dimanche 7 avril 2019

5 (CINQ( (CENT SOIXANTE-DEUX) 62

     
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En toute logique, la réponse est reliée à une question provenant d’un problème, encore faille-t-il bien le définir pour que la logique fonctionne.

Le projet de loi 21 que l’Assemblée nationale du Québec est appelée à débattre puis à adopter porte le titre suivant: LOI SUR LA LAÏCITÉ DE L’ÉTAT.

- Ce projet de loi vise à affirmer la laïcité de lÉtat et à préciser les exigences qui en découlent. À cette fin, le projet de loi indique que la laïcité de l’État repose sur quatre principes, soit la séparation de l’État et des religions, la neutralité religieuse de l’État, l’égalité de tous les citoyens et citoyennes ainsi que la liberté de conscience et la liberté de religion.

Sans entrer dans toutes ses technicalités, comprenons que pour atteindre les objectifs qu’il vise, l’interdiction de signes religieux sera imposée à certaines catégories d’employés de l’État québécois notamment aux enseignant(e)s des écoles primaires et secondaires, leurs directeurs/trices, ainsi qu’à toute personne en autorité, cela dans l’exercice de leurs fonctions. Il imposera aussi l’obligation de recevoir et de donner des services d’ordre public à visage découvert. Finalement, s’il est adopté - ce qui ne semble faire aucun doute - la désormais Loi 21 amendera les chartes des droits et libertés canadienne et québécoise afin qu’elles puissent être en concordance avec elle.

Voici donc déposée la réponse à la question issue, selon ses auteurs, du problème suivant: l’État doit-il être laïc et cela dans toutes les spères de ses activités ?

Jettons sur papier la nuance entre deux termes qui peuvent, par raccourci, être perçues comme synonymes.
. La laïcité, caractère de ce qui est laïc, indépendant des conceptions religieuses ou partisanes; en droit, la laïcité est une conception, une organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de tout pouvoir politique ou administratif.

. La neutralité, situation d’un État qui se tient à l’écart d’un conflit international; état de quelqu’un ou d’un groupe qui ne se prononce pour aucun parti, caractère de leurs oeuvres, de leur attitude.

Le Québec, une fois adopté le projet de loi 21, deviendra officiellement laïc tout comme il est devenu unilingue français par l’adoption de la loi 101 au mois d’août 1977. C’est le choix que propose le gouvernement légitimement élu. Il faut, je crois, quelques informations supplémentaires afin de comprendre ce qui, pour plusieurs, semble être l’évidence voire un état de fait depuis la Révolution tranquille des années ‘60 soit la laïcité de l'État québécois.

Le monde a changé depuis 50 ans, le Québec aussi. Inutile de le démontrer. De tutélaire, en grandissant il devient de plus en plus autonome. Ce qu’il conserve dans ses gênes comme étant une valeur première, sans trop erré, est sa capacité d’accueil, autant aux personnes qu’aux idées. Le Québécois n’achète pas tout, mais il magasine. Certains diront que sa propension à ne pas décider de son destin provient de son histoire comme peuple colonisé par le conquérant anglais, de son pragmatisme l’invitant à ne pas déposer tous ses oeufs dans le même panier et d’être absolument convaincu que ses choix doivent reposer sur la réalité d’un passé estropié par des attaques soutenues afin de le voir disparaître ou assimiler et d’un avenir à la hauteur de ses nobles aspirations. Le Québécois est un libéral conservateur. La théorie des petits pas cadencés au rythme du temps lui sied à merveille.

Des deux périls qui ont servi de base à mon analyse (l’islamisme fondamentaliste et les changements climatiques), est-ce que le premier peut être perçu comme étant la raison d’être du projet de loi 21 ? Je le crois. On n’a qu’à remonter jusqu’à Hérouxville, passer par Bouchard-Taylor et s’arrêter sur les agressions contre quelques musulman(e)s sur la rue, dans la vie publique et l’horreur de la fusillade contre la Grande Mosquée de Québec pour y voir l'essence de son existence. On note une progression alarmante de gestes islamophobes, même si le terme répugne à plusieurs.

Des tentatives pour résoudre ce qui semblait être une escalade entre deux types de citoyens - qu’elles proviennent du PQ et sa charte des valeurs ou encore l’espèce de piétinement du Parti libéral du Québec sur cette question - auront eu pour effet de radicaliser le débat. Soulignons que du côté du gouvernement fédéral, toujours le même discours multiculturaliste, donc, rien à attendre là.

Le citoyen québécois veut que cette discussion cesse, qu’on y mette un point final et que nous passions à autre chose. Il y a quasi unanimité autour de la solution que propose le gouvernement même si l’étendue de ses interdictions chatoillent des consciences.

Examinons la cible. 

