’il pratique toujours.
- Benjamin, tu vas rencontrer une amie qui entre aussi à la maternelle à la fin août.
Le fils, quelque peu timide, s’approcha vers le magnifique chien-loup qui s’assoyait devant lui. Leur regard se rejoignit un peu comme s’ils se connaissaient depuis des lunes. L’épouse de Don, une grande jeune femme aux cheveux noirs voltigeant dans ce vent si particulier lorsqu’il resquille entre les arbres lui dit : Ne crains rien, il n’est pas méchant. Chelle, tu viens rencontrer ton prochain ami de maternelle ?
La fillette aux cheveux aussi noirs que ceux de sa mère, aux yeux d’un brun luisant, trottinant vers les nouveaux arrivés, regardait Benjamin d’un regard pénétrant qui redoublait sa beauté naïve. Bonjour ! Tu aimes mon chien?
Pour une des premières rencontres avec un enfant de son âge, Benjamin, faisant passer ses livres d’un bras à l’autre, ne se sentit absolument pas embarrassé. Le mien s’appelle Walden, dit-il, flattant le chien-loup dont la douceur l’émerveillait. Nous, c’est une femelle que nous surnommons Ojibwée. C’est le nom de notre langue maternelle.
- Ma belle-mère se repose actuellement, mais je suis certaine qu’elle se fera un plaisir de vous revoir. Si elle peut lire ta grossesse, tu dois t’attendre à ne recevoir que la vérité. Elle ne raconte que ce qu’elle voit et ressent. N’invente rien.
- C’est la raison pour laquelle nous nous arrêtons aujourd’hui. Mon amie sage-femme prévoit que ça sera un deuxième garçon qui naîtra en avril prochain. Mais ce que je veux entendre de ta belle-mère ça regarde surtout l’aspect spirituel.
- Laissons-là se reposer. Je vais préparer une limonade, il fait si chaud.
- Je t’accompagne.
Nous voici en présence de trois duos, celui des femmes qui entrent dans la maison, de deux enfants se dirigeant vers le tipi et qu’un chien-loup chaperonne, finalement deux hommes accoudés sur la camionnette.
- Tu y tiens à tes livres ? Benjamin les plaça sur les genoux de la fillette qui, surprise, le fixant, ne semblait trop comment réagir. On n’a pas beaucoup de livres chez nous. On parle plus qu’on lit. Quand on lit, c’est ma grand-mère qui le dit, c’est les paroles des autres, leurs pensées, pas les nôtres.
- Moi, je lis beaucoup et cela depuis plusieurs lunes, enchaîna Benjamin.
- Tu comptes le temps en lunes?
Benjamin ne sembla pas bien saisir les propos de Chelle, mais remarqua que le chien-loup soutenait le regard de la fillette comme si ces derniers mots lui disaient quelque chose.
- Chez les membres de ma famille, la lune est très importante. Elle nous aide à suivre le temps.
- Moi aussi je suis ami avec la lune. Je lui donne un nom, «perle fabuleuse».
- Comme c’est beau. Ça ressemble à bien des mots que ma grand-mère dit. Des fois, je ne la comprends pas, mais c’est beau ce qu’elle dit.
- Je vais l’aimer ta grand-mère, surtout si elle aime la lune comme moi.
Un certain silence s’installa entre les deux enfants, Chelle feuilletant chacun des bouquins que son nouvel ami lui avait prêtés. Lui, il caressait la chienne avec affection.
vendredi 6 décembre 2024
Un peu de politique à saveur batracienne... (18)
| Michel BARNIER |
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| Pierre Poilièvre |
dimanche 1 décembre 2024
Projet entre nostalgie et fantaisie... (11)
r u i s s e a u
nos amarres lâchées n’ont pas atteint
- encore -
le fond du ruisseau
que mille têtes-ogives fouineuses nous poursuivent
des vagues dilettantes s’y meuvent
alors qu’une trace rouillée se camoufle
au creux du château liquide
l’immobilité pour mouvement
les galets tentaculés bougent sans bouger
une fleur-Ophélie noyée, coupée d’elle-même
un narcisse défiguré, méconnaissable, enjôlé
leurs bras pris aux nénuphars décolorés, ils nagent
ta continuelle route embrouille nos illusions
pris aux racines anhydres
tu enterres des gouttes d’eau
ensevelies au tombeau des cordages
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mercredi 27 novembre 2024
Si Nathan avait su... (13) Revu et corrigé

IIl ne fait plus aucun doute dans l’esprit de Daniel que les élus au conseil municipal du village ont toujours refusé que le chemin menant chez la famille ojie-crie soit asphalté. Maintenant, en plus d’être autochtones, ils sont classés dans la catégorie des allochtones, ceux qui viennent troubler la paisible sérénité apparente qui se manifeste autant chez les gens que dans les différentes réglementations qui les régissent. Pour sûr rien ne se dit, ne transparaît ouvertement, tout cela demeure dans un non-dit collectif. Vraisemblablement, cette attitude prévaut aussi pour la famille de Daniel à qui on a bien fait comprendre que sa maison, étant la seule dans un rang menant à un cul-de-sac, il apparaissait injuste aux édiles municipaux de facturer le travail à toute la population alors que lui seul en bénéficiait.
