mercredi 25 novembre 2015

LES CHRONIQUES VIETNAMIENNES - Vung Tau - (3)



Marché Ben Thanh

          Les papiers-mouchoirs TEMPO, les pastilles STREPSILS miel et citron, les médicaments aux quatre heures afin d’enrayer ce rhume gracieusement offert par les systèmes d’air climatisé de Saïgon.

Imaginez la situation : 30 degrés à l’extérieur sous un soleil ardent puis, vous devez absolument entrer dans un magasin où la climatisation roule à fond de train autour de 16 degrés. Le contraste est stupéfiant. Et vous retournez dehors à la chaleur tropicale. Difficile de m’y habituer. Résultat: quatre jours de cette médecine qui a le petit inconvénient d’apporter une bonne dose de somnolence avant de reprendre la routine quotidienne.

Si le dicton populaire, ''rien de pire qu’un rhume d’homme'' alors imaginez ce à quoi peut ressembler un rhume d’homme en pays tropical… J’vous dis pas!

J’ai passé quelques jours à Saïgon, en fait je m’y étais arrêté deux jours lors de mon arrivée et comme il me fut impossible de croiser tous les amis que je souhaitais voir, la semaine dernière – du mardi 17 à samedi 21 novembre – revenu au même petit hôtel situé derrière le Marché Ben Thanh, je poursuivais mes salutations auprès de ceux qui sont de plus en plus occupés par leur travail et leur famille. C’était plus facile, plus simple alors que tout ce monde vivait à l’estudiantine…

Cela m’a donc permis de remarcher Saïgon, m’y retrouver, m’apercevoir à quel point cette ville fait maintenant partie de ma vie. Elle n’a pas tellement changé depuis avril dernier, toujours aussi elle-même, enveloppée dans ses odeurs, exaltée par sa vitesse de jour et reposante dans sa lenteur de nuit.

Nous sommes souvent portés à la comparaison que ce soit celle en lien avec ce que nous avons vécu dans certains lieux ou encore comment nous ressentons les mêmes lieux dans une autre circonstance.

Renouer avec Saïgon mais cette fois sans domicile fixe autre qu’un hôtel, revoir les bus s’étouffer avant de se lancer dans une mêlée de motos zigzagantes, se faire offrir un déplacement ou un éventail, une paire de lunettes ou un massage, le meilleur de Saïgon, tout cela fut un immense plaisir. Une joie même.

Je ne voulais pas tomber dans la nostalgie facile et parfois un peu niaise, alors je me disais, plutôt je me répétais, que me voici revenu dans mon deuxième chez-moi. J’en avais comme preuve le fait de me déplacer sans aucune difficulté moi dont le sens de l’orientation n’est pas le talent premier.

Je craignais aussi, en flottant carrément dans l’univers de cette merveilleuse grande ville qui ne cesse, à chaque coin de rue, de m’épater, m’éblouir, je craignais de trouver mon Vung Tau… quelque peu ''boring''. 

Comme il n’y a pas de fumée sans feu, j’ai reçu quelques jours avant mon départ sur Saïgon une copie du contrat qui doit me lier à la compagnie de gestion de l'appartement de Vung Tau. Mon œil s’est accroché sur un petit détail, assez petit du moins pour me faire sursauter. À la clause ''payment'', le montant est exact sauf qu’on ajoute que les $ sont en US. Donc, autour de 20% de plus que ce que j’avais prévu dans mon budget et cela en raison du taux d'échange entre les dollars canadien et américain. Ce n’est pas l’arrivée au pouvoir de Justin Trudeau qui, par magie, allait corriger cette situation… disons embarrassante.

J’ai avisé ma logeuse de la fâcheuse situation, situation qu’elle comprend parfaitement bien, ajoutant que j’allais opter soit pour une tournée des locations moins dispendieuses sur Vung Tau ou encore, un retour vers Saïgon.

J’en suis là pour le moment. C’est évident que de pouvoir vivre dans ces deux mondes différents que sont Vung Tau et Saïgon est l’idéal mais il me faut tenir compte de la réalité.



     Autrement, j’ai fait la connaissance de charmantes personnes alors que je flânais au Café Martin. Deux types qui ont des racines ici mais qui, pour un, travaille comme ingénieur pour la compagnie japonaise Fecon ( elle a un gigantesque contrat en lien avec le métro de Saïgon ) et, pour l’autre, responsable financier pour une compagnie coréenne de cosmétiques. Nous sommes allés souper la semaine dernière avec un troisième ami qui lui travaille à l’aéroport de Vung Tau. Ce dernier est l’heureux papa d’une petite fille de cinq mois. Les deux premiers, comme tout bon vietnamien, n'envisagent le mariage qu'après avoir engrangé assez de sous pour se le permettre.

