mardi 5 mai 2026

GO HABS GO

 




    Ce logo est visible partout : sur les vêtements de je ne sais combien de partisans, considérés comme les plus fanatiques et les plus fidèles dans le monde du sport professionnel ; sur la patinoire du Centre Bell, lieu sacré du hockey sur glace à Montréal ; sur les murs de la ville, dans les vitrines des magasins ; mais surtout dans le cœur des générations québécoises depuis plus de 100 ans. Logo héréditaire.

À l’origine de cette équipe devenue mythique, il y avait un combat opposant francophones et anglophones. À ce moment, personne n’aurait pu prédire tous les records qu’elle établirait, le nombre de coupes Stanley qu’elle remporterait et encore moins combien de joueurs s’y illustreraient. Les nommer est une tâche impossible et risque de s'avérer incomplète. Un nom jaillit de ce florilège : 

Maurice RICHARD.  


Il serait présomptueux de ma part d'essayer de tout dire à son sujet, une seule phrase toutefois le résume parfaitement bien : « Maurice RICHARD, l'idole d'un peuple. »

Depuis sa retraite (1960), année étrangement symbolique marquant le début de la Révolution tranquille qui transformerait le Québec, l’équipe des Canadiens n’a cessé d’être ce qu’elle est toujours : l’âme d’un peuple. Il ne faut pas se surprendre que maintenant, en 2026, le CH remue les passions au point de nous faire oublier que le printemps tarde à venir, parce que le printemps, c'est les séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Hockey et qu'en 2026, le CH y est, solidement accroché, solidement appuyé par des millions de Québécois. 

Le Go Habs Go est l’expression la plus anglophone qui soit, mais le gouvernement du Québec est intervenu auprès de l’Office de la langue française pour qu’elle soit considérée comme un québécisme directement relié à notre culture et à notre identité. Une preuve que cette équipe est davantage qu'une équipe sportive, elle est une institution nationale.

Le hockey, sport national d'hiver canadien, a changé, beaucoup même. Tout comme la crosse, sport national d'été canadien, a également changé. Mais son essence, je dirais même son ADN, demeure vivace et se manifeste à l’occasion des séries éliminatoires printanières. On croirait même que plus rien d'autre n'existe que le hockey. Même ceux qui n'y portent qu'un léger intérêt sont contaminés par la fièvre, ne peuvent l'éviter, puisque toute la vie tourne autour de cette pandémie sportive. 

Il a changé, tout comme ses idoles. Pourtant, la ferveur demeure et se manifeste bruyamment. On parle hockey davantage que l'on parle politique, géopolitique, économie, même des impôts qui, subrepticement, doivent être réglés à la fin du mois d'avril.

Que ce soit un joueur provenant de Russie, un ou deux Américains, deux Slovaques, une couple de Finlandais, tous, revêtus du jersey symbolique aux couleurs du CH, tous debout fièrement aux côtés du CAPITAINE canadien des Canadiens, tous font vibrer la foule en prononçant deux mots en Français : « Merci beaucoup ! » 



                      


Que signifie vraiment cet engouement pour le club de hockey LES CANADIENS de Montréal ? Engouement généralisé à travers le Québec, le Canada et dans plusieurs pays du monde. Comment une équipe de jeunes athlètes pourrait-elle ne pas être inspirée, vivant au cœur de cette atmosphère unique, digne des plus grandes célébrations sportives du monde ? Le chandail qu’ils portent est glorieux, tout comme le flambeau traditionnel qu’ils ont reçu.


                                                    


Nous vivons le GO HABS GO, nous le vivons intensément alors qu'un étendard flotte tout près nous invitant à plus de convivialité qu'à l'habitude. Des contacts de grande qualité. Des « high-five » entre voisins, amis et parents. Tout cela ne peut qu'être bon pour le moral, servir de modèle pour d'autres rapprochements que la vie nous propose.

Est-ce que la genèse de l'équipe - un combat à finir entre francos et anglos - résiste au temps ? Je ne le crois pas. Mes voisins tunisiens qui vivent dans le même immeuble que moi ne connaissent presque rien au hockey, le foot étant leur religion. Ils ne peuvent que constater qu’il existe encore des points communs chez les humains, l’exaltation.

GO HABS GO



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