Les points cardinaux sont immobiles; croire qu’en pivotant sur nous-mêmes ils se déplacent n’a aucun sens. Alors, il m’apparaît illogique de ne pas penser que ce qui est visé est bel et bien le port de signes religieux de tout acabit dans l’espace public. Et cette visée, je l’adopte d’emblée. Tout ce qui est du domaine religieux doit se restreindre et se pratiquer dans son espace propre. Les prêtres catholiques revêtent les ornements sacerdotaux à l’occasion de célébrations qui se tiennent dans des lieux de culte, et c’est bien ainsi, je n’ai pas à m’insurger contre une telle chose. Il doit en être de même pour tout autre communauté religieuse.

Les personnes en autorité, celles qui ont un pouvoir légal d’intervenir sur les limites de notre liberté individuelle lorsqu’elle déroge aux libertés collectives, ces personnes doivent aussi le faire sans prosélytisme et sans aucun attribut - comme la toge portée par les juges et les avocats. Ne nous cachons pas le visage en protestant que voici un costume les distinguant des autres, comme c’est aussi le cas pour les policiers, les gardiens de prison, etc. Cela peut nous amener tellement loin et dans des quiproquos hallucinants.

Je suis donc tout à fait opposé au voile porté par les femmes musulmanes en-dehors des lieux de culte. Je ne reviendrai plus là-dessus. Cela suppose, m’appuyant sur le même argument, que je m'oppose à tout signe extérieur porté par des individus, identifiant des groupes sectaires. Oui, mais cela fait-il de moi un intransigeant, un opposé aux droits et libertés individuelles ? J’assume entièrement le fait que les libertés collectives m’apparaissent immensément plus importantes que les premières. Une société cohérente est davantage que la somme de ses parties individuelles. De toute manière, il sera éternellement impossible, dans quelque société que ce soit, de répondre affirmativement aux exigences personnelles de chacun et la justice m’apparaît être le meilleur rempart afin de bloquer les initiatives allant dans le sens d’une destruction des consensus collectifs.

Le fondamental de ce projet de loi, avec ces imperfections qui, je le souhaite, seront corrigées lors des discussions à l’Assemblée nationale du Québec, m’apparaît acceptable. La question qui surgit à l’esprit me semble être la suivante: à quoi ressemblera le Québec suite à son adoption ?

Le même, fondamentalement. Ses valeurs primeront. Le Québec a été, est et sera une terre d’accueil privilégiée pour tout humain désireux de vivre en harmonie avec tout autre humain de quelque croyance qu’il soit et qui en acceptera ses lois, la plus importante demeurant pour moi celle d’y vivre en français. Cette règle prime partout dans le monde; être d'accord ou pas ne change rien à sa réalité.

J’achèverai cette série de billets qui m’auront permis de clairifer ma position sur la laïcité, terme auquel je préfère celui de "neutralité" car il s’éloigne de l’opposition entre religion et non religion, par une question difficile exigeant des recherches approfondies: y a-t-il ou n’y a-t-il pas menace de la part des islamistes fondamentalites ?

Elle relève de la géo-politique, domaine qui n’est pas ma tasse de thé. Ce que je puis dire, toutefois, c’est que depuis 2001, aucun canal diplomatique entre le monde occidental et le monde oriental associé à l’islamisme intégriste n’existe. J’y vois là un danger certain. De plus, la situation qui prévaut et fait du sur place au Moyen-Orient, ne présage rien de bon.

Les moyens utilisés par les islamistes intégristes ne ressemblent en rien, en terme militaire, à ceux des Occidentaux ou encore aux principes de guérilla développés dans certains pays asiatiques ou d’Amérique latine. Une poignée de kamikazes anonymes ont réussi à réduire en cendres deux buildings fortement symboliques du capitalisme et cela directement sur leur terrain, New York.

Il n’y a qu’un seul et unique intérêt du côté islamiste extrêmiste: la destruction des mécréants que représentent les Occidentaux, et c’est proclamé. Toutes les astuces basées sur la terreur sont et continueront d’être utilisées. Sans nommer ceci un complot, certains voient dans l’immigration massive de musulmans de toute obédience une stratégie d’infiltration sur le territoire ennemi. Des nuances importantes doivent être apportées, mais on peut tout de même songer à vérifier cette hypothèse. Si l’on souhaite frapper son ennemi, encore faut-il se trouver face à lui.

Le symbolisme, qu’il soit illustré par le port de signes religieux ou tout autre attribut, revient à la mode chez diverses couches de nos sociétés. On n’a qu’à penser combien un simple tissu soulève des antipathies pour s’en convaincre. Je ne pense pas que l’on doive interpréter toute forme de symbolisme comme mauvaise en soi, ce qui ne nous empêche pas d’y lire le message - parfois subliminal - qu’il induit.


Voilà terminée ma réflexion quant au premier péril, le second étant suffisamment documenté qu’il m’apparaît superflu d’y ajouter quoi que ce soit.