Assez régulièrement au Vietnam, un contact puis un réseau s’organise. De sorte que je puis dire qu’avec Chien, Dat et Thaï, malgré le fait qu’un soit maintenant à Hanoï, nous allons nous croiser pour l’appéro assez régulièrement. D’ailleurs, comme Dat remontait à Saïgon dimanche dernier, j’en ai profité pour y retourner, cette fois en moto : près de 3 heures. Faut le faire. Une expérience à vivre avec le rhume, le vent et la vitesse d'un motocycliste pressé de rentrer en ville.

L’intéressant aussi de faire partie d’un réseau c’est qu’il permet de recueillir des informations diversifiées directement sur le terrain, connaître certains petits détails qui, sans en être bien avisés, auraient pu devenir inconfortables. Pourquoi ne pas plutôt aller là qu’à cet endroit… je connais quelqu’un… et la machine est partie.



Voici pour maintenant. Une petite somnolence me gagne…. J’y reviendrai.

À la prochaine

dimanche 15 novembre 2015

LES CHRONIQUES VIETNAMIENNES - Vung Tau - (2)

Café Martin


                   )(                                                                                       )(                 

La très grande majorité des chroniques (et voilà que je ne suis plus du tout certain de la justesse de ce terme pour décrire ou illustrer ce que je place sur le blogue, c’est-à-dire cet ensemble de billets, de petits articles, d’humeurs…) sont publiées après avoir séjourné, mûri dans l’ordinateur au minimum deux jours. De sorte que ce que j’écris présentement est ultérieur à ce qui suivra. En bref, cette deuxième chronique a débuté tout juste avant les événements survenus à Paris le vendredi 13 novembre 2015.

Je m’intéresse à ce drame à partir de mon Vung Tau éloigné, me répétant sans cesse que je n’allais pas réagir avec célérité, que j’allais lire le maximum de reportages en provenance de diverses sources d’information, suivre sur Facebook tout le barouf que les utilisateurs allaient y faire – opinions, rages, cris de guerre, appels au calme, ''Je suis Paris'', ''Pray for Paris'', tous ces drapeaux français qui pleurent ou sont déchirés – et attendre, attendre que la poussière des armes à feu s’estompe, s’atténue.

Alors que je croise dans un ATM (guichet bancaire pour retirer des sous) un Français tout juste arrivé à Vung Tau, je lui demande s’il est au courant des tribulations parisiennes, il me répond ''non, pas du tout'' et alors que je le mets au parfum en deux trois mots de ce que je sais à ce moment-là, il quitte la boîte surchauffée où les distributrices se tiennent au garde-à-vous, saute dans un taxi sans rien dire, sans rien me dire. 

Les informations circulent au Vietnam plus rapidement par les canaux internet. Je me rends compte, une fois de plus, qu’il faut alimenter et alimenter encore si on souhaite que les messages provenant d’ailleurs dans le monde soient reçus puis décodés voir décryptés. 

Je n’ai donc pas modifié mon profil Facebook pour manifester ma solidarité, ma rage, mon incompréhension... plusieurs l’ont fait.

Je n’ai pas ''partager'' rien d’autre qu’un court texte écrit par Olivier Kemeid, auteur, metteur en scène, directeur artistique de la compagnie Trois Tristes Tigres, fils d’un père égyptien et d’une mère québécoise : ''Suis-je le fils du terrorisme?'' Il parle de Beyrouth. De Paris. Touchant.

C’est tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Et une autre chose. En réponse aux questions des Vietnamiens qui me demandaient pourquoi cela était-il arrivé à Paris, je me suis entendu répondre dans mon anglais approximatif : ''Si tu fais la guerre attends-toi à ce qu’elle te rejoigne, chez toi, tout comme tu es allé là-bas, chez l’autre, la mener.''

C’est tout ce que j’ai fait jusqu’à ces quelques mots qui paraîtront en caractère gras et sur fond rouge afin de mettre une certaine distance entre ce qui devait être le sujet de ce billet, de cette chronique, et Paris.

)(                                                                                                                 )(                                                                                                                                               
Vue à partir du Café Martin


Vue à partir du Café Martin


Vue à partie du Café Martin



     Parmi les différences manifestes, si je compare le café O Cap au café Jolie, une saute aux yeux, en fait je devrais plutôt dire aux oreilles. L’absence chez le premier alors qu'au café Jolie on retrouve un bénéficie d'un sustème de son que je qualifierais d’excellent, sans doute un Bose, de même qu’un choix musical fort intéressant.

Bon. Fort possiblement qu’au Québec c’est la même chose, il n’y en a ici que pour Adèle et son nouveau tube HELLO. Sur You Tube, ça dépasse les 300 millions d’écoutes. Je ne suis pas spécialiste, mais ça me semble assez impressionnant.

Lorsque je l’entends jouer, rejouer, c’est fou comme j’aimerais me lever de ma table, demander un petit moment d’attention et dire, auréolé d'une petite gloire, que la vidéo du clip est l’œuvre d’un Québécois… que je suis Québécois moi-même. Le chauvinisme me rejoint rapidement. Sauf que l’on semble s’en foutre comme de l’an quarante. On aime. Un point c’est tout. Et Xavier Dolan, pas évident à répéter pour le vietnamien moyen.

