vendredi 13 mars 2026

LE CRAPAUD s'en va-t-en guerrre !

 


D'ici à ce que la correction de la Partie 2 - SI NATHAN AVAIT SU... - soit complétée, la réapparition des 40 billets déposés sur le blogue et cela dans leur nouvelle mouture  - Partie 2 - x - Revu et corrigé - LE CRAPAUD n'allait pas s'astreindre qu'à cet exercice, non... il part en guerre. 

Pourquoi ? 

La guerre est certainement le sujet qui depuis des millénaires habite l'être humain. Il existe différentes guerres, LE CRAPAUD en convient, mais celle qui parle avec des armes, avive des violences, se calcule en un nombre infini de morts composera son champ d'analyse. C'est usuel, presque une caractéristique propre à l'être humain que de guerroyer et sans aucun doute avez-vous raison, mais LE CRAPAUD tentera d'aborder la question d'une autre manière : regarder le cobaye loin des clichés, des poncifs et des lieux communs, partant du principe que la majorité des gens ne sont pas friands à l'idée d'y recourir pour régler les problèmes. 

Si l'histoire héroïe-comique de la Bible a laissé dans notre esprit les empreintes d'une pomme, toutefois le meurtre d'Abel aux mains de son frère Caïn interpelle davantage puisqu'il relate la première guerre.

D'autres et d'autres encore ont suivi, on n'a qu'à explorer les épisodes de l'évolution humaine jusqu'à la domination de l'espèce homo sapiens pour en dénombrer une et une autre et à l'infini. C'est à croire qu'évolution et guerre traversent le temps main dans la main. Survivre exigeant exterminer. C'est l'autre ou c'est moi, choisis !

Un texte parmi les plus célèbres en fait le centre de son contenu. Traduit du grec ancien vers une impressionnante quantité de langues, il s'agit de L'Illiade de Homère. Ceux et celles qui ont fait leurs «humanités» dans les institutions classiques du Québec ont sans doute eu à se confronter quelques fois à une version grecque de l'un des 24 chants. 

LE CRAPAUD s'en va-t-en guerre, mais pas seul. Il sera accompagné par quatre (4) auteurs: 
l'italien Alessandro Baricco, 
l'américain Tom O'Brien
le britannique Graham Greene 
et le vietnamien Bao Ninh

Ils me seconderont par leurs textes qui explorent, parfois dissèquent, la guerre selon des points de vue proches ou éloignés, à tout le moins différents.

Le rôle du CRAPAUD ? Colliger des citations, proposer des opinions, présenter des vues sur ce thème. Parfois le texte risque d'être assez long, mais toute guerre n'est-elle pas caractérisée par sa longueur ?

La guerre, le sujet du jour depuis... des milliers d'années, a été jumelée à la violence, souvent à la religion, plusieurs autres à la sociologie, quelques-uns à la mémoire, sans oublier toute la ribambelle de jonctions faites avec la poésie, la philosophie sans aucun doute. Il y a même un art de la guerre, un droit de la guerre. 

LE CRAPAUD vous donne à réfléchir sur les dix (10) règles de la guerre, que voici :

1) certaines armes sont interdites;
2) il est interdit de détruire des bâtiments publics sans justification;
3) il est interdit de tuer les prisonniers de guerre;
4) il est interdit de torturer les prisonniers;
5) il est interdit d'humilier les prisonniers;
6) les blessés, malades et naufragés doivent être recueillis et soignés;
7) il est interdit de tirer sur des parachutistes qui ont été forcés d'utiliser leur parachute;
8) il est obligatoire de laisser l'ennemi aider sa population;
9) il est obligatoire de créer des couloirs sûrs pour laisser partir les populations civiles;
10) la «perfidie» est interdite.



La guerre, un thème que nous pourrions qualifier de suranné, alors que dans les faits il est sempiternel. 

On la classe selon un ordre quantitatif - j'ai publié la référence dans un récent billet - les comptabilisant sans doute pour démontrer qu'un échafourrée duquel deux ou trois personnes perdent la vie, eh bien ça demeure tout de même un conflit. 

On la compare entre elles : 2 millions de morts en fait une mieux structurée que celle qui aura enseveli moins de belligérants. Elle suppose des armes, celles qu'utilisent des soldats prêts à mourir pour une cause dont ils ne saisissent pas toute la portée, toute la valeur... si valeur il y a.

Il ne faut pas oublier qu'elle est machiste, la guerre. À la limite, phallocrate. Chose certaine, une affaire d'hommes, d'ailleurs lors de la Première guerre mondiale (XXe siècle), les soldats français répondaient au surnom de «poilus». Pas une affaire de femmes, exception faite de Jeanne d'Arc. Soldate ça sonne mal aux oreilles. 

Elles deviennent plus actives lorsque les pays asiatiques les y poussent, auparavant la gent féminine se retrouve engagée dans les dispensaires, les hôpitaux rudimentaires installés sur les champs de bataille, dans les usines d'armements sur le territoire national, maintenant elles deviennent guerrières. 

On la banalise également, la guerre, dans les livres des vainqueurs, au cinéma, sournoisement introduite dans notre imaginaire collectif, davantage centrée sur la victoire des «bons» contre les «méchants», sur la glorification des généraux lourdement médaillés que sur les souffrances de ceux qui la subissent. Songeons aux multiples combats illustrés dans l'Illiade de Homère ;  aux horribles violences lors des batailles du Moyen-Âge qui ont sans doute inspiré les tortionnaires des siècles suivants ; à celles qui durèrent sept voire cent ans, devenues des faits historiques.

On fait la guerre pour des idées. Pour les défendre ou les propager ? Idem. Toutefois, on guerroie surtout pour s'approprier du territoire, d'essentiels passages vers la mer, parfois pour une femme enlevée, une religion à installer ou imposer, un style de vie à réformer, prescrire une morale qui est «toujours celle des autres» comme le dit Léo Ferré.

Une question de valeurs, diront les dirigeants politiques afin de cacher les raisons foncières qui les poussent à envahir autant l'espace physique que psychique des autres. Maître «X» l'invoque pour assaillir Maître «Y» sur son territoire puisque ses valeurs n'y sont pas respectées, et en corollaire, de ses adeptes sont martyrisés voire tués. 

Les raisons justifiant le recours à la guerre sont illimitées, auto-justifiables et entièrement modifiables selon les résultats qui proviennent du terrain ; le rythme des combats alors s'ajuste.

Évoquer les souffrances qu'inflige la guerre, c'est parler des effets collatéraux inévitables lorsqu'une bombe détruit un village, une lance transperce le bouclier d'un belligérant, une erreur de calcul d'un tir fait voler en éclats une école primaire remplie d'élèves, un hôpital, un lieu de culte. Après tout, à la guerre comme à la guerre, cessons donc de nous lamenter, ne laissons pas les sensibleries envahir notre logique. 

À suivre






Aucun commentaire:

LE CRAPAUD s'en va-t-en guerrre !

  D'ici à ce que la correction de la Partie 2 - SI NATHAN AVAIT SU... - soit complétée, la réapparition des 40 billets déposés sur le bl...