Merci d’avoir suivi ma démarche et je nous invite à demeurer conscients et vigilants face aux événements à venir.

vendredi 5 avril 2019

5 (CINQ) (CENT SOIXANTE ET UN) 61



La base de mon argumentaire reposera sur le concept de cohérence c’est-à-dire l’harmonie, le rapport logique, l’absence de contradiction dans l’enchaînement des parties d’un tout. Cohérence dans les propos ainsi que des actions qui s’ensuivent. Je tiens par-dessus tout à ne pas tomber dans les raccourcis, les modes du jour, pire encore, l’ex-cathedra.

J’allègue que l’humain du XXIe siècle, l’Occidental en particulier, confronté aux deux périls modernes que sont la menace de l’islamisme politique intégriste et l’autodestruction de l’habitat (la Terre) vit une forme d’anxiété qu’il peine, d’une part à contenir et d’autre part exige de lui des réajustements essentiels, intrinsèques et viables.

L’atavisme qui est la transmission à l’intérieur d’une communauté humaine, d’un savoir-vivre, d’un savoir-faire, dans son application sommaire, veut que par hérédité ou quelque chose s’y rapprochant, nous soyons portés à l’imposer aux individus nouvellement installés autour de soi. Recourir à l’atavisme serait dans le cas qui nous occupe d’exiger de tout immigrant, réfugié volontaire ou non, nouvel arrivant, pour faire partie du groupe, se doivent d'adopter obligatoirement les règles, les valeurs, les habitudes de ceux chez qui ils ont choisi de continuer ou refaire leur vie, cela me semble incontestablement installé. Apparaît alors une minorité tout à côté d’une majorité.

La question qui se pose alors serait celle des droits et libertés, autant individuels que collectifs. Lesquels doivent prévaloir ? Une majorité peut-elle, arguant que nous vivons dans une société de droit et démocratique, exiger une communion de pensée de la part d’une minorité les obligeant à manifester un agir essentiellement calqué sur le sien ? Les membres des minorités ont-ils l’obligation morale de faire abstraction, du moins publiquement, de leurs racines ancestrales pour être considérés comme  membres à part entière de leur pays d’accueil ? Les lois, celles en place et celles qui suivront, devant respecter les chartes promulguées par des gouvernements élus, afin d’éviter d’être qualifiées d’iniques, peuvent-elles contraindre une partie plus ou moins importante de la société au nom du bien commun ? Existe-t-il dans l’histoire des peuples des moments critiques qui en appellent à la suspension des droits et libertés afin de calmer le jeu ou encore pour poser des jalons temporaires face à une situation jugée critique ? Mille autres interrogations viennent à l’esprit selon notre compréhension des événements alimentant l’actualité politique, économique ou sociale.


Pour ma part je crois

. qu’un gouvernement élu légitimement doit lire le temps présent, prévoir le temps futur en tenant compte du temps passé;

. qu’un gouvernement élu légitimement doit obligatoirement se tenir à distance de toute influence - économique, religieuse - pouvant altérer son objectivité, sa cohérence et sa recherche constante du mieux-être des citoyens, cet ensemble d’individus dont il a le mandat et la responsabilité de respecter, conscient que les histoires, les racines, les croyances sont différentes;

. qu’un gouvernement élu légitimenent est en service auprès des citoyens sans obligatoirement être à leur service;

. qu’un gouvernement élu légitimement doit légiférer en tenant compte de l’ensemble et non pas de groupes hétéroclites voire disparates;

. qu’un gouvernement élu légitimement, évitant de devenir instrument de vengeance, un outil au service d’intérêts privés ou corporatifs, s’assure que  la justice collective prime sur tout;

. qu’un gouvernement élu légitimement doit manifester de la perspective dans ses actions, de la transparence dans ses agirs et de l’équité dans ses actes;

. qu’un gouvernement élu légitimement doit être cohérent avec lui-même et en mesure d’adapter ses politiques aux grands enjeux sociétaux;

. qu’un gouvernement élu légitimement ne doit en aucun cas céder à la panique et à la peur, fixant au plus haut de l’échelle la barre de la clarté de sa vision et sa compréhension des interrogations que pose le monde d’aujourd’hui;

. qu’un gouvernement élu légitimement n’est ni multiculturel ni interculturel, il est fondamentalement culturel;

. qu’un gouvernement élu démocratiquement est le bouclier que la société se donne afin que les droits, les libertés n’enfreignent pas les responsabilités comme corollaires à ceux-ci.



