vendredi 17 janvier 2014

Photos de Bangkok, en attendant celles de Miss Bamboo

Miss Bamboo (Vicky) se balade au Cambodge après un séjour au Myanmar où elle a croisé Aung San Suu Kyi lors de la Fête de l'Indépendance, célébrée à Rangoon le 4 janvier. À son retour, elle m'enverra une série de photos qu'elle a prises à Bangkok lors de notre séjour fin décembre et début janvier.

D'ici là, voici celles que j'ai ramenées. Il y a toujours les vidéos sur You Tube qui sont disponibles.

Vicky, Phat, Lisa, YoYo et Han à l'entrée du guest house à Bangkok

Han

Gare Centrale de Bangkok

Lisa, YoYo et Vicky (Miss Bamboo)


Beau chapeau!

En face du Marché Chatuchak


On cherche la route!

L'art de passer inaperçue
À l'entrée du Quartier chinois de Bangkok

Lunch!



Ruelle de Bangkok




Durian

Soupe au gingembre
Toilettes

Beaucoup de chats à Bangkok


Toilette turque



Repos des gars...

... et de l'enfant.

Drapeaux thaï et royal

En attendant de ne pas prendre le bateau
Quelques oiseaux (1)

Jolie maison (1)

(2)

Ruelle

(3)

Oiseaux (2)

Ça n'a jamais sonné!



Canal thaï

Parc en face du Palais royal

Palais royal (1)

(2)

Deux photos en une!

Descente du drapeau face au Palais royal


Interdit dans le métro de Bangkok

Fan de Bob Marley

Vers la nouvelle année!


Dernière photo de YoYo en 2013

Têt Cheval (1)

(2)

Siam Center (1)

(2)

(3)

Bienvenue 2014!

Dans le métro

Bon appétit!

Elle parle tout seule cette affiche


Lisa, acheteuse de billets de métro

Tout près du guest house


Tatoo

Lisa et Vicky

Près du guest house (1)

(2)


(3)


Voilà.
La prochaine, les photos de Vicky.


vendredi 10 janvier 2014

Les nouvelles chroniques du Café Riverside -5-

Le thyphon Haiyan vu de la station orbitale

Comme le dit si bien l’expression anglaise : « Long time no see! »

C’était l’an dernier (en 2013), avant de partir pour une semaine thaïlandaise alors que tous signalaient que le climat politique dans la capitale Bangkok, lieu exact où nous allions traverser vers la nouvelle année, n’était pas de tout repos. D’ailleurs, si vous vous rendez sur You Tube en tapant le lien suivant :


vous y retrouverez toutes les vidéos que j’ai faites lors de ce voyage. Pour les photos, je vous ferai un saut de crapaud particulier. Mais avant tout, parlons un petit peu de ce qui se passe ici à Saïgon.

Vous savez, depuis mon arrivée, la température n’est pas merveilleuse. Les vieux Vietnamiens incriminent le typhon philippin Haiyan, auteur de dégâts dont l’ampleur inégalée reste toujours à chiffrer - le dernier recensement oscille autour des 7000 victimes, principalement aux Philippines -.  Haiyan signifie pétrel, le nom d’un oiseau que l’on qualifiera certainement d’oiseau de malheur. Ça occasionne encore des poussées d’humidité, des averses de pluie subites et abondantes, des chutes de température jouant au yoyo entre 40 et 18 degrés.

Un novembre de mousson, un décembre en dents de scie et un début de janvier, gris. Le soleil se fait rare, la couche de nuages épaisse lui bloque toute possibilité de nous rejoindre.

Bon. Voilà pour la météo; on n’y peut rien et je me fie aux Vietnamiens qui prévoient que les suites de Haiyan disparaîtront d’ici… après Têt… et Têt, c’est le 31 janvier.

