mercredi 25 août 2010

Le trois cent soixante-dix-septième saut / Le trois-cent-soixante-dix-septième saut


Alain Horic

Difficile à trouver, du moins dans mon entourage poétique, un poème qui aborde le thème de la peur. (Parenthèse) : les serpents de la peur suivra celui-ci, de Alain Horic (poète né en 1929 en Bosnie et arrivé au Québec en 1952) dont je me souviens vaguement quelques écrits publiés dans la revue Parti-Pris. Avec Juan Garcia et Michel van Schendel, il fera partie en 1958 des «poètes migrants» de l’Hexagone avant d’être de la réorganisation des éditons en 1961 puis, avec Miron, formera la quatrième équipe de direction, cela en 1965. Il y sera très actif jusqu’en 1991.

On a beaucoup rapproché ce poème de LA CAGE D’OS de Saint-Denys-Garneau. Vous verrez par vous-même.




LA CAGE DE CHAIR
(Alain Horic)

Je voudrais que cet animal
qui s’éveille
chaque jour en moi
meure
enfermé dans sa cellule
de peau

La nuit je le surprends
m’arrachant les côtes
comme des barreaux

À chaque nouvelle lune
je lui cède
pour m’enfuir

brouiller les chemins
de retour

j’ai peur
qu’il morde le cœur

Au centre de la brousse humaine
rompre l’harmonie
de la chair
qui vibre de mille désirs

Je suis las de le traîner
derrière moi
pour témoigner de ma présence

Je dois l’étrangler
pour l’enfant
qui m’appelle
par le code secret du sang

À l’aube
quand il sera raidi
je prendrai le doigt d’un mort
pour crever l’infini




les serpents de la peur


les pas reculent quand s’avance la nuit
et la peur installe, au ventre, ses serpents
puis minutieusement, interminablement
les abreuve des remords du jour

la peur - coup de tonnerre à l’estomac
épée de Damoclès plantée dans le ventre -
étend froidement sur le vaste autel des croyances
un chapelet dépecé aux nœuds des serpents

crier du silence à tue-tête
se lover autour des algues d’un ruisseau
y voir un océan déchainé
avaler des poissons aux yeux creux

les serpents de la peur
redoutables comme des odeurs volées à la nuit
s’enroulent langoureusement autour de soi
pour accoucher de leurs faux diktats

les serpents de la peur
ces dictateurs atrophiés aux mains étouffantes
s’attaquent férocement à la gorge
y déposant la gangrène arrachée à un dernier souffle

les serpents de la peur
étourdissent de leurs dissonantes symphonies
la quiétude des fleurs qui tomberont des arbres
quand les frissons auront vrillé leur dernière chaleur

blancs devenus noirs, écarlates dans l’ombre
ils regardent, muettement, avec des certitudes d’évangile
fondre les os calcinés des témoins perdus
cherchant à s’évader du cercle perpétuel

ce que serine les serpents de la peur
rappelle les éblouissements géographiques
des longues terres inconnues
qu’un marcheur surpris découvrirait par hasard

… où il y croiserait des serpents


Au prochain saut

dimanche 22 août 2010

FORILLON: 40 ans








Le crapaud tient à rendre hommage à tous ces Gaspésiens et Gaspésiennes qui, il y a quarante ans, ont connu, vécu de pénibles moments à cause de l'expropriation sauvage dont ils furent victimes et de l'exploitation éhontée qu'ils ont subie,et cela de manière tout à fait consciente, de la part de leurs deux gouvernements alors dirigés par Pierre Trudeau et Robert Bourssa.

Aujourd'hui, ils se souviennent. Que leur courage et leur détermination soient une illustration de leur farouche volonté à ne pas oublier, à ne jamais oublier!

Dans un autre 40 ans, peut-être, recevront-ils des excuses, minimale consolation pour toutes ces souffrances.

Hommage particulier à Lionel Bernier, leur avocat et leur voix.

mercredi 18 août 2010

Le trois cent soixante-seizième saut / Le trois-cent-soixante-seizième saut



Un peu beaucoup pour vous situer : j’en suis actuellement à éplucher le quatrième cahier de lecture, sans doute le plus éclectique de tous. Voici quelques exemples qui illustrent bien ce propos.

Jean Bédard (NICOLAS DE CUES) :
Une forme devrait entraîner naturellement une réforme. Hélas! c’est une loi de notre condition d’homme qu’une longue habitude devienne pour nous une seconde nature, soit tenue pour vérité et défendue comme telle.