Pour ma part je ne crois pas :

. qu’aucun citoyen, qu’aucune citoyenne d’une société doivent exiger de la part de son gouvernement que celui-ci prenne en charge, à leur place, toute la part des responsabilités ne leur laissant que les droits et les libertés;

. qu’un citoyen qu’une citoyenne d’une société participent au processus de la vie démocratique strictement en se présentant aux urnes lors d’une élection;

. qu’un citoyen, qu’une citoyenne d’une société ne doivent pas respecter libérément ou non, les concensus que l’ensemble se donne;

. qu’un citoyen, qu’une citoyenne d’une société ne doivent pas ressentir comme un devoir fondamental de connaître, s’approprier et même promouvoir les valeurs de la communauté dans laquelle ils vivent: valeur pris dans le sens du caractère, de la qualité de ce qui est désiré, estimé parce donné et jugé comme objectivement désirable ou estimable;

. qu’un citoyen, qu’une citoyenne d’une société ne puissent pas manifester un esprit grégaire en assumant le poids des souffrances collectives lorsqu’elles se présentent.


Arrivé à cette étape de mon sujet - que je souhaite être autre chose qu’une tirade - je plonge directement dans la situation qui prévaut au Québec.


                             


Le Canada est un pays composé de deux nations, non pas un pays créé sur la base du multiculturalisme qui m’apparaît comme une construction de l’esprit ayant une tout autre résonnance chez mes concitoyens anglophones qu’au Québec, cette nation qui est ma patrie, l’a toujours été et le demeura toujours. Il m’est impossible, intellectuellement et moralement, de ne pas y croire au plus profond de mes fibres. Je souhaite ce Québec indépendant tout comme j’appelle mes amis canadiens à le devenir à leur tour, puisqu’ils ne le sont pas. Ni l’un ni l’autre le sommes. Les attaches, j’oserais dire les amarres, qui nous retiennent au quai des pays sous emprise étrangère, ces liens dont je comprends qu’il nous soit difficile de s’en détacher, se solidifient par des politiques dites nationales alors qu’elle ne peuvent absolument pas l’être. Les politiques nationales du Québec sont québécoises, celles du Canada sont canadiennes.

Je vis au Vietnam depuis près de 8 ans. Mon quotidien se vit en Anglais et je l’enseigne à des Vietnamiens. Lorsque je parle du Québec,  cela a plus de résonnance maintenant qu’il en avait il y a quelques années alors que pour bien me situer comme étranger, je devais me déclarer Canadien, muni d’un passeport canadien. Maintenant on sait que le Québec est une terre francophone distincte de la France, du Canada et qu’un important mouvement promeut l’idée d’indépendance qui est très loin de leur être indifférente.

Malgré mon statut de résident permanent au Vietnam, le Québec m’habite. Je ne peux demeurer insensible à ce qui s’y passe. Le merveilleux dans ma patrie, c’est son dynamisme, sa façon de s’intéresser à toutes les affaires de ce bas monde, sa manière à la fois émotive mais tellement claire d’opiner sur ceci ou cela. J’y vois une preuve de sa vigilance, de sa volonté d’apprendre sans jamais oublier qui il est. Ces atouts, il les développe au contact des autres tout en conservant les pieds bien ancrés dans sa réalité propre même si elle n’est pas encore complètement bien définie.

Tout comme l’humain du XXIe siècle, le Québécois, humain d’Amérique issu de la culture européenne, se voit confronter aux dilemnes actuels de notre monde. Il a su habilement et pragmatiquement se démarquer du phénomène de peur lié aux événements du WTC,  y distinguant la part qui revient aux Américains de celle qui a alimenté la riposte des terroristes islamistes. Il n’a pas pris position ni pour l’un ni contre l’autre, il y a vu - ce que je crois devait être vu - soit un conflit frontal entre deux conceptions du monde. Il a reconnu les fautes historiques liées à la tentative hégémonique américaine et compris, sans les sanctionner, la réponse islamiste.

Le Québec est au premier rang des défenseurs de la planète et cela autant chez lui qu’au Canada et dans le monde. Mieux, il est proactif. Sa jeunesse a pris la parole, les gens recyclent, réutilisent, s’abstiennent de tout geste pouvant nuire à une dégradation du climat, malgré le fait que son gouvernement actuel ne semble pas hyperactif sur la question. Je crois que la percée importante du parti politique Québec solidaire est due, en majeure partie, aux éléments de son programme exigeant des actions immédiates et urgentes face aux changements climatiques.


Alors, que penser du projet de loi 21 qui se discute actuellement à l’Assemblée nationale du Québec affirmant haut et fort la laïcité de nos institutions, l'adjoignant à la charte des valeurs québécoises ? Y a-t-il péril en la demeure ? Serions-nous devenus intransigeants en s’attaquant à certains droits individuels ? L’apparence extérieure des gens occulte-t-elle la question au point de s’approprier toute la scène ? Pourquoi un tissu couvrant le visage des femmes serait aussi, sinon plus redoutable que les armes en circulation ? Les signes religieux (affichés autant par des femmes que des hommes) sont-ils par définition ostentatoires ? Les services rendus aux citoyens seront-ils de meilleure qualité s’ils sont fournis par des employés revêtus de manière telle qu’on ne puisse y détecter quelque prosélytisme que ce soit ? Est-ce que la sécurité nous met à l’abri de tout danger potentiel ? Sommes-nous en plein débat symbolique ? Islamophobes, les Québécois ? 

