mercredi 8 octobre 2014

QUATRE (4) CENT-SOIXANTE (60)

                                 

Le 3 fait le mois, le 5 le défait et le 11 le refait. On doit donc s'attendre à un octobre tout simplement génial, si le dicton s'avère véridique.

L'ami Choquette et moi avons profité d'un jeudi magnifiquement beau pour se lancer, à vélo, dans une randonnée de plus de 30Km partant du chemin de la montagne à Saint-Pie. Menant allègrement notre petit bonhomme de chemin, nous nous sommes rendus jusqu'à Saint-Paul-d'Abottsford - à la hauteur de la piste cyclable Marieville-Waterloo tout près de Granby - pour revenir sifflotant comme deux jeunots.

Les photos prises cette journée-là, du monument Émileville (oeuvre commémorative à l'effigie des pionniers de l'histoire des vieux moulins de Saint-Pie) au mont Yamaska et jusqu'à l'entrée de la ville de Granby, je vous les offre en hommage au soleil d'automne, aux couleurs chatoyantes accrochées aux arbres dont les pommiers qui, comme des statues tordues, découpent la route festonnée par endroits.














à vendre
















Bon et bel automne.

lundi 6 octobre 2014

QUATRE (4) CENT-CINQUANTE-NEUF (59)


en sous-titre: 
Saint-Pie, le matin très tôt.


Le Crapaud, tous les matins, se promène dans le village de Saint-Pie. Tous les matins très tôt. Alors que le village roupille encore, il marche au devant du soleil. Les couleurs automnales donnent à ces randonnées une dimension particulière.

Je vous offre ces images. 



 Le mont Yamaska à l'horizon.







 Le vieux pont qui enjambe la rivière.





 Rivière et mont Yamaska.

La rivière Yamaska porte son foulard de brume.












Je vous ai partagé mes regards du matin. Bientôt, demain peut-être, des photos de ma randonnée en vélo - sur 30 km - avec mon ami Choquette. Randonnée entre Saint-Pie et Saint-Paul-d'Abottsbord.

À la prochaine.


mercredi 1 octobre 2014

QUATRE (4) CENT-CINQUANTE-HUIT (58)

Georges DESROSIERS

Georges PLOURDE





























Deux décès en l’espace de peu de temps : un oncle ainsi que le père d’une essentielle amie. Les deux portaient le même prénom, Georges. 

Leur départ m’amène à fouiller dans mes cahiers de lecture, que je remplis davantage que je vide, et cela depuis un certain temps. Fouiller et découvrir quelques citations sur le thème de la vieillesse. 

Les disparus étaient, chacun, âgés de plus de 75 ans; 76 pour Georges Plourde, 85 pour Georges Desrosiers. Ils se rejoignent par la numérologie : 13 = 4.

Voici ce que j’ai trouvé. Au tout début de l’automne, je vous l’offre.

D’abord, quelques citations provenant du livre NAISSANCE DE LA VIEILLESSE du Docteur Claude Olievenstein qui a consacré sa vie aux toxicomanes.

. La vieillesse naît de la comparaison.

. Vieillir c’est entrer peu à peu, par paliers, dans l’isolement. Cela commence très longtemps avant l’entrée dans le grand âge. Cela commence dès la fin de la lune de miel de la jeunesse, des mises à l’épreuve triomphante du corps.

. Naître à la vieillesse n’est pas l’affaire de quelques mois.

. Nous ne sommes pas égaux dans l’entrée en vieillesse, nous le sommes encore moins dans le choix des instruments qui permettent de contenir, retarder, utiliser les signes ou les stigmates, les impossibilités, les limitations que nous impose le fait de vieillir.

. La vieillesse est donc un voyage à double face, l’une, celle de la solitude, étant infiniment plus douloureuse que l’autre, celle du rapport avec autrui.

. La vieillesse pourrit son homme sans trêve ni relâche.

. Vieillir, c’est aussi mettre de plus en plus d’eau dans son vin.