David Servan-Schreiber (GUÉRIR) :
… nos émotions ne sont que l’expérience consciente d’un large ensemble de réactions physiologiques qui surveillent et ajustent continuellement l’activité des systèmes biologiques du corps aux impératifs de l’environnement intérieur et extérieur. Le cerveau émotionnel est donc presque plus intime avec le corps qu’il ne l’est avec le cerveau cognitif. Et c’est pour cette raison qu’il est souvent plus facile d’accéder aux émotions par le corps que par la parole.

Gérald Messadié
(L’HOMME QUI DEVINT DIEU) :
La patience est la clé du ciel, et toute la colère du monde ne fera pas tourner le Soleil d’un pouce plus vite.

Céline Cyr
(LE TEMPS D’UNE PHOTO) :
Les gens ne se parlent pas. À force de ne rien se dire, ils ne s’aperçoivent pas qu’ils ignorent qui ils sont et ce qu’ils font.

Arthur Rimbaud (UNE SAISON EN ENFER) :
Je suis de race inférieure de toute éternité.

Loïse Lavallé
e (ÉLOÏSE, POSTE RESTANTE - LETTRES À UNE ENFANT DISPARUE)
J’ai pourtant peur de ne pas t’avoir suffisamment appréciée lorsque tu étais du même voyage que moi. Si seulement on savait avant la mort de l’autre ce qu’on découvre après. Ou bien est-ce le non-retour qui fait prendre à ce qu’on sait déjà des proportions qui coupent le souffle et les bras?

Monique Wittig
(LES GUÉRILLÈRES) :
… elles affirment triomphent que tout geste est renversement.

Fun-Chang (UTILISE CE QUE TU ES) :
Cette capacité d’être témoin sans t’identifier à chaque situation te donne une puissance incommensurable.

Mihaly Csikszentmihaly (VIVRE) :
On dit de ceux qui transforment les tragédies en expériences positives qu’ils bénéficient de «résilience».

Spencer Johnson
(OUI OU NON) :
L’intuition : c’est un savoir logé dans votre subconscient qui est fondé sur vos expériences passées. C’est elle qui vous souffle que quelque chose vous convient ou pas.

Yvon Rivard (LE MILIEU DU JOUR) :
On ne peut pas aimer ni être aimé par quelqu’un qui ment.

Dany Plourde
(VERS QUELQUE – SOMMES NOMBREUX À ÊTRE SEUL) :
et puisqu’il semble n’y avoir aucune présence
de première personne du pluriel valable
m’assassinerai donc partiellement en tant que
première personne du singulier

Tania Langlais (LA CLARTÉ S’INSTALLE COMME UN CHAT) :
achever l’histoire sortir d’ici
une promesse est un objet perdu
du calme petit abîme
dans la patience de ce qui n’arrive jamais

Marc-André Brouillette (CARNETS DE BIGANCE) :
Ici ne sera plus hier, puisque désormais nous transportons nos lointains.

David Wormaker (UNE POLICE EN STUCCO FONCÉ) :
sous tes airs fatals et quelconques
tu règnes trop sur ma vie
pour y laisser quelque place à la vérité

Paul Verlaine (POÈMES SATURNIENS – SUIVI DE FÊTES GALANTES) :
Le soleil, moins ardent, luit clair au ciel moins dense.
Balancés par un vent automnal et berceur,
Les rosiers du jardin s’inclinent en cadence.
L’atmosphère ambiante a des baisers de sœur.

André Carpentier (RUELLES, JOURS OUVRABLES) :
Flâner, c’est comme naître ou mourir, ça ne se fait jamais mieux que seul; à quelques-uns si on veut, mais chacun pour soi, en suivant son instinct, quitte à se perdre de vue.

Fernando Savater (CHOISIR LA LIBERTÉ) :
Nous tentons de conserver seulement ce que nous risquons de perdre.

André Gide (LA SYMPHONIE PASTORALE) :
S’emparer de ce qui ne peut se défendre, c’est de la lâcheté.

Colette (CHAMBRE D’HÔTEL) :
Ce qu’on trouve ne vaut pas toujours ce qu’on quitte.

Andrée Chedid (L’AUTRE) :
L’espoir est toujours un mensonge. Ce qui n’a pas de racine n’est qu’illusion.

Sébastien Chabot (L’ANGOISSE DES POULETS SANS PLUMES) :
Oui, les enfants ont toujours raison. Les malheurs du début de notre vie seront la terre de nos cauchemars. Il vaudrait mieux mourir en culottes courtes, pendant qu’on ne voit pas encore la durée de nos douleurs.

Francis Carco
(LA RUE) :
Les vérités premières ont ceci d’excellent qu’on peut les appliquer à tout.

J.S. Mill
Pour que de petites améliorations se produisent dans l’humanité, il faut qu’un grand changement survienne dans ses modes de pensée.


Je vous avais prévenu que ça irait de tous côtés!