Tout un programme qui fera l’objet du prochain et dernier billet traitant de la question.




mercredi 3 avril 2019

5 (CINQ) (CENT SOIXANTE) 60

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Le cadre mis en place émet l’hypothèse voulant que l’humain du XXIe siècle, ébranlé par l’apparation d’un nouveau paradigme dans lequel il peine à se reconnaître, doit s’adapter à une façon de vivre qui allierait des idées divergentes dont il ne saisit pas toute l’étendue parce qu’elles proviennent d’ailleurs, qu’il n’a pas reçu ou cherché à prendre connaissance des informations nécessaires à leur juste préhension et soumis, parfois malgré lui, à de l’information s’apparentant davantage à des "modes d’emploi", des façons rapides de se les approprier, de sorte qu’il nage entre vulgarisations simplistes et incompréhension pure et simple.


Il lui est plus réconfortant de s’en remettre aux bases mêmes de sa civilisation (parfois les plus superficielles) craignant d’avoir à modifier en profondeur sa manière d’être. Rien de plus normal alors que l’actualité confirme à ses yeux l’idée que le danger, venu d’ailleurs, s’en prend directement aux fondements mêmes de sa pensée occidentale traditionnelle (souvent les plus apparentes).

Autant les méchants russes de l’époque de la guerre froide représentaient la catastophe, autant, maintenant, celle-ci provient du monde islamiste. Cette idée paraît réductrice, mais tout semble concourrir à la subsumer.

Départageons deux termes essentiels à mon propos.

Un musulman est un fidèle de l’islam, religion monothéiste fondée par Mahomet au début du VIIe siècle et dont le fondement est le Coran, livre saint et parole de Dieu révélée à Mahomet, et la Sunna, enseignement et vie du prophète. Le mot islam signifie soumission à la d’Allah (Dieu). Les musulmans se divisent en deux courants principaux: le sunnisme (84%) et le chiisme (16%).

L’islamisme est un mouvement regroupant les éléments les plus radicaux de l’islam. Ces courants veulent faire de l’islam une idéologie politique qui passe par l’application rigoureuse de la charia (loi islamique basée sur les préceptes du Coran) et la création d’états islamiques.

Il découle de ces deux définitions que l’inquiétude ressentie par beaucoup de gens réfère davantage à l’islamisme qu’aux musulmans professant leur foi comme tout autre individu religieux. C’est ici que se présente des agents de discorde majeurs: le rôle de la femme lui semble archaïque, le fait qu’elle ne soit pas considérée comme égale à l’homme (cela dans tous les domaines), mais à son service; la manière dont se pratique l’islmamisme choque; une certaine intransigeance lorsqu’il s’agit de leurs rituels; s’ajoute inévitablement l’idée que cette croyance préconise un ultra-conservatisme, le non-progrès; la violence des terroristes actifs depuis avant 2001, prétendant agir au nom d’Allh, se confond avec l'image qu'il se fait de cette religion.

À ce premier péril s'ajoute celui de l'environnement qui pend au-dessus de la tête de notre humain du XXIe siècle, comme une épée bien connue. Celui-ci  s'ajoute à ce qu'il doit gérer le faisant osciller entre "énigme" et "mystère". 
Énigme, c’est une chose difficile ou impossible à comprendre      alors qu’un mystère,     c’est ce qui ne peut être expliqué par l’esprit humain dans la nature, ou dans les destinées humaines: ce qui est inconnaissable.

Je m’en tiendrai à l’énigme, sans doute parce que l’être humain en soi en est une formidable. Sans débattre des évidences, à savoir que le monde musulman est ce qu’il est, qu’il n’a pas encore, à ce que je sache, prit la direction d’une remise en question de ses croyances intrinsèques comme l’on fait d’autres religions, d’autres spiritualités, force est d’admettre que cette façon de voir le monde dans lequel nous vivons se trouve encore à des lunes de ce que la science nous a appris au cours des siècles et encore maintenant. L’agnoticisme (doctrine ou attitude philosophique qui considère l’absolu inaccessible à l’esprit humain)      ainsi que l’athéisme     (doctrine ou attitude fondée sur la négation d’un Dieu personnel et vivant), ne peuvent en aucun cas y trouver leur place.

Pour une foule de gens, la spiritualité doit primer sur la religion, être un apanage personnel et considérée comme un choix individuel comportant des pratiques qui n’ont pas à être perçues comme prosélytiques, une réalité nous appartenant en propre.

Dans l’histoire de l’Occident, et les exemples pullulent, les religions ont cherché à endoctriner afin de civiliser des sauvages - s’entend par ce terme des gens n’ayant pas été mis en contact avec une civilisation, évoluant dans des milieux proches de la nature ou conservant certaines qualités considérées comme idéales. En remontant très loin, on peut constater que la fusion entre les religions et les états qui les régentaient, poursuivaient des objectifs qui, sans être communs, ne pouvaient être isolés l’un de l’autre. Cela nous aura marqué.