Des haut-parleurs qui dirigent le son vers la mer – je ne le répéterai jamais assez, Vung Tau c’est la mer – nous lancent en première partie des succès connus du répertoire anglo-américain : Beatles, John Legend et d’autres dont je ne saurais dire ni les titres ni les interprètes mais que j’ai souvent entendus. À ma grande surprise, pas de Céline mais Cœur de Pirate; ici également je  chercherais à me faire une gloriole personnelle.

Dans mes recherches pour dénicher le café où établir mes quartiers généraux, les deux cités plus haut, de même que ce troisième (Lan Rung  Vieille orchidée ) dont l'aspect fashionable se reflète d'abord sur le coût du café, n’auront été finalement que de courtes haltes. Car j’ai trouvé : THANH LONG que j’appellerai Café Martin en raison de l’inscription collée sous son nom vietnamien.

Fort bien situé, face à la mer et sous les bras tendus du Christ, c’est un café tout simple. J’y ai d’ailleurs fait la rencontre de trois vietnamiens avec qui je suis allé dîné hier soir et avec qui fraterniser fut très facile.

Pas de musique, que le grondement des vagues, leur fracas lorsqu’elles éclatent sur les pierres du rempart protégeant le café de la marée et le vent qui chante dans les feuilles des grands arbres en forme de parasol.

Pas de serveurs vêtus d’un pantalon noir et d’une chemise blanche aux manches retroussées.

La simplicité volontaire.

Vous en entendrez beaucoup parler, je crois.




Elvis vietnamien

À quelques pas du Café Martin


Jeune vietnamienne face au coucher de soleil



Sampan au coucher de soleil


Grotte à l'entrée du village de Vung Tau




À la prochaine










dimanche 8 novembre 2015

LES CHRONIQUES VIETNAMIENNES - Vung Tau- (1)


D’abord, Vung Tau n’a pas toujours porté ce nom. À l’époque de la colonisation française, c’était Cap Saint-Jacques. Ville située au sud de Saïgon, elle s'étend sur 140 km² et comprend 13 quartiers urbains et un village. Elle joue un rôle significatif dans l'industrie pétrolière au large : Vung Tau est la seule base pétrolière du Vietnam, et les activités d'exploitation du gaz et du brut dominent l'économie de la ville et contribuent au budget du Vietnam et au volume d'exportation.

En ce qui concerne le tourisme, Vung Tàu est fameuse pour ses plages étendues et de plus, elle n'est qu'à 130 km de distance de Saïgon par la route. C'est donc une destination de villégiature appréciée par ceux voulant se tenir à l'écart de la ville.

Récemment, le nombre de touristes étrangers visitant les plages de Vung Tàu a augmenté. Avec ses belles plages, chaudes toute l'année, Vung Tau est un paradis pour les touristes. Accessible depuis Saïgon en deux heures et demie par la route (autoroute 51 A) ou en 1 heure et quart par le bac express hydrofoil.


Le Christ de Vũng Tàu sur la Petite Montagne.

Vung Tàu a aussi un intérêt religieux. Le monument le plus remarquable de la ville est cette grande statue du Christ, haute de 32 mètres, construite sur le sommet d'une colline par la minorité catholique du Vietnam à partir de 1973.

La pagode de Thich Ca Phat Dai et le temple de Niet Tinh Xa, deux sites bouddhistes, attirent les pèlerins.

Maintenant comme autrefois, Vung Tau est une ville de soleil, avec ses plages de sable et ses vagues, où la gastronomie est à l'honneur et sa bière réputée. La gastronomie locale est caractérisée par des repas à base de produits de la mer (homards, crabes, poissons), la bière allemande et la cuisine russe.

Vũng Tàu possède un aéroport.



          Voilà donc pour les informations d’ordre géographique. Maintenant, comment LE CRAPAUD s’organise-t-il dans ce nouvel environnement fort différent de celui de Saïgon? Une semaine depuis mon arrivée, alors que la mousson m’oblige à limiter les activités extérieures et à devoir subir la climatisation au point que la gorge en souffre, je me suis principalement affairé à organiser l’appartement et entreprendre mes recherches autour de la rue Lê Ngoc Hân où il se situe.

À trois minutes à pied de la mer (Mer Méridionale), je puis me considérer comme au centre des activités de Vung Tau. Le matin, les pêcheurs de retour de la haute mer vident leurs filets et vendent le poisson qui répand tout autour des odeurs caractéristiques. Ça me change de mes recherches annuelles de CO2… En fait, Vung Tau diffère de tout ce que j’ai connu auparavant malgré le fait que Nha Bé pouvait être considéré comme un suburbain du District 7. Rien à voir.

Le vélo du matin, dès 7 heures, et le vélo de fin d’après-midi, vers 17 heures : le jour et la nuit. Une fois le soleil en marche vers sa tombée spectaculaire dans la mer, un vent frais balaie tout, même les libellules qui fusionnent autour de l’appartement. Je crois que je nommerai cet appartement : ''les libellules''.