Au prochain saut

vendredi 13 août 2010

Le trois cent soixante-quinzième saut / Le trois-cent-soixante-quinzième saut



Le crapaud travaille actuellement un poème sur le thème de la peur. Sans trop savoir pourquoi, je l’associe aux serpents… les serpents de la peur. Pour m’aider à voir un peu plus clair dans les images qui m’assaillent, je suis allé questionner certains auteurs; qu’en pensent-ils, qu’ont-ils écrit sur cette bizarre d’émotion?

Léna Allen-Shore, (NE ME DEMANDEZ PAS QUI JE SUIS) :
Le danger existe, c’est vrai, mais cela n’est pas le plus important! Le vrai danger demeure en nous, car il se nomme «la peur». La faiblesse doit être combattue par nous-mêmes, avant que le danger du dehors nous atteigne.

Robert Blondin, (7e DE SOLITUDE OUEST) :
Le dard de la peur est un des rares à atteindre l’âme avec autant de méchanceté. À y laisser autant de traces vives … cette peur qui sait attaquer les défenses les mieux aguerries et fait régresser l’inconnu jusqu’aux ténèbres les plus primitives.

Monique Bosco, (UN AMOUR MALADROIT) :
On ne peut jamais tuer la peur. Fidèles, chaque nuit, les cauchemars reviennent. La lutte recommence. Les souvenirs enterrés à grands frais vivent d’une nouvelle vie, plus vivace que l’ancienne.

Roseline Cardinal, (JULIETTE ET LES AUTRES)
… la peur est la sœur de l’imagination…

Louis Caron
, (LE CANARD DE BOIS) :
… vous savez ce que ça peut provoquer la peur? Il y en a que ça pousse à la lâcheté, d’autres à l’héroïsme.

Réjean Ducharme, (L’AVALÉE DES AVALÉS) :
Pour vaincre la peur, il faut la voir, l’entendre, la sentir. Pour voir la peur, il faut être seul avec elle.

Maurice Gagnon
, (ENTRE TES MAINS) :
… cette panique qui monte des entrailles et submerge votre dignité, votre figure d’homme et dévoile à vos yeux votre vraie nudité : celle de l’enfant qui vient de naître, celle de l’homme qui a construit une œuvre et qui l’imagine soudain, aux mains des autres, celle de l’humain sans le vêtement du courage.

Pierre Gravel, (LA FIN DE L’HISTOIRE) :
… la peur, c’est toujours réel, c’est son objet souvent qui ne l’est pas. On arrive à imaginer n’importe quoi pour justifier la sourde oppression.

Claire Martin
, (LA JOUE DROITE) :
L’humiliation de la peur, c’est ce qu’il y a de plus difficile à pardonner.

Suzanne Paradis
, (L’ÉTÉ SERA CHAUD) :
… la peur, cette bête curieuse, toute en dents et en griffes, la peur qui se cramponne à l’âme, effrayée elle-même de sa force, chauve-souris enchaînée à une chevelure en folie.

Yves Thériault, (TAYAOUT, FILS D’AGAGUK) :
Tu n’as peur de rien…, tu n’as peur de personne. Sauf de toi-même. C’est la pire de toutes les peurs.

Élisabeth Vonarburg
, (CHRONIQUES DU PAYS DES MÈRES) :
Une bonne terreur, de temps en temps, vous remet les idées en perspective.

Le poème «les serpents de la peur» devrait suivre… bientôt.


«un carnet d’ivoire avec des mots pâles»


A R S O U I L L E (nom et adjectif)
. nom : voyou
Adjectif : canaille


A T A R A X I E
(nom féminin)
. tranquillité de l’âme. Chez les Stoïciens, État d’une âme que rien ne trouble, idéal du sage


Au prochain saut

dimanche 8 août 2010

IL Y A UN AN, DÉJÀ!

Il y a un an Fleurette partait. Quelques souvenirs sous forme de photos, un peu comme un bouquet de fleurs!

Avec Françoise

Avec Odile

Avec Mathilde

Avec Louise

Avec Arthur et Jean

Avec Sylvie

J'aurais aimé déposer une photo de Fleurette avec Jacques, Pierre, Roger, Sylvie D, Claire ainsi que les autres membres de la famille mais je n'en ai pas trouvée dans mon album de photos. La pensée est toutefois présente.

Salut Fleu!

vendredi 6 août 2010

Le trois cent soixante-quatorzième saut / Le trois-cent-soixante-quatorzième




En 2004, j’étais à Paris. L’année du cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Rimbaud. Tous les jours, au Jardin des Tuileries, je lisais tout ce qui venait d’être publié sur lui. Lorsqu’une adresse ou un endroit précis dans Paris était cité, je m’y rendais et j’avais l’impression que le livre devenait réalité sous mes yeux.