Existait-il, à une époque encore récente, un péril chrétien lors que cette religion cherchait à étendre son réseau d’influence ? Si oui, si la comparaison tient la route avec ledit péril islamiste actuel, alors examinons-en les conséquences. Si non, alors faut-il parler d’un tel péril ? Notre énigme devient dilemne...

Le 13 janvier 1898, Émile Zola publie en première page du journal L’Aurore, un important article sous forme de lettre adressée au Président de la République française Félix Faure, qu’il titrera J’accuse. Il démolissait systématiquement les preuves, qui selon lui n’en furent pas, ayant mené à la condamnation du capitaine Alfred Dreyfus, accusé de trahison. Cette affaire souleva la question de l’antisémitisme qui s’infiltrait dans la société française et par extension, au monde européen. Zola venait de lancer une pierre dans la mare...

Y aurait-il un lien plus ou moins direct à établir entre la montée de ce sentiment haineux et raciste avec l’arrivée, quelques années plus tard, du parti dirigé par Hitler, en Allemagne, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands et des tristes conséquences qu’en subirent plus de 6 millions de Juifs ? On serait porté à y voir une cause et son effet.

Par extension, peut-on penser qu'en réaction au péril islamiste, certaines gens y trouvent là un modèle, une marche à suivre ? La question se pose, du moins certains y répondent en promouvant l’idée que chacun devrait demeurer chez lui... que toute forme d’immigration en provenance de pays musulmans s’apparenterait à une invasion déguisée... que bientôt les lois occidentales seraient un copier/coller de la charia... qu’il faudrait interdire la construction de mosquées et refuser que des cimetières musulmans s’installent sur notre territoire... que les accomodements raisonnables ne seraient que des excuses pour ne pas s’intégrer à notre culture... que de toute manière, un musulman ne saurait, jamais au grand jamais, s’adapter à nos valeurs occidentales...

Je parlais de repli sur soi (individuel et collectif) dans un billet précédent. On le ressent, mieux, on le voit apparaître sous diverses formes alors que le concept de nationalisme est déformé pour en faire une idéologie de haine et de fermeture aux autres. L’effet champignon produit par certaines idées mène à la création de mouvements défendant par des mots, parfois extrêmement subversifs, que l’identité occidentale est menacée par l’extension de l’islamisme. Les gestes irréparables que sont les tueries qui nous ont tous horrifiés, que ce soit en France, au Québec et plus récemment en Nouvelle-Zélande, furent glorifiées par des adeptes de la vengance du christianisme face aux barbares islamistes avides de sang impur. D’autres les citent en exemples pour démontrer que le mouvement islamiste est plus que présent, il se fait menaçant.

D’autre part et à son opposé, on évoque des arguments allant dans le sens que notre monde ne peut résoudre cette douloureuse équation qu’on optant pour le multiculturalisme ou, pour les plus modérés, l’interculturalisme.

Allons voir ce qui en est au niveau des définitions.

Le multiculturalisme est un terme utilisé dans de nombreuses disciplines comme en sociologie, en anthropologie et en philosophie politique. C’est un terme ambigu qui peut signifier un pluralisme culturel dans lequel les différentes ethnies collaborent et dialoguent sans avoir à sacrifier leurs identités particulières.

L’interculturalisme est une philosophie d’échange entre les groupes culturels d’une société. La notion d’interculturalisme intervient comme moyen privilégié de sensibilisation à la diversité culturelle.

Il est facile de constater que ces deux notions revêtent des habits fort différents selon leurs provenances. Au Québec, cette question est cruciale du fait qu’on ne peut l’isoler de la situation politique. Un débat qui mériterait des heures et des heures de discussions. Une chose toutefois m’apparaît indéniable: l’une et l’autre se sont invités dans le débat et on ne peut esquiver ou faire semblant que cela n’est pas une donnée importante puisqu’elle se situe au coeur même des chartes des valeurs, autant canadienne que québécoise. De plus, l’ombre Trudeau obscurcit encore le paysage, lui qui voyait le nationalisme comme une plaie, se référant aux mouvements qui s'y réclamaient lors de la Deuxième guerre mondiale et par après.

Peut-on parler d’un certain clivage de la société par rapport au péril islamiste ? Je le crois, et la pensée critique en prend pour son rhume. On  se réfère, d’une part, à des complots bien orchestrés par de machiavéliques individus et d’autre part, ceux qui croient que vivre ensemble est l’idéal à poursuivre. Le doute et son associé, le questionnement en profondeur, ne doivent pas laissé place à des convictions inébranlables comme celle voulant que deux rouleaux compresseurs sont en marche, que rien ne pourrait les arrêter et qu’au bout de sa route, NOUS serions tous perdants face au péril islamiste et celui que je vais maintenant aborder.