. Il y a urgence. Que Dieu existe ou pas. S’il n’existe pas, il faut l’inventer, chacun selon ses moyens. Intellectuels, spirituels, familiaux, historiques. Si pour de vraies raisons il n’est pas possible de l’inventer, il ne reste qu’à exploiter le non-sens, dépassant l’absurde par la jouissance de chaque souffle de vie. Le sens est là, dans l’instantané, dans le temps vécu, ici, là, tout de suite, maintenant, faisant de chacun de nous des toxicomanes de la vie parce qu’il n’y a plus rien après, parce que être programmé comme les hannetons ou autres insectes est monstrueux, effaçant l’homitude, effaçant l’imaginaire.

J’achève avec Olievenstein en transcrivant sa définition de la maturité :

'' la maturité, c’est un état d’équilibre où les acquis dominent par rapport à ce qui reste de conquêtes à faire. ''


Puis, Andrée Chedid qui  écrit dans son merveilleux roman LA MAISON SANS RACINES (on devrait en faire un film) :

'' De passage, et à l’aide dans cet état migrateur, comme si elle pensait que l’existence elle-même n’était que cela : un bref passage entre deux obscurités. Comme si dans la maison de la chair si périssable, dans celle de l’esprit si mobile, dans celle du langage en métamorphoses, elle reconnaissait ses seules et véritables habitations. Malgré leur précarité, elle s’y sentait plus vivante, moins aliénée, qu’en ces demeures de pierre, qu’en ces lieux hérités, transmis, souvent si agrippés au passé et à leurs mottes de terre qu’ils en oublient l’espace autour.''

J’achève en  citant le mot que Georges Plourde continuellement répétait :
 '' Amour. ''

Et ceux de Georges Desrosiers : '' Je suis comme un boxeur, je préfère plutôt donner que recevoir.''

Salut vous deux.


P.S. '' Pour être conscient qu’on vieillit, il faut vieillir sur fond de jeunesse. La fin garantit le commencement, le commencement permet la fin.'' Hubert Aquin



samedi 6 septembre 2014

QUATRE (4) CENT-CINQUANTE-SEPT (57)



La guerre. Dans toute son horreur et sa formidable faculté à se répandre un peu partout - souvent en périphérie des endroits où règnent la tyrannie, l'obscurantisme, le despotisme, l'oppression - la guerre est devenue une caractéristique, une marque de l'homme.

La guerre. Ce jouet des hommes despotes, autoritaires et persécuteurs devient leur langage absolu ayant comme références des logiques à la fois différentes et semblables.

La guerre. 

Je la regarde dans ce poème à partir de la lunette de celui qui se situe loin de ses champs de bataille mais proches de la souffrance qu'elle engendre; auprès des enfants.

Des enfants de la guerre, non pas seulement des enfants-soldats ou guerriers. De ceux qui ne jouent plus à la guerre, de ceux qui en sont les victimes et les pantins.



ils jouent

missiles, roquettes et bombes pour musique ambiante
on a équipé les enfants d'arcs, de flèches
ni complainte ni berceuse dans la bouche des mères veuves
que des étoiles le jour, des soleils la nuit

les enfants ont armé les arcs, acéré leurs flèches
de leurs bras, de leurs mains bleuies d’ecchymoses
virevoltent des pluies froides de poussière
au-dessus du caducée des linceuls

ils jouent

les enfants portent des maillots rouges numérotés
comme les footballeurs à la télé
un concerto de Mendelsshon enserre le terrain vague
de la nostalgie des couchers de soleil

les enfants épicènes jouent

des machines de guerre, d’acier et de rouille
tachent l’horizon de leurs longues épées fumantes
alors que roule un ballon antipersonnel
sur le cimetière bouillonnant des derniers coups de pelle

ils jouent ces enfants épicènes

sans casque, tête offerte aux tirs, aux corners
sur cet espace que limite le crachat des tyrans
les enfants courent derrière d’autres enfants
qui, eux, savent déjà le résultat de ce manège

la sirène annonce la fin d’une partie jouée d’avance
et les enfants qui restent, ballon de chair sous le bras,
aveuglés, minés et inquiets marchent au bout du champ
que le jour semblable à hier a rapetissé


à la prochaine


dimanche 3 août 2014

QUATRE (4) CENT-CINQUANTE-SIX (56)


Félix Leclerc
100 ans cette année



J'ai entrepris, à la demande expresse des amis vietnamiens, de déposer sur ma page Facebook des chansons québécoises. Je me suis mis à la tâche il y a quelques mois maintenant. Au début, ne sachant trop exactement ce qu'ils (elles) souhaitaient entendre - du récent... du représentatif... du folklore... - j'ai donc commencé par les chansonniers, et non les moindres: Hervé Brousseau, Germaine Dugas, Félix Leclerc, Jacques Blanchet, etc. Il m'apparaissait primordial de leur faire entendre ce qui, d'après moi, s'avère être le germe de la chanson québécoise. 