Je vous offre aujourd’hui quelques citations de l’homme aux semelles de vent. Tout un marcheur le bonhomme!


Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l’Infini terrible effara ton œil bleu!
(Ophélie)


Nous avions quelque chose au cœur comme l’amour.
(Le forgeron)


J’ai avalé une fameuse gorgée de poison.


Mais vous finirez toujours comme un satisfait qui n’a rien fait, n’ayant rien voulu faire.
(Lettre à Izambard)


Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens.
(Lettre à Izambard)


Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant. Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens.
(Lettre à Demeny)


Donc le poète est vraiment voleur de feu.
(Lettre à Demeny)


Mais inspecter l’invisible et entendre l’inouï étant autre chose que reprendre l’esprit des choses mortes.
(Lettre à Demeny)


Nous avons seulement à ouvrir nos sens à la sensation, puis fixer avec des mots ce qu’ils ont reçu … notre unique soin doit être d’entendre, de voir et de noter. Et cela, sans choix, sans intervention de l’intelligence. Le poète doit écouter et noter quoi que ce soit.


- La Nuit vient, noir pirate aux cieux d’or débarquant.
(Les premières communions)


À son réveil, - minuit, - la fenêtre était blanche.
Devant le sommeil bleu des rideaux illunés
(Les premières communions)


La vie est la farce à mener par tous.
(Une saison en enfer)


Je devins un opéra fabuleux;: je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur : l’action n’est pas la vie, mais une façon de gâcher quelque force, un énervement. La morale est la faiblesse de la cervelle.
(Une saison en enfer)


Le Bonheur était ma fatalité, mon remords, mon ver : ma vie serait toujours trop immense pour être dévouée à la force et à la beauté.
(Une saison en enfer)


J’ai eu raison de tous mes dédains : puisque je m’évade! Je m’évade!
(Une saison en enfer)


Cependant c’est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l’aurore, armés d’une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.
(Une saison en enfer)


Enfin, le plus probable, c’est qu’on va plutôt où l’on ne veut pas, et que l’on fait ce qu’on ne voudrait pas faire.
(Lettre janvier ’85)



Au prochain saut

lundi 2 août 2010

Le trois cent soixante-treizième saut / Le trois-cent-soixante-treizième saut




Éclectique
En vrac
Et
Échevelé


. J’écoutais dernièrement Monique Leyrac (elle a eu 82 ans le 26 février dernier) me demandant ce qu’il était advenu d’elle. Monique Leyrac, la diva des années 1960, a émerveillé le Québec par sa voix unique, théâtrale et transporté un peu partout dans le monde la chanson québécoise. L’écouter aujourd’hui est toujours un immense bonheur, c’est retrouver les mêmes émotions à fleur de peau qui me faisaient frissonner à l’époque.
Lorsque j’ai amené l’idée d’une émission hebdomadaire sur les ondes d’une radio étudiante (PRCM – Radio-Casavant) nous sommes en 1963-1964, le titre que j’allais y donner fut PAR UN CHEMIN DE PRAIRIE, chanson écrite par Gilles Vigneault et magnifiquement interprétée par l’unique Monique Leyrac. Vous comprendrez qu’elle a toujours eu une place privilégiée dans ma discothèque.
À mon oreille, il semble que nous n’avons plus au Québec d’interprètes d’un tel calibre. Je pense aussi, de la même génération, à Pauline Julien, puis Renée Claude. Ce n’est aucunement de la nostalgie et malgré le fait que notre chanson québécoise actuelle rayonne sur la scène francophone par la présence de nos auteurs-compositeurs et nos interprètes, j’avoue qu’une artiste de la taille de Monique Leyrac se fait de plus en plus rare.



. Tout comme je me posais la même question au sujet de Réjean Ducharme qui aura 69 ans le 12 août prochain. Que fait-il? Écrit-il encore? Se promène-t-il toujours à la recherche d’objets hétéroclites pour en faire des «trophoux» sous le nom de Rock Plante? Je dois vous avouer que lors de mes marches dans les rues et ruelles de Montréal, à la recherche d’images et d’odeurs, je ne l’ai toujours pas encore croisé.
Une question, certainement celle qui aura coiffé la carrière de Réjean Ducharme et cela depuis son arrivée en 1966 : pourquoi doit-il être une autre personne que lui-même? On a longtemps pensé qu’il a été le nom d’emprunt de Luce Guilbault, ou le pseudonyme de Wilfrid Lemoine et cela malgré le fait que Pierre Paquette eut rencontré et interviewé ses parents à quelques semaines de la parution de L’AVALÉE DES AVALÉS.
On a comme cet urgent besoin de connaitre nos gens célèbres, suivre leur cheminement et tous leurs «échos-vedettes»… Ducharme, si tu écris, si tu montes et démontes des «trophoux», si tu marches quelque part, fais paraitre quelque chose. On a encore besoin de passionnant à se mettre sous la dent. D’ici là, je reprends la lecture de l’Avalée…