J’en appelle à l’intelligence des gens, à leur discernement, conscient des routes tortueuses qui nous y ont menés, à quelles sources s’elles s’abreuvent. Dans un billet subséquent, je compte m’interroger sur ce qui, à mon avis, doit être fait à court et à moyen terme.



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La crise environnementale représente donc notre second péril, par son ultimatum lancé à la survie même de l’espèce humaine sur cette planète étouffant sous les émanations du carbone. La nier relève quasiment de l’hérésie (un mot directement lié à la religion, faut le faire...).

À la différence du premier péril qui relève plus de la perception et de l'ignorance, celui-ci est à notre portée, nous pouvons agir directement afin de l’écarter, sauf que la volonté politique ne semble pas suivre le mouvement qui, admettons-le, commence sérieusement à interpeler la conscience des pays de la Terre. L’Occident s’en préoccupe davantage alors que l’Orient se plait à y voir un vice lié au capitalisme à outrance, l’oeuvre d’une importante partie du monde remontant quasi à l'ère de la révolution industrielle. Sauf que l'extension du néo-libéralisme se propage comme une pandémie un peu partout.

Comment réagira l’humain du XXIe siècle, l’Occidental surtout, face à ces deux crises majeures ? Selon le sociologue Edgar Morin qui fait l’éloge de la pensée complexe, "... la crise se manifeste non seulement comme fracture dans un continuum, perturbations dans un système jusqu’alors apparemment stable, mais aussi par la transformation des complémentarités en antagonismes, le développement rapide des déviances en tendances, l’accélération de processus déstructurants/désintégrants.”

De mon côté, le portrait m’apparaît suffisamment clair. Il n’est ni optimiste ni pessimiste, et je ne penche pas vers le fatalisme qui, souvent, ressemble à une façon élégante de tirer sa référence face aux questions.

On verra bien.

dimanche 31 mars 2019

5 (CINQ) (CENT-CINQUANTE-NEUF) 59



L’année 2000 sonna à notre porte quelque peu hésitante car un bogue effroyable devait l’accompagner: un bogue est un défaut de conception d’un programme informatique à l’origine d’un dysfonctionnement. Tous s’enflammèrent devant ce qui semblait ressembler à la fin du monde... Que fera-t-on par la suite ? Sera-t-il à nouveau possible de recouvrer nos données qui, en un fort court laps de temps, le passsage de 23 heures 59 à 0 heure 01 le 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000, devraient s’envoler pour se perdre dans la nuit des temps ?

Sauf que rien de cette apocalypse annoncée ne se produira. Le YK2 bug et le YK2 bomb, comme ils furent appelés, aura coûté des milliards de dollars américains afin de "réajuster", sous forme numérique, les programmes informatiques.

Le nouveau siècle se présentait sous une étrange augure, mais l’année suivante, la 2001, le secouera davantage, comme si cela pouvait être possible: la tragédie du WTC et ses formidables répercussions. Je n’y reviendrai pas, mais cela doit demeurer en fond d’écran.

Le père Bush, ancien Président des USA avait mené, d’août 1990 à février 1991, une croisade féroce contre l’Irak qui avait envahi le Koweit. L’ONU lui donna son aval. Stoppant son intervention à l’entrée de Bagdad, il ne songea pas à détruire le régime dictatorial de Saddam Hussein; le pointer du doigt comme étant un réfuge terroriste, un grenier rempli d’armes de destruction massive - sans toutefois être en mesure de prouver ses propos - cela allait lui suffire.

Quelques années plus tard,  le fils Bush, George, devenu à son tour Président des USA allait poursuivre l’oeuvre entreprise par son paternel. Il déclara la guerre (2003), une guerre définitive cette fois contre Saddam Hussein qui fut, quelques années auapravant, un important allié contre l’installation d’une théocratie islamique en Iran. Autant l’ONU qu’une foule de pays, dont le Canada, refusèrent de le suivre, les preuves apportées leur semblant peu crédibles voire équivoques. La région en fut ébranlée. Les télévisions du monde entier retransmirent des images de la pendaison (2006) d’un Saddam Hussein défiguré par une barbe de plusieurs jours, cet homme qui se cachait un peu partout, le rendant quasi introuvable.

Puis, ce fut la Libye, la chasse à Khadafi dans ce qui sera l’élément déclencheur du Printemps arabe; les rebelles libyens l’assassinèrent en 2010, profanant son corps sans vergogne. Par la suite, sous Barack Obama, la mission dirigée contre Ben Laden aboutit, en 2011, à sa découverte au Pakistan, puis sa liquidation. Son corps sera immergé en haute mer.

