Certaines études, semble-t-il qu'elles soient sérieuses, vont dans le sens que la musique - en plus d'adoucir les mœurs - serait un complément indispensable à une bonne santé mentale, à un équilibre psychologique permettant à l'être humain de retrouver le bien-être.
Pour sûr, la musique s'habille de plusieurs façons, aussi différentes les unes que les autres, s'accommode du temps présent, mais permet à son auditeur de voyager, de s'arrêter ici pour mieux apprécier cela, et surtout de nettoyer l'âme.
Peut-on imaginer Mozart discutant musique avec André Gagnon ? Oui, puisque tout est possible à se matériau sensible à tout.
Elle s'associe aux mots et nous voilà ailleurs, le son des premiers déjà porteurs de sens et le sens que l'on donne aux sons de la musique.
Voici ce poème qui est un hommage à l'enjoliveur de la vie qu'est la musique .
la musique égarée
sur l'autre palier une musique flâne
il n' y a qu'elle pour polir le silence
violon
trois notes accrochées au vent
tachent l'atmosphère, nettoient l'âme
trois notes accrochées au vent
tachent l'atmosphère, nettoient l'âme
d'ici, on entend Paganini, la Mose fantasia,
sons graves sur une seule corde, elle saute
mouton égaré à la recherche de trois sœurs
sons graves sur une seule corde, elle saute
mouton égaré à la recherche de trois sœurs
alors que les nuages parlent au diable
en des trilles lancinantes
que reproduit l'Amati
sur l'autre palier une musique flâne
dans une sérénité ouatée de silence
Paganini, le violoniste aux doigts allongés
et son guitariste espagnol
l'inconnu aux doigts magiques
quelles folles variations les tourmentent
d'une île où on allait les enterrer
sous la symphonie des airs de Berlioz
visite à l'enfer, on y brûle les sonates
dans une impatience polyphonique
quelques malins inventent des frissons
l'inconnu aux doigts magiques
quelles folles variations les tourmentent
d'une île où on allait les enterrer
sous la symphonie des airs de Berlioz
visite à l'enfer, on y brûle les sonates
dans une impatience polyphonique
quelques malins inventent des frissons
comme s'ils parlaient d'un insecte à trois ailes
sur l'autre palier une musique flâne
cosmopolite, bohémienne, gitane
la musique survole lestement les fleurs
papillon capricieux aux ailes de papier
s'amourachant du vibrato d'un immobile colibri
l'espace d'un instant, le temps d'un soupir,
fluide, la musique imprègne, majestueuse,
les quatre murs aérés et aquatiques
papillon capricieux aux ailes de papier
s'amourachant du vibrato d'un immobile colibri
l'espace d'un instant, le temps d'un soupir,
fluide, la musique imprègne, majestueuse,
les quatre murs aérés et aquatiques
comme elle sait se faire languissante,
tiraillée entre gris ciel et bleu palier
cette musique égarée qui ensorcelle
29 juin 2016
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... la pluie
... s'en donne à cœur joie,
s'éclate sur un bitume surchauffé en millions de fleurs de lotus
... résonne, tels des talons de femmes,
créant un fugace ruisseau qui peine à l'avaler
... tambourine parfois
improvise un sournois jazz qu'écoutent les immobiles passants
... étourdie par son voyage
entre ciel et terre, entremêle sa robe grise aux papiers salis
... sous des gouttières devenues gargouilles
se douchent les enfants imperméables comme des poissons
... la pluie, patience et rage contenue,
brouille les flaques d'eau, vagues instables au coeur de la ville
... brise les rideaux invisibles
des fenêtres ouvertes au piétinement du temps
... pluie, l'espace d'une présence
maîtresse des lieux asséchés,
lécheuse de bonne aventure
à rebours, tu repars invisible dans le vent,
retrouver l'ombre du soleil
18 août 2016
APOSTILLE : J'imagine, sans parapluie - ce bouclier contre la pluie - je m'imagine déambulant sous la pluie avec, accroché aux oreilles, l'écouteur me permettant d'écouter Paganini...
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