Autrement, le quotidien vietnamien m’est toujours aussi agréable même si je dois combattre une sinusite tenace; les antibiotiques que je prends actuellement semblent donner de bons résultats. Par chance, ils ne m’empêchent aucunement de rouler en vélo le matin, de lire et de préparer la suite des choses.

Dans la suite des choses, il y a eu comme je le signalais plus haut, Bangkok (fin décembre). Nous étions six à avoir choisi la Thaïlande (après plusieurs jours de palabre) malgré les manifestations qui s'y déroulaient contre la première ministre. Nous n’avons été témoins d’absolument rien. À titre d'exemple: quelqu'un aurait décidé de ne pas venir à Montréal durant le printemps érable, craignant la violence que les médias s’amusaient à répandre. Il faut relativiser, je crois. Il y a sans doute des gens qui prennent un malin plaisir à rendre les choses « plus pires »…

Nous étions logés, pour la première partie du voyage à Bangkok, au YourPlaceguesthouse que nous aimons beaucoup parce que bien situé, tout à côté de la gare et à deux pas du métro. Les proprios sont charmants et le coût des chambres, ridiculement bas. Pour la deuxième partie, nous nous sommes éloignés du centre-ville dans un hôtel (Casa Vegas) qui louait des chambres à rabais pour cette période de l’année. Pas un excellent choix!

Bangkok, ce fut beaucoup de la marche à pied: Marché Chatuchak, Quartier chinois, Palais royal, Silom et la grande finale : l’entrée dans le Nouvel An tout près du Stade National. Expérience à vivre. 

Je me rappelle très bien avoir paniqué lors d’une manifestation à Montréal (McGill Français en mars 1969) . À cette époque je croyais ne plus jamais être en mesure de participer à ce genre d’événements où la foule joue un rôle prépondérant. Cette fois-ci… ce fut pire.

Au retour, je suis allé voir chez le père de la psychologie des foules, Arthur Le Bon, pour tenter de comprendre comment j’ai cru à un certain moment que ce qui m’entourait, me bousculait de tous côtés, criait, hurlait, cherchant une direction qui ne s’ouvrait pas pour emprunter l’autre aussi bloquée, imaginer que tout ce chaos s’achèverait par la chute d’un individu, son piétinement, l’impossibilité physique de lui porter secours, expliquer cette oppression qui m'empêchait de respirer… 

Le Bon écrit : Par le seul fait qu’il fait partie d’une foule, l’homme descend donc plusieurs degrés sur l’échelle de la civilisation. Isolé, c’était peut-être un individu cultivé, en foule c’est un instinctif, par conséquent un barbare. Il a la spontanéité, la violence, la férocité, et aussi les enthousiasmes et les héroïsmes des êtres primitifs. Il s’en approche encore par sa facilité à se laisser impressionner par des mots, des images, et conduire à des actes lésant ses intérêts les plus évidents. L’individu en foule est un grain de sable que le vent soulève à son gré.

Ça devait être une vidéo mais le résultat final, une photo.

Un court instant, je me suis senti entièrement centré sur une seule réalité: quoi que je fasse ou ne fasse pas, le brassage de la foule, de la masse s'était emparé de moi, devenu un roi endiablé, un maître tortionnaire. J’avais perdu tout contrôle sur mes mouvements, la gestuelle qu’involontairement on m’avait arrachée fut remise entre les mains cruelle d’un supra-individu inconnu de tous et qui, comme je le souhaitais ardemment, allait disparaître dans quelques secondes. Tout redeviendrait correct. Ne fallait que garder la tête haute, au-dessus d'une mêlée de plus en plus piétinante. Chercher, espérer trouver un peu d’oxygène. Ceux et celles qui partageaient la même calamité que moi, s’escrimaient aussi, à leur manière propre.

J’entendais YoYo – était-il tout près ou plus loin - répéter sans cesse : « Breath, Jean. Breath! »

Combien de temps a persisté une telle situation? Entre une seconde et le bout de l’éternité. Le temps n’existe plus dans cette absence d’espace. Le vital habituel se métamorphose en sentiments d’urgence. Il faut garantir l’immédiat. Le « here and now ».