. Le Parlement régional de Catalogne (Espagne) vient d’interdire les corridas sur son territoire portant ainsi un dur coup à la tradition taurine espagnole… Portant aussi un dur coup à deux voyageurs qui s’engageront sur les routes espagnoles à l’automne prochain (mon ami Jean-Luc et moi-même). Toutefois, je me suis demandé si assister une corrida m’aurait intéressé. Il y aura sans doute, quelque part en Espagne, un endroit où se tiendra un tel spectacle et nous aurons à nous interroger sur la possibilité d’y participer ou non. Reste à voir ou Va Savoir comme le dirait Réjean Ducharme.
Je ne suis pas certain que la tuerie d’un taureau sous mes yeux puisse me captiver mais des pages d’Hemingway (la corrida était une passion chez lui) reviennent à mon esprit…
Saviez-vous qu’il existe depuis 2004 un Prix Hemingway qui récompense chaque année en Feria nimoise une nouvelle inédite d’un auteur français ou étranger dont l’action se situe dans l’univers de la tauromachie, de la fête, de la région; le prix est doté d’une récompense de 3000 euros? C’est l’association Les Avocats du Diable Vauvert qui l’organise et en assume la promotion.
En suivant soit le blogue du crapaud ou encore celui qui devrait reprendre à l’automne (Jean / Pierre et la route...), vous connaitrez la suite de ce questionnement.



. Le crapaud, cela vous dit quelque chose, du moins à ceux qui viennent ici et, pour certains depuis ses débuts en 2005… mais CRAPAUD voilà qui vous est sans doute, tout comme moi, nouveau.
Le Collectif de Recherche sur l’Aménagement Paysager et l’Agriculture Urbaine Durable dont l’acronyme est CRAPAUD réclame la légalisation des poules pondeuses à Montréal. Il est interdit d’élever des poules pondeuses à Montréal depuis 1966 pour une multitude de raisons qui relèvent de l’hygiène publique.
On souhaite, c’est du moins l’objectif de ce CRAPAUD, revoir les poules pondeuses réinvestir le grand Montréal; pas plus de quatre par adresse civique et pas de coq: entendre le joyeux cocorico à quatre heures le matin, c’est trop exiger aux citoyens.
Qu’en pense le crapaud? Eh! bien (c’est une faute, je le sais…) je suis d’accord mais à une seule et unique condition : que l’on remplace les écureuils par les poules. Semble-t-il que ce petit et combien détestable rongeur qui arpente en sautillant nos parcs et nos ruelles, dans mon quartier du moins, ferait partie d’une espèce protégée à Montréal. Interdiction formelle de les détruire par quelque moyen que ce soit. Même s’il est responsable de bien des «grugages» - je pense ici à mes mini-tomates, aux raisins de la vigne, aux incalculables trous qu’ils font dans les pelouses afin d’y déposer des cacahuètes (d’ailleurs, je propose que l’on mette à l’amende tous ceux et toutes celles qui nourrissent ces rongeurs indélicats) – on le protège pour je ne sais quelles raisons.
Échangeons nos écureuils contre les poules pondeuses, voilà ma proposition. D’ailleurs, les poules ne caquètent, semble-t-il, que lorsqu’elles pondent autrement elles sont presque muettes. Vous rétorquerez que les excréments des poulettes grises ayant pondu dans l’église, ça ne doit pas être rigolo lorsque vient le temps de récupérer cela. Ce à quoi je vous répondrai que j’en ai aucune idée ajoutant, afin que vous constatiez mon absolue objectivité envers la problématique des écureuils, que je ne sais pas non plus à quoi ressemble un excrément de mon illustre ennemi. Je le soupçonne toutefois de faire «ch…» quelqu’un quelque part avec cela.
Et en avant pour les poules pondeuses!




CADAVRE EXQUIS
NUMÉRO 15



De son sommeil, Frère Jacques s’éveille
une longue ligne blanche noircit les étoiles
et le lit mourait de chaleur

au loin… deux corbeaux le suivent

sur l’ombre, de l’ombre fut mise
la grande porte refermée
la saison se vide de l’intérieur

la mémoire des choses à venir

la rame du métro s’arrête
Hubble est son habitacle



Au prochain saut

mercredi 28 juillet 2010

Le trois cent soixante-douzième saut / Le trois-cent-soixante-douzième saut



Voici une autre série de citations offertes en ordre alphabétique d’auteurs.
Petite caractéristique : chacune ne dépasse pas (ou de très peu) une ligne.
C’est comme changer le vin rouge de l’année contre le rosé de l’été.

