samedi 13 décembre 2014

Photos en vrac des 3 semaines en compagnie de Gilles et Madeleine


Statue de Ho Chi Minh à Can Tho (delta du Mékong)

Ces prochaines photos furent prises dans le delta du Mékong, entre autre lors de l'expédition ultra matinale vers les marchés flottants de Can Tho.










Parler du delta du Mékong ( le fleuve Mékong pénètre au Vietnam en provenance du Cambodge par deux bras - le fleuve Antérieur et le Bassac - qui se jettent dans la mer Orientale par 9 embouchures) c'est établir un lien entre terre et eau.

Arrêtés à Can Tho, notre principale activité fut l'expédition vers les marchés flottants. On y retrouve une multitude de barques qui se pressent autour des coques sur lesquelles les négociants de bananes, de riz, de pommes de terre, d'ananas, de mangues les offrent à des prix imbattables.




Un arrêt de 24 heures à peine à Saïgon, en route vers Da Nang et Hoï An. La température ne nous a pas été favorable en raison, m'a-t-on dit, des suites d'un typhon en provenance des Philippines. Il aurait d'ailleurs plu toute la semaine à Saïgon, pluie accompagnée de grands vents.

En compagnie de ma couturière de Hoï An

Le pont pagode de Hoï An





Après ce court arrêt à Hoï An, nous reprenons l'avion vers Hanoï, puis le train de nuit pour Sapa. Voici quelques images de la capitale nationale du Vietnam.

Île de la Tortue sur le lac Hoan Kiem



Île de la Tortue, la nuit






Une nuit de brassage intensif nous attendait dans le train et, à Sapa, la pluie, le brouillard et ... le froid. Toutefois, Gilles et Madeleine, gens de montagne, m'ont semblé se reconnaître sans trop de difficultés. Nous devions voir le mont Phan Si Pan (le plus haut sommet du Vietnam oscillant autour de 3140 mètres) on ne l'aura que légèrement entrevu.
Tenue de rigueur à Sapa








Très peu d'activités - ici les randonnées en montage sont à l'honneur -  nous furent possibles à part la marche autour de Sapa et la visite du village h'mong, Cat Cat.

Voici quelques photos embrumées...



Visite de la colline Ham Rong où se trouve l'observatoire de la Gueule du Dragon























Photos prises dans le village h'mong de Cat Cat situé à moins de 3km de Sapa.








La poule noire h'mong





L'entrée de Sapa en revenant de Cat Cat (sans brouillard)


Après une nuit beaucoup plus tranquille dans le train de nuit nous ramenant à Hanoï où le temps était beaucoup moins froid, Gilles et Madeleine entreprennent leurs dernières heures en terre vietnamienne alors que YoYo et moi retournerons vers Saïgon.




Resto spécialisé dans la viande de chien












 Mausolée de Ho Chi Minh





Cyclo-pousse dans Hanoï



Salutations à Gilles et Madeleine








jeudi 11 décembre 2014

Photos des 3 dernières semaines...


... prises lors de la visite de Gilles et Madeleine.


Voici dans l'ordre le trajet qu'ont effectué avec beaucoup d'enthousiasme mes deux amis des Houches:

Sud:                    Saïgon - Cu Chi 
Extrême sud:       Phu Quoc 
Delta du Mékong: Can Tho 
Centre:                Da Nang et Hoï An 
Nord:                   Hanoï.
Extrême nord:      Sapa

Je ne sais pas ce que cela peut représenter en kilomètres mais je dois dire qu'au niveau de l'adaptation, on parle de beaucoup d'exigence. Seulement le fait de passer de 0 degré Celcius à tout près de 40 en quelques jours pour ensuite retomber autour de 3 degrés (à Sapa), ça sollicite le ''body''.

D'aucuns diront qu'ils ne sont pas allés ni à Hué ni sur la Baie d'Halong. Exact, mais il faut faire des choix et l'argument voulant que la Baie d'Halong est de plus en plus surpeuplée par les touristes nous a poussés à opter pour la montagne. 

Après celles-ci, je vous offrirai les photos prises dans le Delta du Mékong et Hoï An.

Voici donc celles de Saïgon et de l'Île de Phu Quoc.