En 2014, nous apprenions la naissance de Daesh (l’État islamique), rapidement identifiée comme successeur d’Al Qaida à qui la venue du terrorisme moderne est attribuée. L’État islamique, d’obédience salafiste djhiadiste, tout comme Al Qaida, proclamera la naissance d’un califat sur les territoires sous son contrôle. Un califat est par métonymie le territoire et la population musulmane qui y vit reconnaissant l’autorité d’un calife - soit un successeur de Mahomet (prophète de l’Islam) dans l’exercice politique du pouvoir. Les territoires qu’identifie l’organisation terroriste sont importants alors que sa  zone d’influence se répand trop rapidement selon les Occidentaux. Les cruautés qu’il revendique, imprévisibles et sauvages, dépasseront les limites du Moyen-Orient alors qu’il s’en prendra à des nations ayant pris partie contre lui. L’islamisme intégriste, on ne devait plus être en mesure de l’ignorer, et le combattre alimenta la guerre civile en Syrie.

J’oublie (ou j’omets volontairement) une série d’événements qui parsemèrent les 20 premières années du nouveau millénaire. Je m’en tiens qu’à l’essentiel afin d’entrer dans des propos plus subjectifs.

Force est de constater que la polarisation des forces internationales se concentre à partir de nouvelles idéologies. Nous sommes, à mon avis, entrés dans un affrontement global Occident / Orient. L’humain peut-il vivre sans conflits de tout ordre? Ici, le principal réside dans ses divergences fondamentales de principes qui les régissent, appellant des positionnements situés aux antipodes, à des actions/réactions discordantes mais toujours ennemies l’une envers l’autre.

Un ami me demandait pourquoi j’ai choisi de vivre dans un pays communiste, sous le joug de la non-liberté individuelle ? Je réponds aujourd’hui différemment que je l’aurais fait il y a cinq ans. Tout est niveau du sens que l’on donne au mot liberté. En Occident, c’est davantage la liberté individuelle qui nous préoccupe alors qu’au Vietnam prime la liberté collective. Les droits de l’homme n’ont pas du tout la même portée. La protection de l’indépendance du pays (le Vietnam) surbordonne toutes les lois, même celle sur la censure. On doit allégeance entière et complète à la nation, Hô Chi Minh parle davantage de la patrie, celle qu'il aura réussi à unir. Si longtemps occupé, oppressé et envahi par différents pays (la Chine, le Japon, la France, les USA), cela depuis plus de 2000 ans, le Vietnam a intégré dans ses moeurs et sa culture une volonté inaliénable de protection du territoire et de tout ce qu’il englobe.

Certains sites que l’on retrouve sur internet sont proscrits, d’autres sous haute surveillance et toute critique du régime susceptible d’être punie sévèrement. Pas de place pour l’opposition, pas de lieu toléré affichant une remise en question de l’État, ses lois et ses prérogatives. Les forces policières et militaires y veillent avec une attention soutenue. Cela ne signifie pas que le peuple vietnamien soit enchaîné, assujetti à la pensée unique du parti au pouvoir. Il ne veut plus jamais la guerre sur son territoire et croit que le régime actuel peut l’en préserver.

Depuis les 20 premières années de l’an 2000, c’est vis-à-vis l’ampleur du développement islamique que l’Occidental moyen porte son attention. La terreur installée en 2001  grandit alors qu’il semble que quelque part cela puisse être encouragé, du moins utilisé. Répondre à la peur par une amplification souvent exagérée de la sécurité serait devenu l’apanage de nos institutions politiques.

Les principaux points d’ancrage choisis afin d’assurer ladite sécurité se fixèrent autour des domaines de l’aviation civile, des contrôles frontaliers, de l’immigration, la nomenclature des pays démoniaques (l’Axe du mal fut le terme utilisé par George W. Bush), la mise au banc des accusés de certaines religions, la chasse aux sorcières d’agents provocateurs incitant aux manifestations, la réduction de tout argumentaire qui devra maintenant se réduire à un "pour" ou un "contre".

Est-ce qu’en choississant les armes de la sécurité pour se protéger, on utilise les mêmes que celles qui alimentent la peur, mais sans violence affichée ?

Sommes-nous à ériger un mur entre les êtres humains, mur construit avec des matériaux de haine ?

Une chose m’apparaît plutôt évidente, le face-à-face Occident / Orient est bien installé. Démocratie versus théocratie... Un beau terme anglais kakistocracy pourrait être aussi employé pour certains gouvernements qui existent actuellement  dans le monde: la kakistocratie est un gouvernement dirigé par des personnes médiocres... Des empires s’écroulent et se désagrègent, d’autres souhaitent les remplacer, empruntant des routes identiques...

L’incompréhension, érigée en sytème, repose souvent sur le repli sur soi, un soi individuel (et collectif) qui se reconnaît dans sa géographie, ses traditions affichées dans de vieux cadres surannés.

La ligne IGNORANCE - PEUR - HAINE - VIOLENCE m'apparaît comme une équation tout à fait adéquate. 

On verra bien.

Entre nostalgie et fantaisie ... (54)

Se présente dans l'imaginaire poétique, sans origine logique, une série d'images bigarrées, une palette de couleurs artificielles, u...