La camionnette roulait sur la terre battue laissant grossier derrière elle un nuage de fumée coupant complètement la vue du village. Benjamin s’adressa à sa mère:
- Jésa, qu’a voulu dire Angelle avec ses mots d’animaux et ses chiffres ? J’ai rien compris.
- Tu veux savoir le sens de «poisson», «bélier», «chien», «dragon» ?
- Oui et les chiffres aussi.
Jésabelle se retourna vers son garçon qui tenait fermement sur lui les livres qu’on venait de se procurer à la bouquinerie. Ses bras en étaient pleins et il paraissait évident que rien au monde ne pourrait les lui enlever.
- Un mot important d’abord. Il est difficile à comprendre parce qu’il est abstrait.
- Abstrait, répéta Benjamin.
- Oui, abstrait. C’est le contraire de concret. Je te donne un exemple. La lune, c’est un mot concret parce qu'en entendant ce mot, une image claire et précise se colle dans ta tête. Tout le monde qui parle la même langue que toi sait ce que cela signifie.
- C’est vrai, acquiesça-t-il.
- Si je dis le mot bonheur, tu ne vois pas dans ta tête une image mais des choses ou des événements qui t’ont procuré du bonheur. Alors tous les mots qui ne t’apparaissent pas sous une forme que tu reconnais, ces mots sont abstraits.
Songeur, Benjamin lissait les bouquins de ses doigts, fixant le chemin qui tout doucement se remplissait d’arbres et de silence. C’était comme s’il passait en revue tous les mots avec lesquels il avait eu contact, les classait dans une de ces deux catégories.
- Maintenant que tu vois ce qu’est un mot abstrait, je vais t’en proposer un qui m’aidera à répondre à ta question. Il s’agit de symbole.
- Je le connais, Daniel le dit souvent quand il se fâche.
- Non, non, Daniel dit «cybole», non symbole. Un mot qui ne veut rien dire, comme lorsque je dis «Zut de Zut».
- Tu le dis quand quelque chose ne fait pas ton affaire. Les deux parents se mirent à rire.
- Le mot «symbole» a un sens bien à lui. Ça peut être un objet, une image, un mot écrit, un son, même un être vivant, une marque qui représente quelque chose d’autre.
- Ma «perle fabuleuse» c’est le symbole de la lune, c’est ça?
- Très bel exemple Benjamin. Et Angelle, ce qu’elle a fait en parlant de certains animaux, de certains chiffres, elle les a utilisés comme symboles qu’on peut attribuer à des personnes nées à un moment précis de l’année, une date précise de l’année.
- C’est quoi mon symbole à moi?
- Comme tu es né le 16 mars 1970, ton symbole est le Poisson et tu en as un autre, celui qui provient des Chinois, tu es Chien.
- Comme Walden?
- C’est peut-être pour cette raison que vous vous entendez si bien.
Songeur, le fils de Jésabelle, les yeux plissés, examinait la route s’enfonçant de plus en plus vers la forêt. Il se demandait si cette forêt et la sienne, celle derrière la maison du bout du rang, se rejoignaient quelque part.
- Le chiffre ?
- Angelle croit que les nombres ont aussi un sens symbolique. Pour le trouver elle doit faire des calculs. Une fois que le nombre lui est révélé, elle le consulte et en saisit le sens.
- Je suis quel nombre, demande un Benjamin captivé par cette découverte.
- Toi, c’est le 9. Ton frère qui nous arrivera le 16 avril prochain, sera Bélier et Dragon. Son nombre, le 7.
Alors que la camionnette entrait dans la cour de famille ojie-crie, il sembla à Jésabelle que toutes ces nouvelles informations bouillonnaient dans la tête de son fils.
- Un frère. Je vais avoir un frère.
SI NATHAN AVAIT SU ... (Partie 3 ) - 17 -
La musique japonaise, un après-midi transportant délicatement sa dou...
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Ce texte date du 23 décembre 2005, au tout début de la création du blogue LE CRAPAUD GÉANT DE FORILLON . Les premiers billets avaient pour ...
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lundi 30 juin 2008 SAUT: 217 Le SAUT :217 est offert à mon frère Pierre qui célèbre aujourd’hui ses 60 ans. Nous avons signalé l’événement l...





