Du Palais de la Réunification
Sortie d'un des tunnels de Cu Chi
Voici Madeleine




Ruelle dans Phu Quoc
Coconut Jail sur l'Île Phu Quoc
Coconut Jail
Culture de nuoc mam
                                             
Phu Quoc
Phu Quoc
Phu Quoc
Phu Quoc





Parking
Panier oublié sur la plage

Sourire vietnamien






Ce que l'on a appelé ''route nationale''


Petite merveille découverte par hasard au bout du Parc nationale de Phu Quoc
Hon Mot Island


       
Repos de bateaux à Phu Quoc
Coucher de soleil sur Phu Quoc

Deux petits mots sur l'Île de Phu Quoc. La plus grande île du Vietnam est située à l'extrême sud du Vietnam, à environ 15 km du Cambodge, elle baigne dans le golfe de la Thaïlande. On y cultive le poivre de même que le nuoc-mam (sauce de poissons). On y retrouve aussi quelques exploitants de perles. Tristement célèbre en raison de sa prison que remplirent les Américans de prisonniers viet-congs.

La réserve nationale (forêt primaire) de Khu Rung Nguyen était fermée lors de notre passage mais nous avons quand même pu la longer pour nous rendre au nord de l'île.

Le tourisme ne fait pas encore de grands ravages mais ça ne saurait tarder en raison des plages magnifiques et le côté sauvage de l'île.

À la prochaine

dimanche 7 décembre 2014

3 trop courtes semaines


Gilles et Madeleine, première journée à Saïgon


Je suis le premier à dire que six mois au Vietnam, ça passe trop vite. Beaucoup trop vite! Imaginons trois semaines. Trop  court. Surtout si cela se fait en compagnie d'amis de longue date avec qui voyager est un immense plaisir et une occasion d'abondants petits bonheurs. Ce fut le cas avec Gilles et Madeleine, actuellement en route vers les Houches, le froid et la neige.


Face au marché Ben Thanh (Saïgon)
 

Elle offrait des billets de loterie

Petit snack local...
...sur la rue

Arrivés le dimanche 16 novembre, repartis le samedi 6 décembre, ensemble nous avons traversé le Vietnam du Sud (Saïgon, ses environs et le delta du Mékong pour ensuite descendre jusqu'à l'île de Phu Quoc) au Nord (Hanoï et Sapa) tout en nous permettant un court arrêt au Centre (Da Nang et Hoï An). 

Pas beaucoup de repos dans cette traversée à folle allure, qu'à peine le temps de réviser nos notions de la langue vietnamienne. Au niveau linguistique, je me dois de signaler les améliorations sensibles de Madeleine en anglais au contact de YoYo qui lui a peaufiné son français; de Gilles, que dire sinon que son vietnamien lui mériterait certainement un siège à l'Académie des langues de Saïgon. Doué le Gilles.

Moto à Vung Tau

Sur une plage de Vung Tau



Plage Vung Tau


Les dames du lunch de spécialités de Vung Tau



À eux de dire comment ils ont apprécié le séjour mais je peux dire qu'ils ont su s'adapter rapidement, d'abord à la chaleur, puis à cette culture qui, souvent, nous laissr pantois.

Café Bêt (Saïgon)
Palais de la Réunification (Saïgon)



 

Gilles soulignait le fait qu'à son départ il entrait encore dans le pantalon d'arrivée, ce qui ne veut pas dire qu'il n'ait pas bien mangé mais que la cuisine vietnamienne moins riche et moins grasse, l'aura ravi.

Madeleine, cette extraordinaire observatrice d'éléments typiques qu'à ma quatrième année, je n'avais jamais remarqués m'aura tout simplement ébahi en signalant des détails de cuisine, d'habillement ou autres habitudes selon un modèle comparé Sud-Centre-Nord tout à fait inédit. Une petite faiblesse toutefois au niveau de la monnaie locale: beaucoup trop de zéros inutiles sur les billets, insiste-t-elle.