Bonne lecture.

. Vous n’êtes que des masques sur des faces masquées.
Guillaume Apollinaire


. Une vie, c’est la reprise d’un destin par une liberté.
Simone de Beauvoir

. Les pauvres ont plus besoin de rêves que de pain.
Georges Bernanos

. Aucun oiseau ne vole trop haut s’il vole de ses propres ailes.
William Blake


. On obtient plus de choses en étant poli et armé qu’en étant juste poli.
Al Capone

. La mort expire dans une blanche mare de silence.
Aimé Césaire

. La légèreté du rire vous console d’avoir les semelles si lourdes pour vous rendre à l’échafaud.
Jean Cocteau

. C’est que nous n’osons pas, ouvertement, avoir besoin les uns des autres.
Colette


. Moi, je suis seul, tandis qu’eux, ils sont tous.
Dostoïevski


. Les mots n’ont rien su dire
André Frénaud


. tu étais sur mon cœur une rumeur de neige
Federico Garcia Lorca




. Le néant néantise.
Martin Heidegger

. Il a un très grand cœur, grand comme sa tristesse.
Rafaat Hossaïni

. L’abîme est là qui gronde, et les enfants sourient.
Victor Hugo


. Accueillir la froideur du glaive avec la froideur de la pierre.
Kafka


. la mémoire est une chambre absolue
Tania Langlois


. Quelque chose d’infini arrivait à sa fin.
Gabriel Garcia Marquez

. … l’espoir, ce carcan des pauvres.
Gaston Miron


. Avant de savoir les mots pour vivre, il est déjà temps de mourir.
Jean-Guy Pilon

. j’apprends progressivement le rampage sous les barbelés
Danny Plourde


. Arrivés de toujours, qui t’en iras partout.
Arthur Rimbaud


. Se perdre est le seul endroit où il vaille vraiment la peine d’aller.
Tiziano Scarpa

. Tout ce qui est grandiose est aussi difficile à réaliser que rare.
Spinoza


. je marche vers chaque fatigue humaine
Marie Uguay



. Le «moi» est cela qui est peu.
Pierre Vadeboncoeur


. Sur ce dont je ne peux parler, j’ai l’obligation de me taire.
Wittgenstein


Au prochain saut

samedi 24 juillet 2010

Le trois cent soixante et onzième saut / Le trois-cent-soixante-et-onzième saut



Un dernier coup d’œil sur la nouvelle orthographe qui se veut un résumé de ce que nous avons vu depuis le début. Nous y reviendrons à l’occasion.



Rappel des principales règles


Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union. Ex. : vingt-et-un, deux-cents, trente-et-unième

Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.
Ex. : un compte-goutte, des compte-gouttes ; un après-midi, des après-midis

On emploie l’accent grave (plutôt que l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), et au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder.
Ex. : évènement, règlementaire, je cèderai, ils règleraient

L’accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif et dans cinq cas d’ambigüité.
Ex. : cout ; entrainer, nous entrainons ; paraitre, il parait

Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent sur le modèle de peler ou de acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).
Ex. : j’amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras

Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français.
Ex. : des matchs, des miss, révolver

La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, en particulier dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-, dans les mots composés de extra-, infra-, intra-, ultra-, dans les mots composés avec des éléments « savants » et dans les onomatopées et dans les mots d’origine étrangère.
Ex. : contrappel, entretemps, extraterrestre, tictac, weekend, portemonnaie

Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).
Ex. : corole ; frisoter, frisotis
Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots.
Ex. : aigüe, ambigüe ; ambigüité ; argüer

Enfin, certaines anomalies sont supprimées.
Ex. : asséner, assoir, charriot, joailler, relai.





CADAVRE EXQUIS
NUMÉRO 14



il faisait froid
tout se figeait
dans le triste frimas
grimaçant d’effroi


le froid colorait leurs mains
paralysés
ils tracèrent des sentiers
que les roches fendaient

la peur et le froid
jouèrent à qui perd-gagne
les haillons d’un fantôme
enfoui sous ses ombres



«un carnet d’ivoire avec des mots pâles»



A R A I R E (nom masculin)
. charrue simple sans avant-train.

A R G Y R O N È T E (nom féminin)
. araignée aquatique qui tisse dans l’eau une sorte de cloche qu’elle remplit d’air


Au prochain saut

mardi 20 juillet 2010

Le trois cent soixante-dixième saut / Le trois-cent-soixante-dixième saut



Éclectique
En vrac
Et
Échevelé


. L’eau

C’est vrai qu’il ne pleut pas beaucoup cet été, l’hiver ne nous a pas enfoui sous la neige, de sorte que l’on parle non pas de sècheresse mais plutôt de pénurie d’eau. Ajoutons que le mois de juin 2010 aura été le plus chaud depuis que l’on tient des statistiques météorologiques.