La singularité de cette expérience, une fois tout danger disparu, c’est la revisiter dans sa tête. Nous étions 6, perdus assez rapidement alors que la foule se faisait plus dense, plus compacte. L’événement qui réunissait tout ce monde innombrable? Le passage de l’année 2013 à l’année 2014, ce moment où chacun décline dans sa langue propre le traditionnel 10, 9, … , 1, 0... et que l'explosion des bruits ambiants rend l’atmosphère davantage survoltée. La foule (la masse), à ce moment, ne semble pas représenter un problème puisque le scénario est connu, seul le lieu où il s'actualise qui, en quelques secondes, se transforme subitement en un charivari anarchique.

S’être perdu, non pas encore, on n'est qu'éloignés les uns des autres. Puis, de plus en plus comprimé des quatre côtés, mais encore captivés par le feu d’artifices, les fumées qui descendent en léchant les fenêtres du grand édifice devant nous, les hourras! les bravos!... Il me semblait que l’ordre était respecté, que les organisateurs anonymes avaient tout prévu. Cinq minutes plus tard… les feux éteints… les jambes de cette foule hétéroclite cherchent à bouger… mais dans toutes les directions à la fois… les points cardinaux sont déboussolés… On réalise dans ce concert d'interrogations sans réponses, que la situation nous échappe.

Encore plus étrange dans cette expérience : retrouver les quatre membres du groupe dont la foule nous avait involontairement écartés. Ils étaient à peine cinquante mètres de nous, sur notre gauche. On m’aurait demandé si cela fut possible, j’aurais juré que non.

Les vœux de « BONNE ET HEUREUSE ANNÉE » échangés dans le quasi silence d’une foule se dispersant comme par magie, prenaient une dimension sur-temporelle…

Et nous étions en 2014… que je vous souhaite agréable et aussi élégante que le sera l’année du Cheval dans l’horoscope chinois.

À la prochaine

jeudi 26 décembre 2013

Les nouvelles chroniques du Café Riverside



- 4 -


Dans le bus me menant de l’appartement au Café Riverside, je me disais que j’écrirais aujourd’hui sur l’urgence.

Je ne sais trop ce qui m’amène à cela mais crois comprendre qu’à ce troisième hiver au Vietnam, s’il y avait un comportement, une attitude dont je prends conscience d’un certain changement, d’une modification sensible, c’est ce sentiment de l’urgence qui m’habite, surtout lorsque je suis au Québec. Urgence en tout, celle qui se manifeste par cette volonté de tout faire rapidement pour ensuite passer à autre chose que j’expédie aussi vite.

Aux premiers jours de janvier 2012, secoué encore par le choc culturel et météorologique de Saïgon, il m’apparaissait urgent d’organiser chaque instant afin de ne rien perdre, tout voir, tout assimiler. Il y avait urgence en la demeure. J’appliquais à la lettre le scénario des anciens voyages, ceux qui s’étendaient sur trois à six semaines et cours desquels chaque seconde inoccupée est une seconde perdue irrémédiablement. Ce sont les Vietnamiens qui m’ont fait comprendre cette chose élémentaire : tout ce que je souhaitais voir n’allait pas disparaître et je pouvais… prendre mon temps. Avant ces sages paroles, prendre mon temps était synonyme de perdre mon temps.

Combien de fois n’ai-je pas dit que la loi non écrite du voyage est qu’il faut se dépêcher pour ensuite attendre! Vaut mieux arriver deux heures à l’avance qu’une minute en retard! Pourquoi remettre à demain ce que l’on peut faire maintenant au risque d’en trop faire?