Je vous lance ici, en vrac, quelques photos prises au cours de ces trois dernières semaines. Pour les vidéos (et certaines sont savoureuses) il faut se rendre à l'adresse You Tube, elles s'y ajouteront graduellement au jour le jour:
  
https://www.youtube.com/channel/UCcfZnorbUYNeITNtr-IGo1A

J'en ajouterai d'autres alors que YoYo m'aura fait parvenir celles qu'il a prises.

Merci Gilles et Madeleine pour la visite. À bientôt.


À la prochaine





dimanche 16 novembre 2014

Les chroniques de Saïgon ( 1 )


À défaut de mieux pour l’instant, ''les chroniques de Saïgon'' voilà un titre qui fera l’affaire. Il tranchera sur les ''chroniques du café Riverside'' que j’alimentais assez régulièrement avant de le modifier en  ''nouvelles chroniques du café Riverside'' principalement en raison du fait qu’elles ne parviendront plus du Vuon Kieng devenu un parking. Je devais donc partir à la chasse afin de trouver et un nouveau café et un nouveau titre pour lesdites chroniques.

Les deux premiers cafés visités me sont apparus intéressants. Le premier MON PÈRE CAFÉ en raison de son calme, sa quiétude et son côté ''cosy'' européen; toutefois, il n’offre pas de jardin à l’extérieur et le café, bien que délicieux, est plutôt dispendieux. Situé à quelques rues du Café Riverside, il s’éloigne de la rivière pénétrant davantage dans le quartier des restaurants du District 1. Sans doute servira-t-il lors des journées maussades ou pluvieuses.
Mon Père Café

Le deuxième, le THUC COFFEE, je le définirais comme un café de type populaire, d’ailleurs on vous sert votre boisson favorite dans un gobelet cartonné. Il a pignon sur la rue PASTEUR à quelques pas de la cathédrale Notre-Dame. Le café y est bon mais pour lire ou écrire, plutôt moyen, en raison du bruit ambiant.

Dans les deux cas, le personnel ne cause pas français – il faut s’y attendre à Saïgon – et la maîtrise de l’anglais tourne autour du strict minimum afin de répondre aux demandes des clients étrangers ou des touristes qui déambulent beaucoup dans ce coin de la ville.

Plusieurs autres sont à voir. Le prochain, dans le District 3, je le connais déjà, il s’agit du BLACK and WHITE; terrasse extérieure bien ombragée et un peu en retrait de la cohue du centre-ville. Les chroniques pourront peut-être s’intituler ''les chroniques en noir et blanc'', qui  sait?

 


Le samedi 15 novembre, visite au nouveau local de la Libraire française situé derrière le marché Ben Thanh. On a emménagé ici en mai dernier. Plus petit, les propriétaires ont toutefois conservé le design. J’y ai retrouvé la même libraire, celle qui me racontait son voyage au Québec il y a quelques années. Je lui ai suggéré la lecture de ANIMA (Wajdi Mouawad) ainsi que UNE ENFANCE MAL FERMÉE de Jean-François Beauchemin: on en reparlera la prochaine fois que j’irai faire ma provision de livres autant neufs que seconds yeux. Celui que j’entreprends actuellement est de Amos Oz (LES DEUX MORTS DE MA GRAND-MÈRE).




J’ai dit que la chaleur à Saïgon, cette année, m’oblige à une adaptation particulière. En effet, ça tourne autour de 40 degrés et l’humidité n’a pas encore tout à fait complètement disparu. J’ai ressenti cette chaleur pénétrante avec une certaine difficulté jusqu’à ce que le vent du nord (celui qui j’appelle le petit vent spécial de Saïgon) se décide enfin de se montrer le bout du nez et s'acharne à chasser l’humidité. Depuis quelques jours, la température idéale, celle de la saison sèche, grignote quelques heures de la journée. L’an dernier, à pareille époque, nous étions dans l’expectative de la venue du typhon philippin Haiyan; ce n’est pas le cas maintenant.