Vous souvenez-vous de l’époque fort peu lointaine au cours de laquelle ceux qui ne lavaient pas l’asphalte recouvrant leur entrée de maison passaient pour des malpropres? À la même époque, boire de l’eau n’était pas «in» alors que maintenant tout le monde se promème avec sa bouteille d’eau.

Les grands écologistes parlent du problème d’approvisionnement en eau potable, selon eux ça risquerait de devenir aussi important voire tragique que les gaz à effet de serre; ils en parlent avec une certitude chiffrée.

Le H deux O. L’eau. Tout simple, pourtant si essentielle. Ce que je retiens de cette problématique? Comme beaucoup de situations qui surgissent on réagit seulement lorsqu’elle devient critique. Les politiques qui veulent encadrer les problèmes ont trop souvent la malencontreuse habitude de ne jamais regarder devant mais souvent de colmater des brèches souhaitant que cela puisse suffire.

On ne doit pas, je crois, gérer l’eau, mais plutôt s’assurer que globalement, tout ce qui a trait à la santé de la planète fasse partie de l’hygiène humaine. Souhaitons que les remous causés par la marée noire dans le golfe du Mexique deviennent un cri d’alarme et nous incitent, à tous les niveaux, à des actions plus responsables.


. Les F-35

Nous aurons, semble-t-il, de beaux nouveaux avions militaires. Pas de la camelote, non, de la première qualité. Ils s’appellent F-35. Ils nous couteront quelque chose comme 12 milliards de dollars. Fini le temps où, comme certains de nos bateaux, on faisait rire de nous à travers le monde avec nos vieilles affaires tout usées. Là, on pourra faire nos «frais» et surtout, la guerre.

Le gouvernement minoritaire conservateur a décidé, un peu comme s’il était majoritaire au parlement et dépositaire de nos intentions les plus intimes quant à la manière que le Canada doit se comporter dans le monde afin d’assurer la paix. Parce que, si je saisis bien, la paix pour nous, Canadiens, c’est faire la guerre; pour faire la guerre, il faut absolument s’assurer de la gagner; pour la gagner, il faut obligatoirement être mieux équipé de l’adversaire. Logique?

Il m’arrive parfois de me demander si ce gouvernement minoritaire conservateur n’est pas totalement déconnecté de la réalité ou tout simplement branché que sur sa réalité idéologique qui relève directement de la philosophie George W. Bush.

C’est fort inquiétant surtout lorsqu’on entend pour seule réplique, celle des libéraux fédéraux qui déclarent qu’une fois au pouvoir, ils annuleront le contrat. Un certain Jean Chrétien n’avait-il annoncé une telle intention lorsque les conservateurs voulurent acheter des hélicoptères (à moins que ma mémoire me joue des tours)?

12 milliards de dollars pour des avions qui ne réussiront même pas à transporter plus d’une ou deux personnes à la fois!


. Le recensement

Un autre exemple inquiétant de la manipulation du gouvernement minoritaire conservateur, manipulation de l’information. On va cesser d’obliger les gens (à part les agriculteurs) de répondre à un questionnaire détaillé dans le cadre du prochain recensement pour la simple raison qu’il serait, selon le ministre responsable de l’opération, intrusif. Semble-t-il que plusieurs plaintes ont été enregistrées! Dans les faits, le questionnaire n’est pas intrusif et une ou deux plaintes ont été portées à l’attention de Statistiques Canada.

On pourrait en jaser des heures et des heures. Le recensement national, à moins que je ne me trompe, on le fait aux dix ans et l’objectif c’est un peu de faire le portrait de la situation afin de mieux cibler les politiques à venir. Pour les conservateurs, c’est de l’ingérence gouvernementale dans les affaires privées des gens.

Je ne connais à peu près rien à la statistique et dois me fier aux scientifiques de cette discipline qui insistent sur le fait que ces données sont prioritaires afin d'organiser ou réajuster les services publics. Faut-il en conclure que notre gouvernement actuel ne veut rien savoir de cela ou plutôt se bouche-t-il les oreilles, ferme-t-il les yeux sur ce qu’il y a à faire? On a pourtant des milliards pour les avions militaires et la sécurité des sommets internationaux (G-8, G-20).

De plus en plus inquiétant d’être Canadien!