Les premiers commentaires allaient dans le sens suivant: ''on ne comprend pas la langue'', ''la musique est d'une autre époque'', et j'en passe. J'ajoutai les interprètes connus qui ont permis à la chanson québécoise de s'établir outre-frontière: Monique Leyrac, Pauline Julien, Lucille Dumont, etc.

Plus j'avançais, plus je remarquais que ma ligne de tir ne déviait pas beaucoup, que j'escamotais plusieurs aspects importants des composantes de cet art qu'est la chanson. Je me suis alors mis à piocher à gauche et à droite, puisant à tous les styles - sauf l'opéra que bientôt je vais aborder - ce qui, à mon avis, illustrait ou met encore en valeur la chanson québécoise.

La démarche m'a permis de découvrir ou redécouvrir des artistes ayant marqué leur époque, ceux qui ont créé des ponts entre les générations ou nous ont renseignés sur divers courants sociaux de l'histoire du Québec.

Il n'y a pas unanimité sur les origines de la chanson québécoise. À quel moment précis s'est-elle solidement installée, s'est-elle ancrée dans nos oreilles, à quel moment peut-on dire qu'elle possède une pérennité et qu'elle assure sa continuité?

Au départ, je ne me posais pas ces questions. Par la suite, alors qu'il m'arrivait de dire, ''cette chanson, je me rappelle que ma mère la chantait'', ''celle-ci date du temps de mes grands-parents'', j'arrivais à constater que ses sources furent multiples, puis qu'à une époque encore toute proche, elle devint... disons, autochtone.

Et les ami(e)s vietnamiens dans tout cela? Mise à part la barrière linguistique, ce qui passe le mieux là-bas ce sont les chanteuses: Céline Dion dont on ne connaissait pas ses origines québécoise, Mitsou pour son côté provocateur, Ariane Moffat pour ses excellents rythmes, Stéphanie Lapointe pour son allure adolescente.

En second lieu, les groupes des années 1970, dont Offenbach, retinrent l'attention. Quelques chanteurs du type ''crooner'' car là-bas on a l'impression que ce qu'ils interprètent est triste, mélancolique et nostalgique un peu à l'image de ce que l'on entend beaucoup au Vietnam.

Le folklore et le country ne font pas du tout fureur ce qui me fait dire que l'opéra ne devrait pas trouver preneur.

J'en suis maintenant à me demander ce que je pourrais faire avec toute cette banque d'informations et de chansons recueillies principalement sur You Tube?
Déposer le tout sur ma chaîne You Tube? Chose certaine, plus j'avance, plus je découvre l'importance de la chanson dans nos vies, qu'elle s'avère être un important pivot de la culture, qu'elle soit locale ou mondiale. 

À la prochaine

dimanche 20 juillet 2014

QUATRE (4) CENT-CINQUANTE-CINQ (55)

                             

22 000 kilomètres plus tard, ma voiture SOUL de Kia entreprendra demain sa dernière expédition: Saint-Pie vers Québec s'arrêtant à Gentilly pour saluer Madeleine, cette chère tante maintenant âgée de 83 ans. Comme je n'ai pas encore récupéré mon permis de conduire - ça se fera en mai 2015 au retour du Vietnam, voyage numéro 4 - mon ami Jean Choquette pilotera. Jeudi, la SOUL aura un nouveau propriétaire.

Je vis depuis un an sans voiture tout comme je l'ai fait, sept années durant, alors que je résidais à Montréal. Ce n'est donc ni nouveau ni pénible pour moi. Au retour, en mai prochain, je verrai pour la suite des choses. Une voiture électrique, la SOUL EV qui doit faire son arrivée sur le marché québécois cet automne m'intéresse.



SOUL EV 2015




À suivre...




Entre nostalgie et fantaisie ... (54)

Se présente dans l'imaginaire poétique, sans origine logique, une série d'images bigarrées, une palette de couleurs artificielles, u...