C’est le grand service ici : femmes de ménage tous les jours, on fait ma lessive, Madame Thanh, la concierge active et protectrice, me conseille ceci et cela, me prévient de cela et ceci, s’inquiète de me voir partir marcher au moment où il ne le faudrait pas en raison de la chaleur, m’informe sur les habitudes vietnamiennes particulières à Vung Tau que je pourrais résumer ainsi : c’est un village ici, rien à voir avec Saïgon. Je comprends que les rapports seront plus difficiles et sans doute plus rares. Je ne désespère pas surtout que l’humidité me retient à l’intérieur pour le moment et limite les contacts.

J’ai découvert un café super : O Cap. Situé face à la mer – en fait, tout ici est en relation avec la mer, on ne peut y échapper – niché sur une colline qui permet un regard sur très loin et sur très beau.

Voici donc pour les premières impressions que j’accompagne de quelques photos. Pour les vidéos, toujours possible de les visionner sur Facebook ou sur ma chaîne You Tube.


                                                                                                  

On se reparle bientôt.


Plage Vung Tau (1)

Plage Vung Tau (2)

Petit déjeuner (1)

Petit déjeuner (2)

Bateaux de pêche (1)

Bateaux de pêche (2)

Le sirop d'érable sert à bien des choses.

Café O Cap (1)

Café O Cap (2)

Banh Mi (sandwich vietnamien) 1

Banh Mi 2

Coucher de soleil

jeudi 22 octobre 2015

Trois jours plus tard...



                                                         … la poussière retombe tout doucement.

Nous sortons de la plus longue et certainement l’une des plus intéressantes campagnes électorales canadiennes depuis fort longtemps. Pourtant on ne nous l’annonçait pas ainsi, la prévoyant coûteuse, ennuyeuse et ne suscitant que fort peu d’intérêt de la part des électeurs à la grandeur du pays.

         … et la poussière retomba.

Les spécialistes, des politologues aux chroniqueurs des différents médias, analystes et sondeurs, tous s’attendaient à l’élection d’un gouvernement minoritaire – même LE CRAPAUD le prévoyait – parfois libéral, souvent conservateur avec, soufflant dans le dos, une présence néo-démocrate pouvant brouiller les cartes.

                                                            … quel sens donner à cette poussière?

Précisons que ladite poussière nous est venue d’un vent, immense, qui a soufflé d’est en ouest sur le territoire, émanant des Maritimes, multipliant ses forces dans le centre du pays, s’essoufflant un peu lors de son passage dans les Prairies pour arriver en Colombie britannique et s’y stabiliser. Ce vent a emporté avec lui deux éléments importants à qui cherche un sens à la poussière qui en résulta :

a) éconduire le Prime Harper et son gouvernement conservateur;
b) l’assèchement plutôt brutal d’une vague orange néo-démocrate.

Je pourrais ajouter l’importante diminution du vote des Québécois pour le Bloc, parti souverainiste qui de par sa seule existence et le fait qu’il fasse partie du jeu électoral canadien légitime le pouvoir fédéral. Également, le début d’une assise pour le Parti Vert au Canada. Ces deux éléments ne nous sont pas très utiles dans la recherche de sens à donner aux résultats des élections du 19 octobre 2015.

Éconduire le Prime Harper

Au-delà de l’usure d’un gouvernement ( ce dernier régnait depuis près de 10 ans, parfois en minoritaire puis à la fin en majoritaire ) il faut voir un retour des Canadiens vers les véritables valeurs de ce pays qui sont à des lieux de ce que le Prime Harper nous a passées dans la gorge depuis son arrivée au pouvoir : 
la militarisation du pays, 
une philosophie de la loi et de l'ordre à tout crin, 
la destruction de notre renommée internationale, 
le non-engagement dans la lutte pour sauver la planète, 
la xénophobie, 
le musellement des scientifiques, 
le favoritisme envers les riches et les bien nantis, 
la judiciarisation de tout et de rien, 
la perte de nos droits de citoyens 
et surtout, 
surtout
l’abandon de nos rêves, le meurtre de nos espoirs et l’expulsion manu militari de tout ce qui pourrait être source de bonheur individuel et collectif.

Ce gouvernement, le pire de toute l’histoire canadienne, a voulu :
réécrire l’histoire canadienne;
nous remettre à genoux devant la monarchie britannique;
ramener les femmes à la maison, les y clouer dans leur rôle de femmes au foyer;
tuer la culture, l’avorter dès son apparition, couper les sources d’information quelles qu’elles soient;
a détruit le registre des armes à feu avalisant l’idée qu’une arme à la main de chaque citoyen demeure toujours la meilleure protection contre nos ennemis, à commencer par son propre voisin;
et la liste peut encore et encore s'étirer.

Pour tout cela ce gouvernement mérite d’avoir été éconduit.