L’an dernier - année numéro 2 - je reposais le pied à Saïgon à la mi-novembre. Rétrospectivement, je remarque que je fus habité par un étrange sentiment d’avidité : retrouver les amis, vérifier si tout était toujours au même endroit, si quelque chose avait  bougé. Et je le faisais avec une urgence dont je suis loin d’être fier! J’ai eu de nouveau l’aide des amis vietnamiens pour me ramener sur la terre asiatique. J’avoue que cela s’est fait rapidement.

Cette année, l’urgence loge ailleurs, installée quelque part dans un temps plus prospectif. J’oublie, parfois, que vivre au jour le jour demeure encore la meilleure manière de profiter de tout. J’oublie, mais je me soigne, le fait de n'avoir aucun contrôle sur ce qui est devant moi, proche ou lointain. Il ne m’est pas utile d’envisager le prochain voyage avant de bien vivre celui-ci ou même de laisser quelques pensées non productives m’embrouiller l’esprit.

Suite aux événements survenus lors de mon arrivée, début novembre, alors que les amis vietnamiens s’inquiétaient pour moi, il m’est apparu évident que sans de telles situations, difficile de mesurer sa réaction devant l’imprévu. Dans les instants qui ont suivi le vol du sac, je me suis senti vidé de l’intérieur comme si perdre des objets personnels avait un lien direct avec moi-même; le voleur s’en prenait plus à moi qu’au contenu du sac. Puis, diluant ma personnalité dans celle d’un anonyme touriste occidental qui se fait vandaliser, j'éloignais de moi toute forme de jugement, d'analyse, de réaction: j'étais au mauvais endroit au mauvais moment. Enfin, un sentiment profond de détachement m’a envahi, entièrement disposé à passer à autre chose. Il n’y a jamais eu dans toute cette courte histoire, l’urgence de quelque façon que ce soit.

Voilà sans doute la raison qui fait qu’après un mois, je ne ressens plus le besoin de l’urgence, seulement de maintenir ce bien-être que je vis maintenant, au jour le jour. Est-ce que je vais le recouvrer une fois revenu au Québec? Il n’y a pas urgence à le savoir.



. J’ai ma nouvelle caméra Kodak. Merci une autre fois à mon ami Jean-Luc qui m’a mis sur la bonne piste. Je peux maintenant vous offrir quelques petits films, peut-être sur la page web ou sinon à partir de You Tube. Et entreprendre quelques rencontres à partir du thème Saïgon, According to…

. Nous avons traversé l’année 2012 à partir du Cambodge. Cette année, nous en discutons Lisa, Phat, YoYo, Miss Bamboo et moi, afin de voir si nous traverserons 2013 vers 2014 en-dehors du Vietnam. Nous avons vérifié du côté de Bali, mais les prix sont trop exorbitants pour quelques membres du groupe. Lisa ne veut pas retourner au Cambodge. Miss Bamboo aimerait bien le Cambodge. On envisage Bangkok malgré que ce ne soit pas très calme pour le moment. Pas question des Philippines, la Chine non plus. Finalement, le choix s’est porté sur Bangkok…

. Je me surprends à lire deux anciens membres de l’Académie française : Georges Duhamel et Maurice Genevoix. On n’écrit plus de cette manière. On ne voit plus le roman ainsi. Mais comme c’est agréable d’apprécier le brio, l’habileté avec lesquels des ceux auteurs utilisent les subjonctifs obsolètes, les épithètes non usuels, les tournures de phrases qui donnent de jolis frissons. Un bien énorme pour l’esprit que de lire (chérir) la langue française dans ses aspects vieillots! La lucidité, la clarté de pensée de ces deux messieurs… un véritable bonheur.

. Nous nous retrouverons pour les vœux de la Nouvelle Année au retour de Thaïlande.

À la prochaine

mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël


POÈME DE NOËL DE CLÉMENT MOORE



La nuit avant Noël

houx
En 1822, un pasteur new-yorkais du nom de Clément Clarke Moore écrivit un  poème mettant en scène un Père Noël entièrement vêtu de rouge, assis dans un traineau tiré par des rennes, avec un sac de jouets toujours plein, et des bas accrochés au-dessus de la cheminée dans l'attente des cadeaux.