«un carnet d’ivoire avec des mots pâles»






B R I G U E
(nom féminin)
. manœuvre secrète consistant à engager des personnes dans ses intérêts en vue d’obtenir par faveur quelque avantage ou poste immérité.
- intrigue; tractation


H A R P I E (nom féminin)
. monstre fabuleux, à tête de femme et à corps de vautour, à griffes acérées;
. personne avide, rapace;
. femme méchante, acariâtre
- furie, mégère
. oiseau rapace diurne vivant en Amérique du Sud


Au prochain saut

jeudi 15 juillet 2010

Le trois cent soixante-neuvième saut / Le trois-cent-soixante-neuvième saut



Citations puisées chez Gérald Messadié (L’homme qui devint Dieu)

. … un héros est quelqu’un qui se dévoue pour le bien commun et l’on ne peut pas offrir en exemple quelqu’un qui réussit tout ce qu’il fait! Ce serait dangereux! Songez donc! Tout le monde voudrait être héros, ce serait la pagaille! De plus, un personnage aussi admirable devient rapidement sacrificiel. Offrir un bœuf aux divinités, ce n’est rien! Mais offrir un héros, voilà qui doit faire plaisir aux puissances suprêmes! Donc, notre héros juif sera immanquablement sacrifié, comme un bœuf, un agneau, une colombe! Et puis l’on rendra hommage à sa mémoire, on instituera un culte…

. … le propre du héros est de se croire immortel. Il se laisse donc sacrifier. Son orgueil triomphe. Notre héros se laissera sacrifier tout comme Héracles!


Puis chez Jean Bédard (Nicolas de Cues)

. Être un monceau de nerfs frémissant à peine recouvert d’une frêle pellicule inflammable, chaque matin se retrouver ligoté dans ce chiffon de chair et marcher parmi des fous armés jusqu’aux dents, torche à la main…

. On mesure un homme en le trempant dans sa pleine solitude, à température constante, pendant une longue période. Ce qui en reste, c’est sa mesure.


Ensuite, chez Fun-Chang (Utilise ce que tu es)

. Cette capacité d’être témoin sans t’identifier à chaque situation te donne une puissance incommensurable.

. Le respect est la marque de la plus grande évolution qui soit pour un être; il est dû au fait que l’individu sait qui il est.


Avec un court arrêt chez Mihaly Csiksgentmihalyi (Vivre)

. Être un homme, ce n’est pas seulement se marier et faire l’amour; être un homme, c’est être responsable, savoir quand parler, savoir quoi dire et savoir se taire.

. On dit de ceux qui transforment des tragédies en expériences positives qu’ils bénéficient de «résilience».


Et chez Spencer Johnson (Oui ou Non)

. Mes décisions révèlent mes convictions.

. Mes émotions me divulguent souvent les conséquences de mes actes.


Nous continuons en marchant avec André Carpentier (Ruelles, jours ouvrables)

. … les personnes et les objets conservent quelque chose des yeux qui les ont observés, je dirais surtout s’ils sont transfigurés par une sensibilité. La nature morte a ses origines dans l’esprit vivant.

. … nulle rencontre ne peut se produire sans le secours de l’imagination, qui est l’autre scène du réel.


Nous nous arrêtons chez Lionel Bernier (La bataille de Forillon)

. Il (Philipp-John) se représenta un instant une grenouille essayant de bloquer le passage du train… Il se mit à rire dans sa moustache. Puis se sentant coupable d’imaginer son amie (Albina) en grenouille, il se leva brusquement et entra souper.

. On devait procéder à une grande opération d’épuration, de nettoyage, de lessivage. On devait protéger à tout prix les crapauds et les grenouilles.


Et chez Fred Pellerin (Comme une odeur de muscles)

. Ma grand-mère, elle était de la race de ceux qui disent qu’il ne faut jamais cogner. Elle allait jusqu’à prétendre qu’il faut éviter tous les coups. Autant pour celui qui frappe que pour celui qui se fait frapper. Dans sa bouche, ça se prononçait comme un proverbe. Que le trou souffre autant que le clou. C’était sa manière de pratiquer. Les arts marteaux.

. Et puis tout s’effaça. Même l’odeur du feu dans les vêtements. Tout sauf la suie dans les mémoires. Là où les grandes noirceurs s’incrustent le mieux.


Un petit quelque chose de Fernando Savater (Choisir la liberté)

. … les problèmes insolubles n’ont que de mauvaises solutions…

. Être tolérant, c’est coexister avec ce que l’on désapprouve… et avec ceux qui nous désapprouvent





«un carnet d’ivoire avec des mots pâles»



A D A M I S M E (nom masculin)
. hérésie des adamiens ou adamites , hérétiques nudistes du IIième siècle, adversaires du mariage (mouvement repris en Bohême au XVième siècle)


A N K Y L O S T O M E (nom masculin)
. ver, nématode parasite de l’intestin grêle, provoquant une anémie pernicieuse.



Au prochain saut

SI NATHAN AVAIT SU ... (Partie 3 ) - 17 -

                                                                        La musique japonaise, un après-midi transportant délicatement sa dou...