La vague orange

Née lors de l’élection fédérale tenue en 2011 et en lien direct avec le niveau de sympathie que l’ancien chef aujourd'hui décédé du NPD, Jack Layton, inspirait au Canada et principalement au Québec, une vague a déferlé : on l’a nommée ''vague orange''.

Grand favori en début de campagne, le NPD semblait se diriger vers le pouvoir, une deuxième première dans son histoire : 2011, l’opposition officielle à la Chambre des communes d’Ottawa et le pouvoir en 2015. Tout semblait baigner dans l’huile jusqu’au moment où son chef, Thomas Mulcair qui venait de modifier son prénom en Tom, bifurqua sur sa droite alléguant sans doute que gauche+droite=centre. Mauvais, fort mauvais calcul. Le NPD ne devenait plus crédible aux yeux de ceux qui souhaitent le départ à tout prix du Prime Harper, l’assurance que les Conservateurs ne se retrouvent plus au pouvoir au lendemain de l’élection.

Cette mathématique, à mon point de vue, s’est avérée plus dévastatrice sur le score final de son parti que la question du niqab qui n’intéressait que les Québécois de souche attachés au Parti Conservateur et au Bloc.


         … demeurons dans la recherche de sens.

Éconduire le Prime Harper, l’assèchement de la vague orange furent des vecteurs importants qui ont favorisé Justin Trudeau et le Parti Libéral du Canada. Ajoutons-y le fait que le Bloc qui a reçu moins de 20% de la faveur populaire s’est tiré dans le pied en ressortant ses vieux interprètes, ses vieux discours ringards et ses slogans éculés. QUI PREND PAYS PREND PARTI (thème électoral du Bloc) vu à la lumière des résultats signifie que le Canada est le choix de pays du Québec. Je ne crois que cela était l’objectif du message.


Le changement. Facile à dire que voici le mot le plus fréquemment utilisé lors de nos campagnes électorales. Vient en deuxième : un plan. Vous reconnaissez ici messieurs Trudeau et Mulcair qui y ont recouru jusqu’ad nauseam.

Pour ce qui est du ''changement'', tous nous pouvons dire que voilà mission accomplie. Nous avons changé de gouvernement, du moins le nouveau sera officiellement en poste autour du 4 novembre. Il nous reste à souhaiter que le verdict populaire transporté par cette volonté de changement ne reçoive pas que cela pour nourriture, un changement de garde. Rappelons un vieil adage populaire : plus ça change plus c’est pareil. L’exemple notoire du président Obama vibre encore à nos oreilles : YES WE CAN et rien n’a été modifié en profondeur.

Un plan - une idée précise de ce que l’on veut faire - il me semble que cela ne rime pas avec la politique qui, souvent, s’avère synonyme de compromis, de ruse, de diplomatie, de stratégie et régulièrement à la remorque des mouvements de la société plutôt changeante à notre époque.

Le plan du Prime Harper a pu se mettre en branle seulement lorsqu’il est devenu majoritaire, pouvant ainsi faire fi de tout. Il aura réalisé son plan en s’appuyant sur un dogmatisme rigide bien posé sur l’autel doctrinal de ses croyances rétrogrades. Qu’en sera-t-il du nouveau Prime, Justin Trudeau?

 
Le temps nous le dira. Il a quatre ans pour réaliser ce plan dont il nous a abondamment parlé en période électorale. Il ne faut pas s’attendre à une révolution dans les prochains jours, celles-ci provenant rarement des pouvoirs en place. Il ne pourra pas, toutefois, accuser les autres d’avoir miné sa route ou l’avoir empêché par leurs entraves à édifier une nouvelle société post-conservatrice.

Je crois que le meilleur plan pour assurer un changement qui s’inscrirait dans la permanence doit contenir ce premier ingrédient : la participation citoyenne. Une véritable contribution, de celle qui ne se limite pas à voter aux quatre ans mais plutôt dans la reconnaissance du droit de parole, d’intervention pour chacun des paliers de gouvernement du municipal au fédéral, chacun des citoyens, de prise de décision non pas à partir de compromis mais d’entente menant à la concorde, ce vieux mot que l’on utilise trop rarement, mot qui nous amène à la collaboration à une œuvre commune.


La campagne électorale s’est achevée, son résultat soulève l’espoir au Canada et dans bien des endroits du monde. Je souhaite que nous utilisions ce moment de grâce pour devenir ou redevenir le pays que nous souhaitons à défaut de ne pouvoir, nous Québécois, se décider à faire le nôtre.


À la prochaine












samedi 10 octobre 2015

La palette de couleurs

                                           


Nous, du moins pour une grande partie de ma génération, avons été amenés à la politique par le concept des couleurs : le ''bleu'' définissait les partisans d’obédience conservatrice, le ''rouge' pour les libéraux. Tout à ce moment-là devenait aisé, ou bien tu te réclamais des Bleus ou des Rouges. Je dois même ajouter qu’une famille bleue ne fréquentait pas une famille rouge et vice versa. Ceci pouvait se rendre aussi loin que prohiber les mariages entre couleurs différentes. Il n’était absolument pas question de métissage et si jamais, par hasard, par malheur, cette hybridation se commettait, personne ne pouvait prédire une longue vie à cette union. On est donc très loin de l’idée de coalition.