Ces images poétiques ont symbolisé Noël pour des générations et des générations d'enfants.
Intitulé " A visit from Saint Nicholas " puis publié anonymement dans un journal de l'état de New York, ce poème séduisit immédiatement l'imagination du public.

A tel point que le premier vers : " Twas the night before Christmas " prit rapidement la place du titre original .

Une des raisons pour lesquelles le poème de Moore connaît toujours le même succès est la joie qu'on éprouve à le lire à haute voix. Il commence dans le silence et le suspense pour monter en un crescendo dramatique tandis que ses vers joyeux annoncent le mystérieux visiteur de minuit.

Récit merveilleux en attendant Noël " The night before Christmas " est devenu depuis un véritable rite dans beaucoup de familles anglo-saxonnes.

Et vous aussi. Vous ne pourrez pas résister au plaisir de renouer avec cette vieille tradition qui veut qu'on lise ce poème à haute voix afin que tous puissent en partager la joie et l'émotion.

Le poème en version originale

'Twas the night before Christmas, when all through the house
Not a creature was stirring, not even a mouse;

The stockings were hung by the chimney with care,
In hopes that St. Nicholas soon would be there;

The children were nestled all snug in their beds,
While visions of sugar-plums danced in their heads;

And mamma in her 'kerchief, and I in my cap,
Had just settled down for a long winter's nap,

When out on the lawn there arose such a clatter,
I sprang from the bed to see what was the matter.

Away to the window I flew like a flash,
Tore open the shutters and threw up the sash,

The moon on the breast of the new-fallen snow
Gave the lustre of mid-day to objects below,

When what to my wondering eyes should appear,
But a miniature sleigh, and eight tiny reindeer,

With a little, old driver so lively and quick,
I knew in a moment it must be St. Nick.

More rapid than eagles his coursers they came,
And he whistled, and shouted, and called them by name;

"Now, Dasher! Now, Dancer! Now, Prancer and Vixen
On, Comet! On, Cupid! On, Donder and Blitzen!

To the top of the porch! To the top of the wall!
Now dash away! Dash away! Dash away all!"

As dry leaves that before the wild hurricane fly,
When they meet with an obstacle, mount to the sky,

So up to the house-top the coursers they flew,
With a sleigh full of toys, and St. Nicholas, too.

And then, in a twinkling, I heard on the roof
The prancing and pawing of each little hoof.

As I drew in my head, and was turning around,
Down the chimney St. Nicholas came with a bound.

He was dressed all in fur, from his head to his foot,
And his clothes were all tarnished with ashes and soot;

A bundle of toys he had flung on his back,
And he looked like a peddler just opening his pack.

His eyes, how they twinkled! His dimples how merry!
His cheeks were like roses, his nose like a cherry!

His droll little mouth was drawn up like a bow,
And the beard on his chin was as white as the snow;

The stump of a pipe he held tight in his teeth,
And the smoke it encircled his head like a wreath;

He had a broad face and a little round belly,
That shook when he laughed like a bowlful of jelly.

He was chubby and plump, a right jolly old elf,
And I laughed when I saw him, in spite of myself;

A wink of his eye and a twist of his head,
Soon gave me to know I had nothing to dread;

He spoke not a word, but went straight to his work,
And filled all the stocking; then turned with a jerk,

And laying his finger aside of his nose,
And giving a nod, up the chimney he rose;

He sprang to his sleigh, to his team gave a whistle,
And away they all flew like the down of a thistle.

But I heard him exclaim, ere he drove out of sight,
Happy christmas to all and to all a good night

LE CRAPAUD s'en va-t-en guerre ! (suite 4)

  Alessandro Baricco Et nous marchions tous les trois, O'Brien, Ninh et moi, nous marchions sans rien dire, un peu comme si tout avait é...