Depuis quelques jours - en fait depuis que je suis certain que l’équilibre que la labyrinthite déstabilisait me permettrait de refaire mes promenades matinales en vélo - et suite à ma visite chez l’ostéopathe, l’exercice du matin, soit la trentaine de minutes en vélo a repris. Cela me permet de retrouver mes petites routes, les gens que je salue et qui me reconnaissent, mais surtout de devoir le plus habilement possible contourner les travaux et leurs chantiers (jour et nuit, 7 jours semaine) afin de refaire la chaussée après avoir installé les infrastructures dans Nha Bé, le suburbain du District 7, là où se trouve mon appartement. Au rythme accéléré que l’on maintient, le tout devrait s’achever d’ici quelques semaines.

Il n’y a pas qu’ici que les cônes jaunes (ce sont des humains qui tiennent ce rôle) envahissent les rues. Le centre-ville, avec les travaux du métro que l’on prévoit en fonction en février 2015, y goûte aussi.

Voilà pour aujourd’hui. En début de soirée, Gilles Pavot et Madeleine seront à Saïgon entreprenant un voyage au Vietnam de trois semaines. Mardi, nous partons pour la plage, à Vung Tau. On y discutera de la suite.

À la prochaine.
















mercredi 12 novembre 2014

En altitude, en haute altitude


Un peu plus de vingt heures dans les airs, en altitude; franchir la moitié de la terre; traverser une douzaine de fuseaux horaires; pour certains, voilà un supplice. Je dirais que pour certaines oreilles cela l'est également.

L'altitude ne soumet pas les gens aux mêmes stress, aux mêmes inquiétudes. 

Je vous offre ce poème né dans un 747 de Qatar Airways quelque part entre Montréal et Doha ou Doha et Bangkok, lors de la dernière envolée ou peut-être avant.


en haute altitude

?qui empêchera la pluie de tomber sur les rues sèches de Saïgon
regards tournés vers le ciel
en altitude, bizarrement, tout se joue par oreille,
entre tympan et tambour ou plus creux encore
rien à voir avec le service de la jeune hôtesse, soliste
qui va qui vient puis revient encore,
colombe égarée titubant dans l’allée étroite


l’altitude cause en musique synchronisée
impulsions input output, simultanément
à plusieurs milliers de kilomètres au-dessus des nuages coagulés,
on croirait des volcans
à cent-quatre-vingts degrés d’el conda pasa, le bout de la terre en déséquilibre,
étendue noire artificielle, entre vide et néant, au milieu de rien,
ou, le rien reprenant son vol vide le néant de ses reliefs abyssaux


l’altitude englobe les distances,
au sol elles pourraient se déplier sur un, deux trois continents
galère aérienne voguant, électrique
que personne ne semble devoir pouvoir arracher
au plus pur, au plus insensible silence
d'un avion en mal de puissance
la jeune fille empile des verres plastique vert à vitesse tgv
cela étouffe les chocs supersoniques


à bout de bras, l’altitude, ce capitaine aux longs cours
galvanise ses harmonieuses éclaboussures jusqu’aux confins de l’espace,
au creux du trou noir rempli de navettes égarées, ellipses du temps
tel un port altier, au cœur du noyau de sable,
il se resserre avec la frénésie du soleil constricteur,
catapulté par-delà la porte de l’éternité,
sans fin, sans début, sans cible en son centre désorienté


le sarrau bourgogne de la stewardess et l’obscurité de la cabine se confondent,
tout dort encore
l’immobilité stagnante soumet la vitesse effrénée de l’appareil,
les vifs soubresauts inquiétants
l’ombre en état d’apesanteur, fantôme fugitif,
lentement traînasse tout en léchant les hublots,
son vif reflet  glisse
comme une masse terrifiante qui broie les dos ligotés aux camisoles factices


statue noctiluque, la jeune fille aux doigts graciles qu’elle a colorés du même rouge,
bourgogne,
depuis mille heures au moins, entre les longs sifflements saccadés, les lamentations énergiques,
ratisse autour du petit rai de lumière que les étoiles fugaces déposent à ses pieds,
des frissons et d’autres frissons encore,
involontaires, irréguliers, convulsifs…
elle a si peur en haute altitude

elle a peur
en altitude                  
elle a si peur
en altitude                  
elle a si peur en haute altitude


À la prochaine

Entre nostalgie et fantaisie ... (54)

Se présente dans l'imaginaire poétique, sans origine logique, une série d'images bigarrées, une palette de couleurs artificielles, u...