On peut facilement imaginer tous les débats acrimonieux lorsque l’idée saugrenue pour l’époque de faire voter les femmes (1918 au Canada, 1940 au Québec alors que les femmes autochtones ne furent autorisées à voter qu’en 1960). Les arguments de ceux qui se prononçaient contre tournaient autour du fait que cela allait alourdir le processus électoral car évidemment les femmes voteraient du même ''bord'' que leurs maris. On formait une famille ou bleue ou rouge. Point final.

Depuis des lustres ce paradigme a tenu la route sans trop déranger qui que ce soit jusqu’au jour où la dualité politique éclata avec l’arrivée d’autres partis politiques donc d’autres couleurs à attribuer. Vous comprendrez que mon analyse repose sur une période plutôt récente des partis politiques canadiens, depuis après la Confédération de 1867.

Certains, des feux de paille alors que d'autres brillèrent un certain temps puis s’éteignirent : le Crédit social que l'on pourrait classer dans la première catégorie, le Parti communiste canadien parmi les feux follets.

Puis deux ont eu le mérite de se développer suffisamment pour qu’aujourd'hui nous les retrouvions dans les sondages d'opinions pancanadiens. L’ancien CCF devenu NPD, le Bloc québécois et le Parti vert.

Il fallait donc revoir notre spectre des couleurs. En fait, ce fut rapide : le bleu et le rouge déjà acquis, l’orange fut attribué au NPD et un bleu plus pâle au Bloc. Pour le Parti vert, l’évidence a primé dans le choix de la couleur.


Nous voici donc à une semaine environ du vote et les citoyens canadiens jouent avec les couleurs. Pas question pour le moment du moins d’y aller d’un mélange stratégique, de combinaison harmonieuse, à ce temps-ci il faut encore éviter tout salmigondis.

Vous connaissez l’admiration que porte LE CRAPAUD pour les chiffres et les nombres; il a tout dévoilé lors du dernier billet politique. Passons maintenant à la haute, très haute stratégie. Posons le problème en termes clairs.

1.- Les sondages semblent unanimes à l’effet que nous nous dirigeons vers un gouvernement minoritaire. – LE CRAPAUD en est un fervent adepte, vous le savez.

2.- Ce gouvernement minoritaire pourrait aussi bien être conservateur (bleu) que libéral (rouge).

3.- Deux scénarios se profilent : bleu sans aucune autre couleur pour l’appuyer; rouge avec possibilité d’une alliance orange ce qui donnerait un marron ou un bordeaux.

LE CRAPAUD se prononce.

Si je pars du principe primaire canadien qui veut que depuis longtemps, quasi des temps immémoriaux (pour nous évidemment) le Canadien moyen a parlé politiquement à partir d'une relation intime avec deux couleurs, le bleu et le rouge; que jamais depuis 1867 il ne s’est rangé ailleurs que sous l’une ou l’autre de ces bannières, accordant des miettes d’intérêt aux autres couleurs, LE CRAPAUD croit que par atavisme le Canadien moyen votera d’abord pour
. un changement de gouvernement 
. et que son choix se portera sur les Libéraux.

Il (le Canadien moyen) votera rouge tout en se posant cette question épistémologique de base : si je vote rouge pour me débarrasser des bleus, est-ce que je risque, ce faisant, de me retrouver avec du marron ou bordeaux? Si oui, est-ce que je vote tout de même rouge? Si non, est-ce que je vote toujours rouge?

Une nuance importante s’impose ici. Le Canadien disposant du droit de vote et le Québécois disposant également du droit de vote diffèrent énormément. Nous n’avons qu’à surveiller le baromètre électoral, certains diront la boussole électorale, pour constater qu’une poussière de niqab devient une tornade au Québec alors qu’elle retombe froidement sur le sol du ROC (Reste du Canada). Qu’un gazoduc peut à lui seul dissoudre des majorités aussi rapidement qu’il le ferait si par inadvertance son contenu se retrouvait dans nos champs ou pire encore dans notre fleuve Saint-Laurent (celui que la ville de Montréal s’échine à protéger de tout déversement d’égout…).

Alors. Les résultats qui nous seront dévoilés le 19 octobre prochain risquent de parler deux réalités, même davantage : 
. la québécoise prise entre bleu pâle et orange; 
. l’ontarienne enserrée entre rouge et orange; 
. les grandes Prairies, bleu dans toute sa splendeur;
. les Maritimes nous offriront un tableau rouge; 
. finalement la Colombie canadienne, un miroitement d’orange teinté vert.

Et au final : UN GOUVERNEMENT MINORITAIRE LIBÉRAL.

Et ça sera exact si LE CRAPAUD conclue en s'appuyant sur la prémisse des couleurs. Bien, car nous entrerons dans une ère nouvelle, que je nous souhaite émouvante et remplie de bonheur, où le bleu, le rouge, l’orange, le bleu pâle et le vert n'apparaîtront plus dans un cercle chromatique statique et vieillot, mais comme une possibilité ouverte à une clarté nouvelle .

N’oublions pas d’aller voter le 19 octobre et au lendemain, sous la loupe infaillible des résultats, nous examinerons de quelle couleur sera tapissée notre avenir à plus ou moins brève échéance.

À la prochaine











mercredi 7 octobre 2015

QUATRE (4) CENT-SOIXANTE-DIX (70)



     Nous laisserons les débats, les ébats politiques l'espace d'un passage d'oiseaux. 

Cet automne aux allures estivales semble avoir retardé le départ des oiseaux migrateurs tout comme il traînasse à colorer les feuilles des arbres. Il ne se gêne pas toutefois pour nous donner à contempler des ciels d'une beauté fabuleuse dans des fins de journée de plus en plus rapprochées des nuits fraîches. La légèreté des vents du soir, flatteuse, ajoute au plaisir de demeurer dehors, d'attendre le passage des migrateurs.

Je vous offre ce poème qui s'intitule  traînée d’oiseaux migrateurs.



 traînée d’oiseaux migrateurs


la traînée d’oiseaux migrateurs
ainsi qu’une longue flèche de cris stridents
fend la rivière de nuages fonçant vers ailleurs
-          ce qu’ils voient

des égratignures de glaciers
telles des stigmates à leurs griffes
refroidissent le ciel, éclaircissent vents et pluies
-          ce qu’ils voient ne semble pas

la traînée d’oiseaux migrateurs
cette éternelle signature du temps au-dessus de nous
charrie parcelles par parcelles du soleil vers le soleil
-          ce qu’ils voient ne semble pas les arrêter

leurs ventres blanchis pareils aux ours de nos polarités
glissent plus loin encore que l’horizon de nos yeux
comme autant de points scintillants nord sud au-dessus de nous
-          ce qu’ils voient ne semble pas les arrêter malgré tout

la traînée d’oiseaux migrateurs
nomades connus retrouvant dans les sillons de la lune
les signes d’un passage mêlé d’odeurs automnales, de printemps
-          ce qu’ils voient ne semble pas les arrêter malgré tous les murs

leurs yeux fixes comme des convois en fuite
tracent des chemins, noircissent le bleu du ciel
abattent les frontières…
-          ce qu’ils voient ne semble pas les arrêter
   malgré tous les murs que nous dressons…




À la prochaine

jeudi 1 octobre 2015

19 octobre = 1






Si la tendance se maintient nous devrions avoir connu un mois de septembre le plus chaud de toute l’histoire… de la météo. Ce n’est pas rien! 

Tout comme LE CRAPAUD, vous avez certainement remarqué que les vols d’oiseaux migrateurs, bien que le temps s’y prête parfaitement, ne sont pas encore aussi nombreux qu’à l’accoutumée. Il est vrai que les déplacements des migrants en Europe occupent davantage les unes de l’actualité ce qui permet à nos outardes et autres oies de continuer à se prélasser dans un nord qui perd de plus en plus de son sens plagiant sensiblement les moeurs du sud.

Même les feuilles s’accrochent aux arbres. J’étais en Estrie la fin de semaine dernière là où le spectacle automnal y est magnifique à ce temps de l’année; eh bien? Rien du tout. Vert de haut en bas. Pas de rouge dans le ciel bleu. 
– Oui, je sais que cela fait un peu image politique mais c’est exactement là où je veux en venir. -


Le titre de ce billet – 19 octobre = 1  - fera référence à la numérologie. Sans m’y attarder outre mesure, je rappelle quelques caractéristiques collées au chiffre 1 :


FIGURE : le cercle        PLANÈTE : le soleil    
COULEUR : le rouge     ÉLÉMENT : le feu

Le chiffre 1 est lié à un fort esprit de décision et d’initiative, il est le début de quelque chose, l’énergie qui engendre la création.
Ce trait de caractère a aussi tendance à mener vers l’autoritarisme et à l’intolérance face à l’hésitation ou à la lenteur. L’efficacité rime avec rapidité, et le dialogue et la diplomatie passent souvent en second plan. L’impatience peut mener à l’individualisme, le travail en équipe énerve plus qu’il ne réussit.

Chiffre de l’énergie positive, contagieuse même, cet esprit de compétition pousse à donner le meilleur de soi-même.
Le 1 est aussi un solitaire et son ego, au sens large du terme, passe avant tout.
Cette caractéristique peut donner une attitude parfois égocentrique et orgueilleuse, et porter à ne pas toujours compte de ce qui se passe autour.
Mais ces petites maladresses ne sont jamais guidées pas la méchanceté car le 1 est honnête et droit et que ne cherche pas à blesser volontairement les gens.

Lors du 19 octobre 2015, journée ''numérologiquement'' campée sous le chiffre 1 et journée de la votation, nous faudra-t-il rechercher un candidat qui réponde le mieux aux caractéristiques du 1 ou encore scruter l’intérieur des grands principes de chacun des grands partis politiques afin de voir si sa trajectoire va dans ce sens? À vous de décider.

Un dernier indice : la personnalité des chefs s’abrite sous quel chiffre?

Stephen HARPER (Prime) : 30/04/1959     - 4 -
Tom Mulcair (NPD) :          24/10/1954     - 8 -
Justin Trudeau (Libéral) :   25/12/1971     - 1 -
Elisabeth May (Vert) :        09/06/1954     - 7 -



Ne nous laissons pas distraire par les figurations que les chiffres présentent mais si cela pouvait faire pencher la balance, il va sans dire que Justin Trudeau, en raison de sa personnalité 1, est favorisé, suivi de Tom Mulcair, en raison du 10 que l’on retrouve dans sa date de naissance. Pour le Prime et madame May, rien n’est tout à fait clair.

Toujours dans le volet ''chiffre'', deux mots sur les derniers sondages qui ont vu glisser le NPD, grimper les Conservateurs et stagner les Libéraux et le Parti Vert. J’ai beaucoup de difficulté à comprendre que la question du niqab ait poussé vers l’avant le Prime et le Bloc québécois tiré par le même vent qui doit certainement venir de la droite. Le lien Bloc/Prime devient ici de plus en plus évident.

Les sondages se sont dégelés suite au débat des chefs en français (le seul d’ailleurs) tenu à Montréal et au cours duquel le port du niqab lors de la cérémonie d’assermentation des nouveaux arrivants avait posé problème, selon les Prime/Bloc, et, au contraire, respecté la procédure en place selon les NPD/Libéral/Vert. Et dire que depuis 2011, seulement deux personnes ont refusé de s’identifier (à visage découvert et dans une pièce attenante à la cérémonie) pour cette occasion. Oui. 2 personnes. Ces chiffres proviennent du Ministère canadien de l’Immigration.

Les sondages chavirent, culbutent, s’émeuvent, vacillent et basculent en raison de deux personnes ayant refusé au cours des quatre dernières années de se présenter en privé afin de se dévoiler afin d’authentifier qu’elles sont réellement elles, car ce sont des femmes. Nous partirions en guerre pour ça?

Que retenir? Nous électeurs, dont le rôle premier et unique en démocratie canadienne est de voter à rythme irrégulier mais toujours dans une fourchette tournant autour de quatre ans, en avons strictement que pour des sujets aussi substantiels que la manière dont les femmes s’habillent alors que des questions relatives à l’environnement, au sort de la planète, la liberté de manifestation et la liberté d’être, la violence à tous les niveaux et de tout acabit, la santé, le bonheur individuel et social deviennent des préoccupations secondaires voire fantasques.

Nous nous préoccupons quasi viscéralement de tout ce qui entoure le niqab et autres voiles de ce monde mais fermons les yeux, taisons, pire expliquons, qu’un dénommé François, pape d’une certaine religion, se promène revêtu d’accoutrements qui cachent l’ensemble de sa personne, blancs en plus, et que cela soit tout à fait acceptable voire normal.

La logique humaine a parfois de ces contorsions.

À tous les conservateurs du Canada, à tous les bloquistes du Québec, je n’ai qu’une chose à dire : se faire du capital politique à partir d’une question aussi banale nous en dit beaucoup sur ce qu’ils sont.

Vous me direz que ce billet n’a pas le mérite d’éclairer quoi que ce soit sur la campagne électorale qui entre maintenant dans ses dernières semaines, et vous avez raison. Je nous souhaite, toutefois, que pour la suite et la fin de ce marathon, nous puissions recevoir clairement de la part des partis politiques, de leurs chefs ainsi que des députés en lice pour un billet à la Chambre des communes d’Ottawa, autre chose que des généralités chiffrées, des promesses irréalisables, des attitudes favorisant le clivage d’une société déjà passablement divisée, des visions alarmistes à court terme, des assurances sur rien et des certitudes sur tout.

Il ne devrait y avoir, le soir du 19 octobre prochain, qu’un seul gagnant : la démocratie véritable, c’est-à-dire celle qui a un passé, un présent et un avenir.

À la prochaine


PS :  Vous noterez que ce billet est publié le 1er octobre 2015 (01/10/2015) qui, en numérologie toujours est un 11 :

Le ONZE apparaît comme un Maître-nombre au grand idéal, à la recherche de vérité profonde. Il est doté d’une force morale peu commune, d’une intelligence subtile et d’un réel magnétisme spirituel.

Esprit inventif, il reste souvent anti conventionnel et avance de façon solitaire. Disposant d’une grande énergie, il se propulse vite et loin. Ses connaissances intuitives le prédisposent à être en avance sur son temps, à ressentir avec clarté et finesse les avant-goûts du futur.
















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